Le Cirque Rouge

mars 1, 2007

DROIT DE REPONSE:

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 8:03

 Bientôt sur TF1 : « Le combat d’un père » ?

 Le film « le combat d’une mère » sera-t-il   le dernier pas de danse « Indécent » sur le dos des victimes de Christian RANUCCI ? Le spectateur averti a pu juger des manquements graves auquel TF1 n’a pas manqué de se livrer dans ce téléfilm. La vérité médiatique visant à se substituer à la vérité judiciaire.  Maître Lucien Simon,  Avocat à Aix en Provence demande aujourd’hui a la Chaîne de Télévision TF1 un droit de réponse en vertu de l’article 6 de la loi du 29 juillet 1982. En effet, l’Emission impute dans le téléfilm « Le combat d’une mère » à ce jeune comédien, (dans la réalité Jean Rambla, 6 ans) d’avoir reconnu formellement le véhicule Simca 1100 et d’être un spécialiste des voitures, Le téléfilm impute donc à Jean, mon fils d’avoir fourni un élément à décharge au meurtrier de sa sœur, Marie Dolorès. TF1 le présentant ainsi comme ayant concouru à alimenter la thèse de l’innocence de Christian Ranucci, une thèse qui vaut depuis a notre famille d’être la cible de constantes attentions malveillantes. Ceci est intolérable. Et dire qu’ils ont déclarés sérieusement en préambule, avoir tout vérifier !  Mais nous y reviendrons sous peu en et j’espère, pourquoi pas, en direct sur TF1. Une opportunité de vous démontrer comment on réécrit l’Histoire Judiciaire, en occultant à la manière de (…)  des documents gênants. Ou, selon, cela n’est pas  exclu, par une fin de non recevoir de la direction de la chaîne, qui reconnaîtrait alors implicitement que tout cela était voulu, orchestrer pour coller plus intimement a la thèse des abolitionnistes.

Heureusement,

Gérard Weizer, Avocat au barreau d’Epinal, et avocat de Mme Marie Ange Laroche, veuve de Bernard Laroche  à ouvert officiellement le débat sur ces questions sensibles qui touchent douloureusement de plus en plus de familles de victimes. Une discussion d’actualité qui me conforte dans ma démarche. Maître Weizer : «  Il paraîtrait logique qu’un réalisateur qui aujourd’hui tourne un docu-fictions sur des faits non prescrit et pour lesquels les protagonistes sont toujours vivants, doive s’exposer à ce que son film soit visionné par les différents protagonistes avant la diffusion. Lorsqu’un film n’est plus une création ni une fiction mais vise au contraire à imposer une vérité médiatique aux lieux et place de la vérité judiciaire, le juge doit se montrer plus audacieux. L’apparition des docu-fictions et des reportages de téléréalité policière ou judiciaire doit lui dicter une autre conduite et l’amener à ordonner plus souvent le visionnage préalable lorsque l’un des protagonistes le réclame. Pourquoi attendre que l’atteinte à la vie privée et à la présomption d’innocence soit consommée pour réagir ? Pourquoi ne pas accepter un principe de précaution qui éviterait des dégâts médiatiques souvent irréparables ? En matière judiciaire aussi un principe de précaution doit être créé par le juge»

 Nous sommes tous concernés, vous peut être demain! Personne n’est à l’abri du pire qui soit, devenir une petite « marionnette » du petit écran.  Vous êtes vous seulement poser la question ?

Vous aurez peut être noter au passage que je tenais exactement ici même il y a quelques temps déjà ces propos. Assurément, aujourd’hui je me sens moins seul à crier mon désespoir de n’être qu’un sujet, « qui fait de l’audience » par la volonté délibérée de TF1, qui nous entraîne  loin de la réalité judiciaire.

Comme si cela ne suffisait pas, un ami scandalisé me fait passer un livre très récent, « le Guide du Marseille des faits divers, de l’antiquité à nos jours » paru aux éditions le cherche midi. Eux c’est sur, ils ont trouvé, midi à quatorze heure ! Tout de même trois cents pages où l’on découvre, des faits divers qui ont pour point de départ, le nom de la rue. Cela ne mène nulle part bien entendu, sinon peut être au détour d’une rue, apprendre enfin la vérité, sur une affaire d’importance. En 1849 au café des Mille Colonnes,  alors qu’ils percent un tonneau d’alcool des garçons de café renversent une lampe à pétrole, enflamment les lieux et sont sauvés grâce aux pompiers ! Et dire que j’ai du attendre tout ce temps… Ouf. Au chapitre du 4eme arrondissement, je découvre la rue Albe et le « Pull over rouge » Heureusement il n’y a que deux feuillets sur l’affaire, une exception de taille dans tout l’ouvrage, mais consciencieux nos rédacteurs, se sont mis a plusieurs… pour effectuer un savant recopiage, d’un texte de Gilles Perrault et nous resservent sans rougir, les mensonges avérés du Pull over rouge. : « La tète rebondie deux fois ! Le pull était trop grand, il détestait le rouge. Plus finaud « Quand à l’endroit où était dissimulé l’arme du crime, il était connu depuis la veille par les policiers, qui ont pu influencer le fébrile Ranucci. Un temps, les soupçons ont même porté sur le tueur en série Michel Fourniret, reconnu dans la foule sur une photo.» Bonjour l’amalgame insinué pour ceux qui découvriront l’affaire! De quoi enlever toute crédibilité à ce guide « des erreurs » mais donner des arguments plus que sérieux à un avocat qui se porterait partie civile pour les policiers !  La rédactrice principale est en poste au quotidien la Marseillaise et revendique  le titre de Docteur en histoire contemporaine, spécialisée dans les questions d’urbanisme et de mutations de Marseille. A vrai dire, je comprends dès lors mieux ce dilettantisme  sur l’affaire en lisant son cursus !  Au sortir de cette lecture je ne suis plus sur que d’une seule chose, le prix de l’ouvrage, la date 2006 et sa couleur dominante, le rouge. C’est du cousue main !

26 février 2007 - Un témoignage parmi d’autres qui fait doublement chaud au cœur et à l’histoire :

Monsieur et toute votre famille,

 Je tiens à vous exprimer mon horreur et mon dégoût devant tout le théâtre fait autour de votre malheur. Je suis né à la clinique Beauregard et j’avais 11 ans quand tout cela est arrivé et je m’en souviens avec émotion. Je rend hommage à Monsieur BOULADOU pour son travail et vous assure que beaucoup de gens comme moi pensent à vous et ne souhaitent qu ‘une chose :que l’ on vous laisse tranquille. J’ ai lu les pires outrances sur Internet concernant l’ innocence de Ranucci,et comme beaucoup je me suis laissé berné puis j’ ai approfondi le sujet comme j’ ai pu et je me suis rallié à l’évidence des choses avec la honte d’ avoir douter. OU I Ranucci était coupable, la justice l’a condamné, Point barre. L’ami d’enfance de mon père était le doyen de la faculté de droit d’ Aix en Provence, le regretter Fernand BOULAN qui était aussi un des grands spécialistes de science criminelle de l’époque. Je me souviens qu’il nous avait parlé de cette affaire car je suppose qu’il a effectué une consultation pour la Cour de Cassation lorsque Ranucci s’est pourvu en Cassation ou en tout cas, il avait eu accès à une partie du dossier, et moi jeune étudiant en droit, il m’avait assuré que les choses étaient accablantes pour Ranucci .Je n’en doutais pas et le disait à qui voulait l’entendre, Fernand était un adversaire résolu de la peine de mort. Je ne manque jamais une occasion de m’indigner de la malhonnêteté de certains qui en réalité utilisent votre malheur pour des fins politiques et aussi certainement se faire un peu d’argent. Ma fille a 8 ans et j’imagine ce que vous avez dans le coeur. Soyez assuré de notre profonde compassion et aussi de notre soutien pour combat pour l’honneur et la dignité des vôtres. S.M    

février 10, 2007

Décidément, quel Cirque !

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 9:03

    

Mon manuscrit « Le Cirque Rouge » n’a décidément jamais aussi bien porté son nom. Ce film «  le combat d’une mère » coproduit par TF1 et Septembre Production, sous la houlette du réalisateur Jean Nainchrick diffusé en ce début d’année, film qui a été vu par des milliers de téléspectateurs belges et français est une véritable caricature. Une bien mauvaise resucée du film « le Pull over rouge de Michel Drach »

.J’ai par ailleurs regardé  l’émission de télévision Direct 8, puis  écouté celle de Jean Marc Morandini sur Europe1 ; un vif débat entre Gérard Bouladou l’ancien policier, un passionné du dossier et Maître Le Forconney.  J’ai été consterné de découvrir ce dernier, muré dans sa robe de « candide » et resservir à son auditoire sa rengaine désuète: « Le dossier se devait d’être parfait concernant la peine capitale encourue! » Alors pourquoi ne pas l’avoir  mieux construit, surveillé et défendu aux Assises ?»

Ce n’est pas une découverte, Ranucci n’était pas seul face à ses juges, mais au contraire bien entouré et défendu. Hormis une partie de la presse locale et nationale il y avait tout de même ; Un ténor du barreau de Marseille, Paul Lombard,  le Bâtonnier Chiappe, ainsi que Maître Fraticcelli que l’on ne peut présenter comme un parfait naïf. Aujourd’hui, on nous explique, qu’à l’époque des faits, bien qu’une partie de la presse leur était  favorable, (ils avaient tous  table ouverte chez un ténor du barreau, cela crée des liens, non !) ces avocats ont, aller savoir pourquoi, omis de crier haut et fort que l’instruction était « bâclée », instruite uniquement à charge et que les policiers avaient torturé leur client pour obtenir des aveux, et que des témoignages étaient escamotés, lesquels ? Ceux des tentatives d’enlèvement d’enfants par Ranucci ou ceux plus fantaisistes du faux témoin Mattei ? Ou encore peut être bien de Daniel Moussy qui dit que tout cela est faux ! Comble de l’horreur aucune trace du fait que l’on a tranché un bout de son oreille pour le marquer comme pédophile. Et tout cela à un moment crucial de l’instruction, où tout est encore possible. Des faits, qui s’ils étaient avérés sont passibles de poursuites.

Décidément, je n’en  trouve trace nulle part dans le dossier d’instruction. Pas la moindre  trace de protestation  concernant ces détails que l’on monte en épingle aujourd’hui ; Ces  errements qui justifieraient, nous dit on aujourd’hui, l’innocence de leur client. On a donc laissé faucher une tète en connaissance de cause ?  N’y a-t-il pas là une part importante de la responsabilité des avocats de Ranucci ? Cela ne s’apparente t’il pas à : « Non assistance à personne en danger ? »

J’en ai assez d’entendre dire n’importe quoi. Qui croire ? La parole de Ranucci lorsqu’il avoue : Je suis coupable » et donne toutes les preuves de sa culpabilité ? Ou le Ranucci  innocent, qui affabule et  ne peux par contre rien prouver ? Allons nous subir encore longtemps des Avocats qui tournent en rond en se lamentant depuis trente ans sans jamais rien démontrer de ce qu’ils avancent ?

Allons demain au bout de cette mascarade indigne de la robe qu’ils portent.» Car ils créent en se comportant ainsi un climat malsain, génèrent un harcèlement continu à notre encontre. J’irai demain sereinement et très volontiers dans le sens qu’évoque Maître Jean François le Forçonney, trop de mensonges sont dits, trop d’erreurs colportées, trop de doutes soulevés, c’est aussi mon sentiment. Alors il suffit q’ils engagent  un procès en responsabilité sur le fond du dossier, et je m’engage à me  joindre à la requête! Le procès Ranucci ne sera pas révisé mais cette piste là, ne peut leur être refusée. Leur honneur est en jeu.

 En attendant, le résultat immédiat de ces émissions est très significatif du malaise  engendré, une partie du public en ressort systématiquement perturbé, persuadé que quelqu’un ment, tout en augmentant  la défiance  du système judiciaire actuel. Un résultat à priori positif pour les tenants du doute, de l’innocence, qui peuvent d’ores et déjà envisager une suite, produire encore une autre émission, encore un autre téléfilm. Gagner encore de l’audience, plus de blé sur le sang des victimes, sur ma fille,  sur la mère de Christian Ranucci.  Chez ses gens là, déterrer un cadavre rapporte gros.

 La Bible nous rapporte que Jésus en son temps  chassa les marchands du temple… La République Française décidément les protège au nom de la sacro sainte liberté d’expression.  Cette exploitation trop souvent mercantile, dérive cathodique abusive se trouve souvent sans aucun fondement et n’a pas de limite. Livres, films, cassettes vidéo, expositions de peintures, jeux, où l’on trouvera désormais  des « Aquarelles » peintes à la hâte  représentant le condamné « Ranucci aux menottes ». Tous cela, fait l’objet d’un culte morbide qui rapporte. Aujourd’hui,  des familles brisées en font les frais, moralement, physiquement  supportant l’innommable  sans que la justice ne s’émeuve, ne s’empresse de faire cesser ce calvaire que nous devons endurer.

A l’identique, l’affaire Villemin, une autre petite victime en proie aux vautours du petit écran. Les victimes s’opposent à l’exploitation  de leur malheur. Hélas, rien ne leur sera épargné, l’acharnement allant jusqu’à utiliser leur nom de baptême. Conscientes des dommages consécutifs à tous ces mensonges divulgués dans ces téléfilms, les victimes potentielles demandent à visionner  au préalable le sujet afin de s’assurer que seule la vérité du dossier judiciaire sera dite, que rien ne pourra venir blesser à nouveau sans bonne raison leur sensibilité, troubler leur droit à l’oubli. Malheureusement, cela s’avère peine perdue ! En effet, le tribunal déboute généralement les plaignants, au motif qu’ils pourront, après que le dommage irrémédiable soit causé, poursuivre les réalisateurs. Mais la douleur, ce mal insidieux qui retourne le coeur, donne envie de mourir sera fait, et bien fait. OUTREAU réel  constat d’impuissance des services judiciaires, n’a toujours pas porté ses fruits et n’en portera pas dans ce domaine. A croire que la pauvreté invoquée de cette institution judiciaire est un leurre. Le manque de magistrats un rêve. La surcharge des tribunaux un délire médiatique… Le principe de précaution, dont on nous rabache journellement les oreilles un phantasme… Comme si de fait, la justice ayant tellement   peur de manquer de plaignants à la barre, prévoyante, s’assure un retour des dossiers.

 Mon malheur est à l’identique du cas Villemin, avec le téléfilm de TF1, « la mère »  tourné cette même année par la société Septembre Production. A l’exception, que j’ai eu effectivement gain de cause, obtenant le droit de visionner le film en première instance quatre mois avant toute diffusion du téléfilm, la satisfaction  hélas fut de courte durée. Un leurre en fait, car dans le silence des couloirs de la justice, Septembre Production a aussitôt fait appel de cette décision afin de nous voir retiré ce droit acquis, revenant sur l’engagement donner sans contrainte, et ce avant toute condamnation par le tribunal! Nous retirions de l’instance, l’arrêt immédiat du tournage et    Septembre Production assurait nous communiquer le scénario. Artifice de prétoire, effet de manche qui avait fonctionné. Il fallait pour le réalisateur, à tous prix nous empêcher de nous opposer préalablement à l’utilisation éventuellement tronquée des circonstances de la mort de notre enfant, aux dérives projetées qui allaient  intimement coller aux mensonges plus largement répandus par la thèse du livre le Pull over rouge de Perrault. Porter ainsi au pinacle la mère d’un meurtrier ratisserait-il un plus large public chez les concurrents de TF1?  Ces producteurs en mal de sensations fortes, devraient planter avec plus de bonheur leurs caméras   dans certains pays chauds et turbulents. Là, à peu de frais, ils auraient de quoi faire leur beurre et faire monter la pâte en  moins de 56 minutes.

 Mais ils sont malins, nos producteurs et cela, c’est pas du cinéma, malgré l’interdiction que j’avais obtenu de diffuser, ils ont vendu en douce à Canal + les bobines du film qui  a bien entendu diffusés à une heure de grande écoute, sans que le président du tribunal mis au fait, après coup ne s’en émeuve ! Je dois, moi, respecter à la lettre la loi, sinon l’on m’expliquera fermement que « nul n’est sensé l’ignorer cette Loi ». Les autres alors ?

Pourquoi ne pas les respecter, ces Lois de la République ? Celles-ci par exemple

Art. 434-25 Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou image de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 Euros d’amende.

Les dispositions de l’alinéa précédent ne s’appliquent pas aux commentaires techniques ni aux actes, paroles, écrits ou images de toutes nature tendant à la réformation, la cassation ou la révision d’une décision.

Lorsque l’infraction est commise par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsable.

L’action publique se prescrit par trois mois révolus, à compter du jour ou l’infraction définie au présent article a été commise, si dans l’intervalle, il n’a été fait aucun ace d’instruction ou de poursuite.

V.anc.226,C.pén ;J-CL Pen, Discrédit sur une décision juridictionnelle par A.VITU

Et plus particulièrement celle là.

Art 1382 du Code Civil – « Indépendamment des dispositions spéciales concernant la presse et l’édition et eu égard au droit du public à l’information, l’auteur d’une œuvre relatant d’effet historique engage sa responsabilité à l’égard des personnes concernées lorsque la présentation des thèses soutenues manifeste par dénaturation, falsification ou négligences graves à mépris flagrant pour la recherche de la vérité civile  civ.1) 15 juin 1994 »

  

 Et donc, tout comme pour l’affaire du petit Grégory, nous avons perdu en dernier ressort Piétiné le principe de précaution. Mais où est donc la justice dans tout cela ? Où est le droit des victimes, à l’oubli, au respect ?  Tous ces gens qui nous malmènent, nous utilisent, n’ont-ils pas d’enfants ? Mais au-delà, sur le fond, je crois avoir compris la démarche des avocats de Septembre Production. Contrairement à ce qu’en disent certains média  ce n’est pas en ce basant sur la liberté qu’ils cassent le jugement, mais sur une erreur évidente de ma part, un mauvais conseil. Attaquant Septembre Production, nous aurions du citer conjointement le diffuseur associé, en l’occurrence TF1. La société Septembre Production qui réalise techniquement le film, n’était pas en mesure de le diffuser sans l’aide de son associé TF1. Aussi lorsque nous citons et obtenons gain de cause à l’encontre de Septembre Production, le juge d’appel ne peux que constater que ces derniers ne sont pas maître du jeux n’en contrôlent pas la diffusion et que  donc,  la sanction rendue  est inapplicable à leur endroit en l’état. Donc, casser  le premier jugement est tout à fait justifié.

Dans le même temps, comme une mauvaise nouvelle chasse l’autre, j’apprends que  la promotion de la sortie officiel du livre  ‘ l’Ombre de Ranucci’   chez Fayard, se déroule a Apt 84400, chez un  libraire de la place St Pierre. Livre prônant  l’apologie d’un meurtre, terme qui sera d’ailleurs employé par mon avocat qui prend aussitôt contact avec le procureur de la république de cette ville. Scandaleux, pour la promotion du livre, ils se sont   adjoint le concourt d’un artiste peintre qui a peint un tableau représentant Ranucci  menotté…et mis en place un grand raout tournant autour du criminel Ranucci. Une exposition complète de ses œuvres, photos, peinture. Là très à l’aise, Gilles Perrault entre deux verres, dédicace souriant à ses clients le recueil de ses tout derniers mensonges ! J’espérais, à tord que cette fois, la justice ne tolérerait pas cette infamie,  tout comme lors du procès engagé  par les policiers chargés de l’enquête, que Perrault accusait de forfaiture et que cette fois il   trinquerait, mais cette fois à la santé de la vérité et non pas de ses profits! Et bien NON. Décidément, La justice passe, et la vérité trépasse.

La lecture attentive de « l’ombre de Christian Ranucci » n’est qu’un piètre raccourci de son premier roman, « Le Pull-over rouge » et laisse la place à quelques  remarques. Perrault maintenant,  nous parle  non plus d’un chien, mais de deux. : « Page 25 : «  Les personnages les plus importants furent non pas tel ou tel éminent Magistrat, mais deux chiens» Le premier, évoqué par un officier de Gendarmerie, le second par le commissaire de police ». Bizarre… Page 117 : « À la fin de ses « aveux», et malgré les dénégations de Christian, on lui avait demandé d’enfiler le pull-over, il flottait dedans. (Ce qui par ailleurs est faux) Page 216 : « L’occultation délibérée du témoignage de Daniel Moussy». Pour finir par inventer un patriotisme marseillais. N’allant pas encore jusqu’au complot ! : «Le capitaine Gras, extravague à propos d’une voiture fantôme, ou que le commissaire Alessandra mente sans vergogne en m’accusant de mensonge ». Il n’oublie pas non plus redevenant le petit militant  qu’il n’a jamais cessé d’être d’égratigner au passage : « Gaston Deferre, des « truands notoires », sa clientèle habituelle, lui proposèrent d’intervenir dans les sales de projection marseillaises pour saisir les copies du film « le pull rouge » et les brûler ». Ou les condamnations, plusieurs années plus tard d’Arreckx Maire de Toulon, ou d’Alain  Joissains dans des affaires d’abus de biens sociaux et complicité de recel de fausses factures.

Perrault n’hésite pas à nous donner en prime des détails inédits sur une affaire Deveaux, un jeune boucher qui fut condamné pour avoir poignardé la fillette de ses patrons, puis acquitté par une autre cour d’assises. Il aurait pu tout aussi bien nous livrer les dessous de l’affaire Luc Tangorre, qui par certains cotés est  le calque parfait de l’affaire Christian Ranucci. Oui mais là,  le bas blesse durement ses propos.

Maître Pierre Vidal Naquet : « Quand je reçus en 1983 le livre de Jean-Denis Bredin, L’Affaire, je lui écrivis à peu près immédiatement qu’il était bien de venger l’honneur du capitaine, (Dreyfus) mais qu’il y avait à Marseille, aux Baumettes, un jeune homme condamné pour une série de viols. L’histoire, que je raconte à la fin du tome II de mes Mémoires, peut se résumer ainsi : pendant l’été de 1983, j’appris d’un de mes neveux qu’un de ses camarades, Luc Tangorre, étudiant en gymnastique, avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour une série de viols dans les quartiers sud de Marseille. Il protestait avec la dernière énergie de son innocence, paraissait avoir des alibis sérieux. Jean-Denis Bredin et mon propre frère, avocat à Marseille, prirent son affaire en main. Une jeune femme, chercheuse au CNRS, avait pris la tête du Comité de soutien. L’homme impressionnait. Mon frère alla le voir en prison et me dit : « Ou bien il est innocent, ou bien il faut l’engager tout de suite à la Comédie française. »

Je me battis sur tous les terrains, allait voir Robert Badinter puis François Mitterrand. Une grâce partielle lui fut accordée en 1988 et il sortit de prison. Hélas, on apprit que, le 29 mai 1988, un jeune homme qui lui ressemblait comme un frère avait violé deux étudiantes américaines. Mon frère fit son devoir d’avocat jusqu’au bout, mais le dossier de l’accusation était cette fois solide, et il aurait fallu d’immenses complicités pour le supposer truqué, et je ne pus m’en convaincre. J’avouai mon erreur après la condamnation, et Le Monde publia mes regrets dans son numéro du 15 février 1992. Je sais très bien que, depuis, ma parole a perdu singulièrement de poids. François Hartog, ici présent, se souvient certainement qu’il m’avait mis en garde dès les premiers jours contre la comparaison que j’avais faite entre l’affaire Tangorre et l’affaire Dreyfus, identifiant par exemple l’expert psychiatre qui avait enfoncé Luc Tangorre dans la première affaire à l’ineffable Bertillon, l’expert en graphologie de l’accusation contre Dreyfus. François Mitterrand lui-même avait été hésitant : « Je comprends, me dit-il, qu’on soit accusé à tort d’un viol, mais de dix viols ? Comment est-ce possible ? » J’avais dans mon camp sa secrétaire, Paulette Decraene, et son épouse Danielle. Ce n’est pas un souvenir dont je sois particulièrement fier aujourd’hui.

Voila une affaire incroyable qui nous rappelle singulièrement, toutes les postures, et démarches engagées à l’identique pour Christian Ranucci. Comme quoi, il ne suffit pas de tutoyer le langage administratif ou judicaire pour preuve de compétences en matière d’injustice .Toutes choses qui à priori n’inquiètent nullement  TF1 en faisant réaliser « Le combat d’une mère ».

 Bien entendu les magazines de programmes de télé regorgent d’information afin d’engager le spectateur à regarder  TF1 pour exemple de ce qu’ils diront: « Ce téléfilm retrace le fait divers qui a abouti à l’abolition de la peine de mort.  Nous avons tout vérifié. Récemment, une piste s’est ouverte autour de la présence du tueur en série Michel Fourniret dans la région à cette période.  On a du mal à y croire et pourtant « tout est vrai affirme le producteur Jean Nainchrik. Nous avons tout vérifié et n’avons rien inventé. » Sur un autre magazine : TELEFILM  TF1: « Ranucci non coupable !». Ranucci est-il coupable ou nom ? Catherine Frot : « Moi je dirais non coupable. » - Le scénario d’Alain Godard se fonde, lui, sur des faits avérés, des décisions de justice et des articles de presse mais pas sur l’ouvrage de Gilles Perrault. » (Seules les réactions de la mère de Ranucci relèvent de la fiction !)

 En lisant cela je serre les poings…Alain Godard ira jusqu’à déclarer : « Il pouvait d’ailleurs difficilement en être autrement car peu d’ouvrages ont été écrits depuis le Pull over rouge !» Une douzaine au minimum voulait il dire. C’est peu  en trente ans je vous l’accorde pour un sujet comme celui là! Et je ne compte pas les émissions de télévision. Je ne vais pas revenir en détail sur les contradictions évidentes, mais  la lecture de ces présentations somme toute partisanes m’interpelle et mérite tout de même de s’y attarder: Pourquoi laisser croire dans ces magazines  de présentation des programmes TV que la piste du tueur en série Michel Fourniret est toujours d’actualité, puisque le producteur non plus ne peut ignorer  dès le montage final du film, que cette piste ne menait nulle part et que la justice a définitivement clos le sujet, sinon dans le but de mettre préalablement le spectateur en position  favorable au  doute que l’on veux faire passer…

 Pourquoi  mettre à l’actif d’un enfant de 6 ans, qu’il était passionné d’automobile et connaissait parfaitement les marques et les modèles de voitures ? Tout en sachant bien que cela est en totale contradiction avec le procès verbal de la plainte d’enlèvement déposée une heure seulement après la disparition avérée ? En présence de policiers, mon fils montrera dans la cour de l’hôtel de police, une automobile qui n’a de près ni de loin rien à voir avec une Simca 1100 ! Décidément, c’est dans le droit fil d’un Gilles Perrault  passé  maître dans cet exercice. Le combat d’une mère, est un document présenté dans la presse spécialisée comme sérieux mais qui distille un peu de vrai en le caricaturant grossièrement pour amener le téléspectateur a pensé que le vrai est faux et inversement. C’est là, seulement l’exploit du téléfilm de TF1. Exemple ; La scène où l’on voit un policier allait chercher au bureau  et présenter  au Président de la Cour d’Assises un Procès Verbal qui met en cause un sadique en Pull over vert, le spectateur va tout naturellement penser, c’est idiot, ils poussent, la plaisanterie un peu loin. Ce ne peut être que faux ! Et bien non, cela est vrai ce PV existe bien… il y avait bien eu cette plainte autour de l’affaire Ranucci. Puis, enfin, on fait essayer à Ranucci un Pull over rouge tellement grand qu’il a l’air en robe de chambre ! C’est encore faux, Ranucci refusera de  l’essayer. Dommage, sachant que le Pull over rouge que conserve le greffe du Tribunal d’Aix en Provence, est en maille fine, et que  ces mensurations au centimètre près correspondent à une taille ( L ) pouvant donc parfaitement correspondre  la taille de Ranucci et donc sûrement pas un XXL comme TF1 le sou tend par l’image.

 De toute manière, avec seulement 30% de téléspectateurs, l’affaire ne semble plus faire vraiment recette pour eux et le retour sur investissement négatif.  J’ai donc  après avoir vu une nouvelle fois l’effet dévastateur sur ma famille et sur mon petit Jean Baptiste qui lui aussi regardait le film du fond de sa cellule, décidé de réagir et de donner au public mon opinion, de défaire à l’antenne ces mensonges grossiers, cette caricature de vérité.

 Je ne serais pas le seul à m’élever contre cette exploitation de la douleur, de la calomnie, puisque Marie-Ange Laroche et Murielle Bolle  viennent à peine de déposer plainte pour diffamation contre France3, pour le film : « l’affaire Villemin » diffusé lui fin octobre. Mais revenons à nos moutons, TF1, nous  fait là encore  l’éclatante démonstration  que pour arriver à ses fins et rentabiliser une opération financière, tous les moyens, mêmes les plus discutables sont bons. « Le combat d’une mère » dont la sortie avait  été retardée par mon action judiciaire qui a fait long feu devant le tribunal, était préalablement destiné à la commémoration des trente ans de l’abolition de la peine de mort. Faute de mieux, le téléfilm tombait  à pic pour la célébration de l’inscription de l’interdiction de la peine de mort dans la Constitution Française. J’ai cru un instant que le Président de la république avait des manches dans la rédaction de TF1….

  Dans la longue cohorte des romanciers en mal de sujets inédits et saignants qui ont pris parti et  endossé la thèse de Perrault, se rajoute en cette année 2006 le nom de l’avocat de Ranucci, Jean- François le Forconney qui, il tournait autour depuis longtemps selon la rumeur,  s’est  mis au goût du jour,  s’essayant à l’écriture dans le but de confesser publiquement que ce jeune homme de 20 ans qu’il a conduit au  pied de l’échafaud,  hante ses nuits. Bien entendu, il n’oublie pas  dans l’ouvrage sensé lui octroyer la paix de l’âme, quelques méchants coups de plume à l’endroit du   policier Gérard Bouladou pour son récent livre  « Ranucci coupable». Je  comprends son attitude, avec déjà un fantôme de 20 ans qui hante ces nuits, le petit cadavre de ma fille le reste du temps, c’est assez dur comme cela sans lui rajouter des certitudes affreuses celles là qui perturberont encore plus ses petits matins gris. De surcroît en se disant, encore et toujours,  mais qu’ai je fait  de ces 20 ans ! Pas toujours facile d’assumer un choix.

Je me demande pourquoi alors même que certaines chaînes de télévisions se sont précipitées nuitamment à la porte de mon petit appartement pour espérer, peut être filmer les yeux encore rougis de mon épouse et de moi-même, la presse reste si  frileuse à publier un communiquer de presse de notre part ? Hormis l’Hebdo MARSEILLE aucun encore n’a publié ma lettre ! Question importante qui me traverse l’esprit A TF1, à ton demandé à Héloïse Mathon qui vit misérablement de ce que j’en sais, son avis sur le sujet ou mieux encore proposé de partager les gains faramineux que son malheur  produit ?

Pour en terminer, voila ce que  vous n’avez peut être pas lu dans vos journaux de presse écrite ou télé :

  Consternant ! Décidément TF1 n’en perd pas une ! Lamentable, c’est le terme juste pour dire ce que je pense de ce téléfilm réalisé par Septembre Production pour la chaîne TF1 et diffusé ce lundi soir. Un court métrage qui peut aisément se placer en tète aux Oscars de la désinformation. Une coproduction dans le droit fil des « bidonnages» dont TF1 est coutumière. Faux interview de Fidel Castro, faux sauvetage d’un bébé Irakien par PPDA… Et j’en passe. Sur le fond, je comprends que certains se battent contre la peine de mort. Mais, est-ce bien nécessaire d’employer pour cela, la ruse, le mensonge ? Alexandre Dumas disait : On peut violer la vérité à condition de lui faire de beaux enfants !» En fait, TF1 nous fait l’éclatante démonstration que pour arriver a ses fins, tous les moyens, mêmes les plus discutables sont bon. Le combat d’une mère, qui distille un peu de vrai en le caricaturant grossièrement pour amener le spectateur a penser que le vrai est faux et inversement, est une réussite. Lamentable. Une bien pale copie du film Le Pull over rouge de Michel Drach.

Pierre Rambla. »

   

octobre 2, 2006

Rouge.

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 2:56

C’est la rentrée. Bref retour sur l’émission de télévision de la chaine13 ème rue diffusée ce 13 juillet 2006. Apres la projection du film le pull rouge de Michel Drach en première partie, le documentaire de Xavier-Marie Bonnot, il est vrai, critique le déroulement de l’instruction, mais pour aboutir à la conclusion inverse du film : Ranucci était bien coupable.. Conclusion tellement inhabituelle et à contre courant, que je tenais à le signaler… Pour nous, c’est déjà une petite lueur d’espoir, on ose enfin reconnaître la vérité et aller contre la version mensongère de Gilles Perrault. Trop de présomptions, trop de preuves, trop de témoignages, trop d’aveux ! Devant la police, devant les juges, devant les experts psychiatres. Ranucci était coupable et rien, jamais malgré ces dénégations, n’a permis de contredire le jugement de culpabilité rendu il y a trente ans. Je retiendrai entre autre la réponse de Maître Jean François le Forsonney répondant à la question : « Ranucci, pour vous, était il coupable ? » : « Je suis convaincu, que Christian Ranucci était convaincu de son innocence ! Tient donc…

L’Arnaque. Un journaliste parisien me conseillait il y a quelques mois d’envoyer mon manuscrit, le Cirque Rouge aux éditions Flammarion, mais en passant directement par l’intermédiaire de l’un de ses directeurs de collection, qui terminait un roman, « Coca Cola l’enquête impossible ».Ce dernier était disposé à prendre connaissance du manuscrit sitôt finie sa lourde tache, soit quelques jours. Après avoir réceptionné le manuscrit, le temps passe sans que ce dernier ne me donne plus jamais signe de vie, ni ne réponde plus tard à nos sollicitations. On aurait pu croire que l’affaire ne l’avait pas plus intéressée. Nous découvrirons cependant, il y a peu, sur l’un des sites personnel de ce poulain émérite de Flammarion, un forum récent et tout particulièrement dédié à l’affaire « Christian Ranucci ». Comme quoi, les idées, il suffit de les piquer pour espérer faire son beurre. Son dernier roman titrait « MAFIA SA. » J’aurai du être plus prudent ! Mais je me console, les renseignements pour certains inédits, qui figuraient dans le manuscrit, étaient là pour être divulgués au plus grand nombre ! Une démarche pas très classe, le plagiat, mais très en vogue dans son milieu.

On aura tout vu : Pour vanter son savoir des Astres, et de l’avenir, parmi les Célébrités leur ayant fait confiance, un site met en ligne le thème Astral de Christian RANUCCI. Ne précisant toutefois pas si c’est avant, ou après 1974 !
www.astrotheme.fr/portraits/nj4w2N2ZUDNG.htm

Où l’on reparle du Pull rouge. Toute la construction intellectuelle et la preuve de l’innocence de Christian Ranucci, reposent uniquement dans le livre de Gilles Perrault, sur la découverte d’un pull over rouge abandonné dans la champignonnière, lieu où .Ranucci se cache un temps. Selon tous les défenseurs de Ranucci, dont le plus véhément Gilles Perrault, ce pull over rouge ne lui appartient pas, Il ne peut d’ailleurs être à lui puisqu’il déteste le rouge. D’autre part, il est trop petit pour lui. Pour la petite histoire, Ranucci n’enfilera jamais ce pull et déclarera qu’il n‘est pas à lui.
Donc, c’est évident, ce pull rouge, appartient à un autre, selon gilles Perrault au véritable meurtrier. Allant jusqu’à dire et écrire, afin de parachever son œuvre diabolique, que le chien policier prend la piste à partir du pull dans la champignonnière pour aboutir à la découverte du corps de Marie-Dolorès !
Madame Mattei, qui vient à peine de faire la connaissance de la mère de Ranucci devant la porte de la prison où leurs enfants respectifs sont détenus déclare (témoignage controversé) j’ai vu un homme en pull rouge importuner des enfants…
Certitude, ce pull n’aura aucun intérêt dans le dossier d’accusation, mais restera sous scellés.
Et en fonction des besoins, on essaie tant bien que mal de refiler ce qui reste un sceller de l’affaire Ranucci à Michel Fourniret. Tous ces rebondissements relancent de nouvelles investigations, et les journalistes de Var Matin retrouvent un ancien copain de régiment de Ranucci
Selon ce témoin, sur le fond, Ranucci serait bien coupable, possédait un pull rouge, mais avait par contre des circonstances atténuantes.
Les médias qui reprennent habituellement les tribulations du Pull rouge, gardent alors un silence gêné et ne montent pas aux créneaux. Ce silence couvre aussi la sortie du livre « L’ombre de Ranucci » aux éditions Fayard. Dernier ouvrage du tout récent président des Arts du Cirque, Gilles Perrault, un document censé balayé définitivement la thèse de l’accusation.
N’ayant pas vocation de critique littéraire, je vais ici substituer à mon opinion, celle des inconditionnels de la thèse de l’erreur judiciaire, du « Pull over rouge ».

Extraits : ———————————————–
Forum: Bibliographie Posté le: 07 Sep 2006 9:38 Sujet: l’ombre de C.RANUCCI de Gilles PERRAULT
Réponse:
Je suis malheureusement obligée de te donner entièrement r …
je viens a l’instant même de l’acheter dans une grande surface mais pour le trouver se fut la croix et la bannière,; à croire qu’ ils ne voulaient pas trop le vendre; il vaut 17 euro 10 J’ai commencé hier.
Pour le moment au point où j’en suis, il ne fait que récapituler l’affaire, tout en contrant et réfutant les nouveaux témoignages parus dans le livre de G.Bouladou.
Il rend également un hommage appuyé a toutes les personnes qui continuent à se battre pour la révision dont d’ailleurs à certains membres du forum.
Donc rien de neuf, mais j’imagine que ça ne va pas tarde, .pour l’instant, lecture du livre bientôt finie je n’ai pas trouvé encore à quelle page il commence réellement.
Dur dur. Je crains le pire.

Je suis malheureusement obligée de te donner entièrement raison. Je dis malheureusement car j’espérais beaucoup trouver dans ce livre ne serait-ce qu’un élément nouveau. A tout le moins un éclairage inédit d’un élément déjà connu.
Mais rien. Rigoureusement rien. Ce livre est une version résumée du “Pull-over rouge”. Une vulgarisation pour ceux qui souhaiteraient connaître l’affaire et n’auraient pas le courage de se lancer dans une lecture longue.

Je comprends maintenant la discrétion de la promotion Fayard. L’éditeur n’a pas dû oser refuser ce livre étant donné la renommée de GP et l’argent qu’il a dû lui faire gagner avec le “Pull-over” rouge, mais je suppose qu’il a dû être bien embêté..

C’est consternant. Mis à part le fait qu’il conteste (de façon assez convaincante, d’ailleurs) avoir été mis à la porte par Spinelli et avoir reçu une fin de non-recevoir de Guazzone, on chercherait vainement dans ce livre, ce que tout le monde, je pense, en attendait : la reprise point par point des “erreurs” relevées par GB et leurs commentaires par GP. Je suppose que se livrer à ce travail aurait demandé beaucoup plus de temps que les quelques mois d’écart qui séparent la parution de GB et celle de GP. Mais je suis persuadée que la plupart des gens intéressés par cette affaire auraient préféré attendre 5 ans et lire quelque chose de consistant plutôt que d’ingurgiter quelques mois après le livre de GB cet insipide “réchauffé” qui n’apporte rien.

Dernière édition par Danou le 07 Sep 2006 9:59; édité 1 fois
Erratum :

Je crois que je viens d’écrire une idiotie : c’est Ramsay, je pense, qui a édité le “Pull-over rouge”, et non Fayard.

Petite précision qui n’enlève rien à ce que je pense par ailleurs du dernier livre de GP, ni à la gêne probable que je prête à Fayard dans l’édition de cet ouvrage.
Très sincèrement je me demande quel serait l’intérêt de G.Perrault de mentir ? Je sais on va me dire c’est une affaire ” rentable ” pour lui car il s’est fait du pognon avec son pull over rouge, un peu son fonds de commerce en quelque sorte.
Je suis sans doute d’une naïveté incroyable, mais je ne crois pas une seule seconde a ce coté mercantile. Je pense que maintenant il est réellement persuadé, à tort ou à raison, que C.Ranucci était innocent et qu’il veut absolument le démontrer.
Donc du coup, je me dis que ce sont bien les témoins et l’évêché, qui niant certaines choses ont quelque chose à cacher, sinon pourquoi le faire ?
Autre chose d’assez intéressant dans le livre, même si c’est à peine évoquer a la fin, c’est tout de même la piste Fourniret.
G.Perrault est bien entendu très prudent à l’idée d’évoquer cette piste, mais il ne peut s’empêcher de se demander pourquoi la justice Belge a eu l’air de la prendre très au sérieux et surtout il se demande bien pourquoi Fourniret a tellement insisté pour dire qu’il était en vacances près de Marseille a cette époque.
D’autant plus qu’un type comme Fourniret serait tout a fait capable d’une mise en scène du type de celle effectuée par l’homme au pull rouge, car il s’est bien souvent servis des lieux géographiques (l’Yonne pour faire penser à Emile Louis, Mourmelon pour Chanal) ou de la façon de procéder de F Heaulmes, afin de leur mettre ses propres crimes sur le dos. Donc ça pourrait coller très bien.
Reste ce maudit pull rouge, déjà trop grand pour Ranucci qui fait 1M74 a peu près alors que Fourniret ne mesure qu’1M68. Là c’est vrai que ça ne colle plus. Sauf s’il y a volonté délibérée de mise en scène…
Je maintiens que si Spinelli déclare n’avoir jamais accordé d’interview à Perrault, il n’y a pas de raisons de ne pas le croire.
Tout ce qui sort de sa bouche est interprété depuis trente ans; quand il précise ne pas être en mesure de reconnaître le type qu’il a vu, on oublie et on déclare que s’il n’a pas reconnu Ranucci c’est que ça n’était pas lui.
Quand il déclare pouvoir se tromper parce qu’il a vu la voiture a 40m et de trois quarts arrière bien qu’il connaisse parfaitement tous les types de voitures de par sa profession, on interprète comme Perrault qu’il tient a apporter cette précision pour revenir sur ce que les flics tiennent a lui faire dire.
Il dit qu’il ne reconnaît pas ni Ranucci ni la voiture, pourquoi aurait il peur de l’avoir dit a Perrault?
Les flics ne sont quand même pas un gang qui le menace de représailles tout de même!
Finalement, seul Perrault dit toujours la vérité, les Aubert mentent, Spinelli ment, tout le monde ment sauf lui, même quand il rapporte des propos qui ne lui ont pas été tenus.
_________________
Les qualités sont du domaine de tout le monde. Les vices seuls marquent la personnalité.

Paul Léautaud

FIN EXTRAIT / FORUM———————————

Cette rencontre avec un ancien compagnon de Ranucci est utile, sinon importante, non pas pour se rassurer sur la culpabilité de Ranucci, il y a trop de preuves, accablantes, mais pour balayer une fois encore la thèse mensongère de Perrault. On aura donc mis trente ans pour enfin oser contredire Gilles Perrault , dire, écrire ouvertement que Christian Ranucci, contre toute attente, ne détestait pas, bien au contraire la couleur rouge ! Trente ans, pour apprendre que les sièges de sa voiture neuve, 304 Peugeot offerte pas sa mère avait un intérieur en tissu rouge. Qu’à l’armée, pendant son service militaire en Allemagne, Ranucci portait un pull over rouge lors de ses sorties en permission. Un Pull rouge vif ! Que lui avait tricoté avec amour sa mère, et dont il était fier. Trente ans, de mensonge, décidément. On n’a pas cherché à camoufler les aveux, soit disant obtenus sous la torture viet-cong de policiers dixit Ranucci, et révélés par Perrault, la propriété du couteau, l’arme du crime. Non, Ranucci était innocent tout simplement parce qu’il détestait la couleur rouge. On ne peut être coupable dans cette affaire si l’on déteste à ce point la couleur rouge. Cette thèse « livresque » aujourd’hui s’effondre avec ce témoignage et je crains que certains acteurs du dossier, Perrault le premier n’y voient « rouge ».
Que dit l’ancien copain de régiment de gênant ? Qu’il a passé quelques mois avec Ranucci au moment de ses classes et leur affectation de service en Allemagne, que ce dernier possédait et portait un pull over rouge à col roulé que sa mère lui avait tricoté. Qu’il était tout de même un garçon très particulier, bizarre, à tel point que les responsables militaires s’en étant rendus compte eux aussi, l’avaient affecté par mesure de sécurité à l’armurerie, histoire de le garder sous la main tout en évitant par ce moyen de le laisser divaguer dans la nature. Qu’un jour ils étaient partis manger à plusieurs à l’extérieur, et que faute de moyens pécuniairs pour la plupart d’entre eux, Ranucci avait royalement proposé de payer l’addition de ses camarades. Qu’en fin de repas au moment de régler, il s’était discrètement rendu aux toilettes. Ne le voyant pas revenir, inquiets car n’ayant pas les moyens de payer eux seul la note, ils avaient été le chercher. La porte était restée close malgré leurs demandes pressentes. Inquiet, ils avaient alors prévenu le patron qui après avoir tambouriné longuement avait du se résoudre à défoncer le battant. Ranucci était prostré au fond du wc, l’air hagard. Sans explications. L’incident sera l’objet d’une vive discussion entre eux le lendemain à la caserne mais Ranucci éludera le sujet. Qu’enfin lors de l’arrestation de leur ancien compagnon de chambrée en 1974, il avait tout naturellement essayé de contacter leur voisin commun à Nice Daniel RIETSCH pour voir s’ils devaient se manifester auprès de la police, et peut être, selon aller témoigner en sa faveur, mais qu’au vu de la réaction plus que véhémente et négative de la mère de Daniel, fortement opposée à ce que son fils soit cité dans le sordide meurtre d’une enfant, il avait renoncé à se présenter aux enquêteurs. Qu’il reverra effectivement plus tard Ranucci aux Baumettes, dans le quartier des condamnés à mort sans toutefois pouvoir lui parler, mais lui faisant passer des livres alors qu’il est lui-même affecté à la bibliothèque de l’établissement pénitentiaire. Que la mère de Ranucci, mise au courant de sa présence sur place, lui enverra une longue lettre à laquelle il ne répondra pas. Sur le pull over rouge découvert. Selon lui, quelques mois avant le meurtre, ils avaient été tous ensemble au cinéma un soir. Alors peut être que ce pull appartenait tout simplement à son ami Daniel, ou à sa sœur qui l’aurait oublié dans la voiture. Bien entendu il ne s’agit là que d’une simple hypothèse. Un autre point sera abordé lors de l’interview, les lunettes, Ranucci pouvait il s’en passer. La réponse faite détruit cette fois encore la thèse de Gilles Perrault. Selon Alain R. Ranucci les enlevait selon les besoins. Comme par exemple lors des nombreux exercices, sans que cela semble lui créer une trop grande gène pour suivre l’entraînement. Enfin sur son intervention auprès de Var Matin, découvrant dans le journal l’article qui concerne la découverte du pull over rouge, mystérieusement retrouvé au greffe de la Cour d’Assise d’Aix, il se décide, d’entrer en contact avec les enquêteurs. A l’officier de l’état major, qui prend la communication, il explique qu’il est peut être en mesure de dire si oui ou non le pull rouge découvert au Greffe d’Aix appartient a Ranucci. Qu’enfin, n’ayant jamais été relancé par ce service, il se confie plus volontiers à Var matin. Qu’après avoir examiné la photo en couleur du pull over rouge conservée au greffe du tribunal d’Aix qu’on lui présente et qui possède de gros boutons dorés, il affirme que ce pull là, n’est pas celui que portait Ranucci lors de ses permissions. Fervent opposant à la peine de mort, Alain R, ne remet pas un seul instant en doute la culpabilité de Ranucci mais reste très en colère, car il ne comprend pas pourquoi, les experts psychiatres, les avocats ont laissé guillotiner ce qu’il ressort être pour lui un malade, un Fada. Confirme qu’il y a d’autres copains de régiment dont les noms sont connus qui pourront témoigner de cela.
Enfin, vous aurez sans aucun doute, noter la petite phrase assassine et lourde de conséquence extraite du livre et reproduite dans le forum Internet : « le sang a été mis sciemment sur le couteau de Ranucci, puis déposer dans la tourbière ». Une affirmation qui ne peut qu’avoir des prolongements judiciaires pour l’écrivain.

septembre 6, 2006

Fin de la partie

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 9:41

L’Affaire FOURNIRET a donc fait long feu dans le dossier Ranucci. Le fameux pull over rouge que la presse veut coller à tout un chacun mais surtout pas à Ranucci ne trouve décidément pas preneur ! Ce faux rebondissement trouve son épilogue dans la réponse des spécialistes de l’identité judiciaire qui ont examiné attentivement à la demande du procureur Françis Nachbar de Charleville-Mézières les photos prises dans la salle des pas perdus le 9 mars 1976 à la Cour d’Assise d’Aix en Provence, et exhumées à la hâte des archives du Soir par le journal La Provence de Marseille et transmises aux enquêteurs belges pour dédouaner Ranucci.

Ce n’est donc pas l’Ogre des Ardennes qui assistait au procès de Ranucci. Mais un inconnu, un simple quidam qui ne lui ressemble que très vaguement et possède lui, une fossette au menton qui ne sied pas à Fourniret. Des sourcils retombant que n’a pas Fourniret et l’inconnu porte à cette époque là, des lunettes !

Le phantasme médiatique a tout de même permis à ses concepteurs de reprendre langue dans les médias et dérangé une nouvelle fois l’opinion publique et ma famille. Calomniez, calomniez, il en restera bien quelque doutes supplémentaires.

Le journal Var Matin par dans son édition du 3 juillet nous livre un autre son de cloche. Les journalistes du quotidien ont retrouvé un ancien copain de régiment de Ranucci. Selon ce témoin privilégié, Ranucci portait parfois un pull over rouge que lui aurait tricoté sa mère. Lors de ses sorties en ville. Bizarre tout de même, alors que sa mère, Mme Mathon , et Gilles Perrault ont dit et répété « qu’il » Ranucci, détestait la couleur rouge. N’empêche, elle lui achètera tout de même une voiture neuve, avec un intérieur tout « rouge ». Chercher l’erreur… Et toujours selon son camarade de chambrée, avec qui ce dernier aura tout de même passé une année au 8éme groupe disciplinaire, de chasseurs mécanicien à Wittlich ( Allemagne), cela crée des liens tout de même : « Christian .Ranucci , avait parfois un comportement plus que bizarre. Un comportement de cinglé. Je me demande moi, ce qu’un « bon petit » selon certains présentateurs, sortant à peine des jupes de sa mère pouvait bien faire dans un régiment semi disciplinaire.

De toute façon, cela ne change rien à notre affaire sinon contredire, peut être, un peu plus certains acteurs de la thèse de l’erreur judiciaire. Et je remarque plus sérieusement qu’aucune demande de tests ADN sur le pull ou le pantalon n’est encore demandé à ce jour par les ayants droit ou le comité de révision. Toute vérité, oubliée depuis, ne serait elle pas bonne à entendre aujourd’hui ? Bizarre, vous avez dit bizarre ! Car si Ranucci était vraiment en plus d’un meurtrier, un « fada », il a bien manœuvré pour réussi à tromper tout son petit monde. Dès lors, ces derniers mots, que garde jalousement en mémoire ses défenseurs « réhabiliter moi » ! N’ont plus le même sens…

juillet 7, 2006

L’été sera chaud !

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 6:52

Ces dernières semaines ont été très difficiles pour nous. Plusieurs de mes actions en justice visant à empêcher l’utilisation des photos de mes enfants, et ce sans réelle utilité pour les articles de presse concernés ont fait long feu au tribunal, par exemple avec ICI-PARIS. Débouté, toujours débouté même si les juges reconnaissent a demi-mot qu’ils usent, abusent Notre droit légitime à l’utilisation de notre image et à l’oubli ne compte pas semble t’il devant le profit. Mais cela ne me fera pas pour autan cesser le combat de cette vie dans laquelle on nous utilise sans aucunes retenues. Je me battrai donc encore et encore contre cette exploitation mercantile et je dirai aussi inutile Je n’ai décidément obtenu gain de cause que trop rarement depuis 30 ans. Débouté qu’ils disent. Moi je dis, « dégoûté » Difficile de s’opposer au pouvoir de l’argent, sur ce point précis, et en cela, ils semblent étayer le bouquin de VERGES, ses dires. Et oui, cette fois c’est Maître Jacques VERGES qui bat douloureusement le rappel. Avec un livre ou je n’ai pu que parcourir les 18 pages qui concernent notre affaire. Le titre « Malheur aux pauvres » ne laissait pas présager d’un tel « naufrage évident » de l’avocat, de l’homme. Pour moi, certains professionnels, cet ouvrage est un navet de première. Une bien pale copie du roman « le pull over rouge » de Gilles PERRAULT.

Mais, alors que rien ne le permet, pas plus aujourd’hui qu’hier, le bougre, un bouffon lui conviendrai sûrement mieux va plus loin dans ses déclarations en contrevenant cette fois directement à l’article de loi qui interdit la critique d’une décision de justice devenue définitive. L’Intertitre : « La justice pardonne aux riches, même coupable, mais condamne les gens sans relations, même innocent : Christian Ranucci » Bien entendu, il est incapable comme d’ailleurs tous ceux qui prenne fait et cause pour la thèse créer par le pull over rouge, de nous donner enfin après 30 ans un élément avéré de cette innocence qu’ils avancent au mépris des règles de droit, de bon sens. Donc, même pas un crétin utile pour moi, pour la vérité, pour nous le bougre. Par contre, police et justice sont, comme toujours, pas diffamé, mais carrément traînés dans la boue, insultés sans qu’apparemment cela ne gène vraiment les ministères concernés. Il faut dire qu’avec l’affaire d’Outreau, ils ont déjà leur pain « noir » sur la planche à ingurgiter. De son coté, l’ancien commissaire de police Alexandra, l’un des premiers visés par les propos de forfaiture n’entend pas lui, seul, cette fois encore relever l’insulte. En 1992, la justice a tranché et condamner fermement Gilles PERRAULT pour son tissu de mensonges. Le policier, maintenant retraité, n’a donc aucune envie de fréquenter à nouveau de près ou de loin, même par ministère d’avocat interposé ce qu’il ressort être pour lui, un délinquant d’habitude. La balle est cette fois renvoyé dans le camp de Pascal Clément avec le bon souvenir de Jacques CHRIRAC et les bons vœux de Dominique de Villepin qui sont au fait du dossier .

Pour ma petite famille, un souci pousse l’autre, Gilles Perrault qui à 75 ans essaie à n’importe quel prix de reprendre pieds dans la cour des médias prend la présidence des arts du cirque de Basse-Normandie. Amusant, car je savais pertinemment bien en titrant mon livre à paraître : « Le cirque rouge » que j’avais affaire a un clown et qu’il y avait sa place, sous chapiteau et non pas a l’académie française comme il l’espérait sûrement. Là, avec cette promotion de dernière minute, il me donne une nouvelle fois raison à 100%. Je ne suis donc pas seul à l’avoir compris ou découvert sous son gros nez rouge ! Toujours, selon le journaliste signataire de l’article, prochainement, il devrait publier une suite au « pull over rouge ». Un livre testamentaire sur les suites de l’affaire, un état des lieux qui balaie le scénario de l’accusation. A mon avis, c’est plus sûrement un ultime tour de piste de l’illusionniste « rouge » aux fins d’agrémenter sa petite retraite normande de quelques dollars de plus !

Pour finir cette chaude semaine, j’ai comme prévu déposer plainte entre les mains du procureur de la république de Marseille, monsieur Jacques BAUME, à l’encontre des initiateurs du jeu détective sur Internet, espérant obtenir un jugement très sévère qui détruise a tout jamais les illusions de tous ceux et celles qui voudraient un jour, jouer avec l’honneur, le respect du à mes enfants !

avril 19, 2006

Où l’on reparle des tests ADN.

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 6:04

Maître JURAMY, qui je n’en doute pas, ne dort que d’un œil dans ce dossier à sa petite idée sur la question, et il est vrai, touche juste a tout coup .Le Pull, n’a rien a voir, balivernes, cette recherche ADN s’avérera négative. Mais ce pantalon de couleur sombre, qui lui aussi est une pièce majeure dans l’accusation. Nous pourrions en demander une expertise surtout considérant qu’il est taché de sang humain du groupe A, qu’il est saisi très régulièrement dans le coffre de la voiture de CR en sa présence, celle de sa mère et qu’il, Ranucci en reconnaît formellement et ce a plusieurs reprises la propriété et de surcroît détaille l’origine du sang qui le recouvre partiellement. Ce pantalon qui restera un élément très important dans ses aveux circonstanciés et réitérés. Cette demande aurait pour avantage certain de clouer définitivement le bec aux tenants de la thèse de l’innocence. Mais cela fera t’il cesser pour autan la polémique faite autour de l’affaire ? Pour ma part, je ne le crois plus. En vérité, reconnaître l’innocence de Ranucci n’est pas le but de son brillant comité de soutien, ou de révision, sinon, il y a belle lurette que cet examen aurait été demandé !

Comment croire un instant qu’ils sont trop nuls pour ne pas y avoir songé un instant. La découverte de l’ADN est déjà ancienne. L’affaire Ranucci, entendons nous bien est un juteux fond de commerce. Pas la quête du Saint Graal. Le mot de la fin revient ici tout naturellement à Gilles Perrault qui ne me contredit pas sur ce sujet en déclarant lui-même, en mars 1979 : « Je sais, dit Gilles, dans le “Pull-over Rouge”, ce sont tous des minables. Si j’avais rencontré Ranucci avant l’affaire, je n’aurais sans doute pas eu dix mots à lui dire…. Mais dans le “Pull-over Rouge”, je n’avais pas besoin de héros : ce que j’ai voulu, c’était présenter un dossier sur la mécanique judiciaire, mettre en évidence ses imperfections, ses défaillances, ses tares. Peu importe, au fond, que Ranucci soit coupable ou innocent”.

Depuis la parution du “Pull-over Rouge”, en septembre, Gilles reçoit un courrier considérable, 8 à 10 lettres par jour, et il répond à chacune de ces lettres. Et il a aussi participé à une centaine de débats sur la peine de mort dans toute la France, attirant parfois 400 personnes, d’autres fois une trentaine. Il lui arrive de faire un débat à midi, devant un comité d’entreprise, un autre à cinq heures, et un troisième, le soir. Courageux. Et épuisant. “Surtout le soir. Souvent je rencontre les organisateurs avant, on discute de la façon dont on va mener le débat : cela fait un premier débat. Après, on va dîner avec quelques personnalités locales : deuxième débat ! Puis la réunion publique, le grand débat. Et après, un pot interminable, et, quelque fois, des surprises”. “Une fois, raconte Gilles, j’ai été invité par un jeune couple. Dans leur salon, il y avait, accrochée au mur, une énorme photo de la maîtresse de maison, toute nue et fort séduisante. Nous nous sommes assis, et j’avais en face de moi, la maîtresse de maison, et derrière elle, cette photo. Je ne savais pas quoi faire ? En parler ? Je ne voulais pas passer pour le vieux cochon dégueulasse de 48 ans qui ne pense qu’à ça. Faire comme de si rien n’était ? C’était cela : et nous avons longuement parlé du “Pull-over Rouge” et de la peine de mort. C’était assez spécial”.

Mon commentaire ? J’en reste les yeux bouche bées ! (Tous des minables.) Je comprends seulement que, du plus petit au plus grand nom des intervenants du dossier Ranucci, l’insulte faite est ici sévère… Il est vrai d’autre part, qu’ils n’arrivent toujours pas depuis trente ans à prouver l’innocence de Ranucci. Lui, le premier !

mars 28, 2006

TOTAL, ON NE JOUE PLUS.

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 8:36

Grosse surprise lorsque le groupe TOTAL a reçu notre courrier concernant le jeu-détective.com. Semble bien avoir été « Le Jouet » d’un Publicitaire qui gère leur campagne sans grand discernement quand aux sites sur lesquels ils déposent leur Publicité et Bannières. N’ont pas voulu cela. Ils auraient tout aussi bien pu se retrouver dans les Officines du X. La perte, n’est pas totalement sèche… Doivent bien produire du Lubrifiant ?

Surprise encore pour notre compte cette fois en allant sur le forum ou les Internautes dépose leur avis ! Hormis la jeunesse de certains visiteurs, à mon avis très très jeunes, je n’en dirai pas plus, on y découvre avec surprise un message posté, PERRAULT. Lui au moins, ne pourra pas dire qu’il ne savait pas ! Je suis consterné pour lui, l’ardent défenseur de l’innocence, le chantre de la vertu bafouée. Participer en toute connaissance de cause à ce jeu est vraiment « INDIGNE ». Mais cela, je le savais déjà de l’individu.
Toujours pour ceux qui ne peuvent aller sur Internet, voici parmi d’autres, le message d’encouragement qu’il envoie aux internautes de passage :

« Non-coupable–> Pour moi Ranucci est non coupable car il y a trop d'invraisemblances dans cette enquête…

De christoin le 21/01/2006
Non-coupable–> trop de témoignages en faveur de ranucci n'ont pas été exploité

De perrault le 20/01/2006
Non-coupable–> De tous les commentaires que je viens de lire sur le site, ce qu'il ressort est que ceux qui ont des vrais arguments sont ceux qui votent non coupable. De plus je pense que ceux qui ont juste pris connaissance de l'affaire par rapport à ce qu'ils ont lu sur ce site, n'ont pas asez d'éléments pour juger. Ceux qui parlent du couteau, ple pull-over rouge.
Ce qui est clair que de toute façon, coupable ou nn coupable, C. RAnucci aurait mérité un vrai procès.

De lotarie le 17/12/2005
Non-coupable–> Les déclarations des témoins sont très louches… Ont-elles été inventées?? En tt cas il n'y avait

De lilijuriste le 21/02/2006
Non-coupable–> Je suis sûre que Christian et non coupable.
En effet je suis étudiante en droit et j'ai eu l'occasion de lire l'oeuvre de Gilles Perrault.
Il est certain que l'enquête a été bafouée.
De plus, le fait que les Aubert reviennent sur leur témoignage et que soudain le paquet volumineux se transforme en un enfant paraît invraisemblable !!!!!

NON COUPABLE et REVISION DU PROCES
BIEN QUE LE DELAI SOIT LARGEMENT DEPASSE

TOTAL 837 coupables/1312 Innocent(e) »

Je ne ferai pas de commentaire, je crois qu’a ce stade, il n’y a rien à en dire. Par contre, LILIJURISTE notre étudiante en droit, en lisant son mot, mes oreilles résonnent encore douloureusement de ce que déclarait hier un haut Magistrat, longtemps en poste à la Chancellerie. Ses déclarations hier devant la Commission Parlementaires, elles sont un peu pour « LILI » aussi !

Une adresse pour mieux cerner la personalité de Gilles Perrault: http://www.amnistia.net/news/enquetes/prefaces/prefaces.htm

mars 22, 2006

PETITE MISE AU POINT : concernant Internet.

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 2:50

Depuis la découverte du jeu détective qui met en scène contre ma volonté ma fille Marie Dolorès j’ai tout naturellement été voir et revoir le site dédié a la réhabilitation de Ranucci. De cette petite consultation ou il ma été dit qu’il semble bien que l’un des administrateurs est un proche de BHL, je ne me sent pas vraiment rassuré sur la qualité de la promotion dont ils se réclament. Mais au demeurant je n’étais pas là pour cela. J’ai donc dans le même temps télécharger leur mémoire. Avec en préambule : Institut d’Etudes Politiques de Paris, cela en jette, mais n’a aucune valeur juridique. Ce mémoire aurait tout aussi bien pu être réalisé par des Artisans Boulangers, puisque ce dernier mémoire repose principalement sur le livre Le Pull over rouge Des amis, plus averti en matière d’Internet et de site m’ont expliqué qu’il était. Techniquement bien fait, au niveau de la conception j’entend. Nous avons donc recherché, comme tout visiteur curieux de s’instruire de l’affaire les éléments importants et indispensables à la bonne compréhension de l’affaire, dont nous avons-nous une parfaite connaissance, et qui figures bien entendu au dossier d’instruction. Elément (judiciaire) à charge et à décharge qui on très certainement participer à donner aux Jurés de la Cour d’Assises d’Aix une intime conviction de la culpabilité de C.R. Hélas, ces éléments, nous ne les avons trouvés nulle part. Nous constaterons a cette occasion, qu’il y a une fréquentation moyenne d’internautes passionnés, homme ou femmes qui s’évertuent à rechercher et démêler le vrai du faux, et qui nous pouvons le constater, a la lecture de ces pages, tournent malheureusement en rond faute d’avoir à disposition tous les éléments. Ne reste donc plus qu’à disserter sur la grosseur du platane oublier sur le plan ou sur un angle de prise de vue, bref des détails qui restent au regard du dossier très subalternes voire insignifiants, au regard d’éléments eux plus percutants. L’un des internautes explique que, C.R a dessiné l’intégralité du bâtiment. Cela le choque, très certainement voulant dire par là que les policiers « pourraient » l’avoir aidé, suggéré…. sans se poser la question qui importante de savoir si C.R ne connaît pas préalablement le secteur dans lequel il va évoluer et commettre son forfait. Ces réponses existent. En conséquence de quoi toute recherche bénéficie d’un handicap majeur. Dans une partie de jeu de dés cela porte un nom, « Pipé les dés » Baser une enquête sérieuse sur des éléments d’un roman, même à succès pour l’époque, ne fera rien découvrir de plus. Une démarche préjudiciable pour les internautes, dont certains sont à première vues non dénués de bon sens, certaines déductions sont remarquables et plus affûtées que celles de certains enquêteurs officiels, tel ce Gendarme qui entend « enfant » et consigne « Paquet », pour ne pas avoir à poser plus de question, peut être ne pas gâcher l’opportunité d’une sieste réparatrice qui se présentait ! Alors au sortir de cette visite constater qu’une majorité des visiteurs n’ont pas une intime conviction sur la culpabilité de C.R est une réussite pour les administrateurs. Et pour les visiteurs qui tournent en rond malgré de réelles capacités d’investigation, c’est un beau gâchis. Mais cette visite m’apporte quelques enseignements surprenants, à savoir, Gilbert Collard tout en étant l’avocat de la partie civile, mon avocat, rédigera pour la partie adverse la demande de pourvoi en cassation de la condamnation de Christian Ranucci. Cette déclaration d’un Internaute me laisse perplexe sur la notion de respect du client par un avocat si ces faits étaient avérés. Et qu’il existait bel et bien en 1978 des Simca deux portes (donc coupé) ce qui doit en vue arrière doit effectivement plus encore ressembler au 304 coupé de RANUCCI. Je dirai que cette remarque faite par une Dame sur le site, est, très importante, car il a toujours été fait une comparaison avec une Simca, 4 Portes comme la police en avait en dotation. Oubliant ce détail technique… A ce stade, comme je me doute que tout le monde n’a pas Internet ou le temps nécessaire à y rechercher les incongruités, je vous livre ici quelques extraits de ces conversations avec la mise en garde suivante, faite par les auteurs du site : « Le but de l’association est d’obtenir une révision du procès. Cependant, un fait nouveau venant démontrer la culpabilité de Ranucci de façon certaine ne permettrait pas une révision. En conséquence, le but de l’association est de découvrir un fait nouveau « de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ». Ce qui pourrai vouloir dire, en substance à l’Internaute de passage : « Si vous avez une idée, un élément sérieux sur la culpabilité de Ranucci, c’est une bonne idée, oublions là ! Les doutes que nous avons déjà, généreusement fournis par Gilles Perrault, alias Peyrolles ne sont pas suffisamment sérieux et ont tous fait l’objet soit de condamnation par les plus hautes Instances Judiciaires soit de rejet par la Cour de Cassation et de révision. Alors SVP trouvez en d’autres… plus sérieux ». Et pour en finir, au principal Laisser comme argument juridiques sur leur site, censé réhabiliter le mémoire d’un condamné à mort en utilisant tous les propos calomniateurs, et mensonger ayant fait l’objet de condamnations définitives sans appel par une juridiction pénale tombe encore ici sous le coup de la Loi. Un bel exemple de mépris de la loi par des soit disant étudiants de ce Droit qui ne s’en réclame que pour mieux défendre un meurtrier pédophile et s’en exonère aussitôt pour le bafouer ! Et ils s’étonnent dépités du résultat négatif obtenu par leurs actions ! Décidément j’ai moi, un doute sérieux en ce qui concerne leurs capacités juridiques et morales. Passons. Il aurait été injuste de lancer une action en justice contre le jeu-détective-ranucci tout en épargnant ce site Pilote, sur lequel ils ont du trouvés la matière grise ! C’est donc chose faite, l’assignation est pour le 28 mars courant, devant le Tribunal de Grande Instance d’Aix en Provence, en Référé, à 8H30. Mes avocats, Me Henri JURAMY et Me Philippe HANSENNE demanderont à l’Association RANUCCI POURQUOI REVISER Attendu que les requis font paraître sur le net à l’adresse www.associationranucci.org, des publications telles que vous aurez sûrement tout comme moi eu la possibilité de prendre connaissance. Que les requis ont affirmé comme à l’accoutumé des contres vérités extrêmement graves, de nature, comme l’a dit la Cour de Cassation le 4/2/1992, à faire passer dans l’opinion publique une thèse déjà élaborée sans souci de vérité ; Par exemple que Monsieur Alain AUBERT n’a jamais parlé d’un paquet assez volumineux, mais toujours d’un enfant comme l’atteste les procès verbaux d’audition ; Que le chien qui a pris la piste l’aurait prise à partir du pull-over rouge, or, le dit chien a pris la piste à partir des traces de roues laissées par la voiture de Christian Ranucci et non pas à partir du pull-over rouge ; et sans oublier que le site accuse nommément le Commissaire, Directeur d’Enquête, de mensonge Attendu que le sieur PERRAULT a été condamné à payer de lourds dommages et intérêts aux policiers au motif que notamment : il n’était pas possible d’engager une discussion sur une telle affaire dans un temps aussi limité sans ouvrir l’entier dossier et lire toues les pièces essentielles sans vouloir faire passer dans l’opinion publique une thèse déjà élaborée sans souci de vérité, alors que la Cour en énonçant en tout état de cause que Jacques PEYROLLES ne pouvait qu’être de mauvaise foi en voulant présenter dans un temps limité une affaire aussi complexe aux téléspectateur pour en déduire en retour sa légèreté et les graves omissions et interprétations fallacieuses qu’il a commises, a porté atteinte non seulement à la liberté d’expression mais a la liberté d’information et d’opinion ; Attendu que cette atteinte à la liberté d’expression et à la liberté d’information et d’opinion, est reprise par un arrêt de la Cour de Cassation 1ére Chambre Civile le 15/06/1994 au terme duquel il est précisé qu’indépendamment des dispositions spéciales concernant la presse et l’édition et eu égard au droit du public à l’information, l’auteur d’une œuvre relatant des faits historiques engage sa responsabilité à l’égard des personnes concernées lorsque la présentation des thèses soutenues manifeste par dénaturation ou négligence grave, un mépris flagrant pour la recherche de la vérité ; Attendu donc que la liberté d’expression, la liberté d’information et d’opinion en subissent une atteinte grave…
Pour ma part je me contenterai de ne revenir que sur la présentation qu’ils nous font du pull-over rouge sur le site. Comme souvent, lorsque quel que chose coince, on utilise UN TROIS EN UN (dégrippant) pour sauver la situation. Là c’est tout à fait le cas. « C’est un pull rouge vif en forme de chandail de marin, ressemblant à un polo que des boutons de cuivre boutonnent sur l’épaule.

A priori un vêtement des plus étonnant, puisque là, nous avons trois vêtements différent, a savoir, Un Pull Marin, Un Chandail, et enfin Un Polo !

Ces trois pièces vestimentaires différentes dont l’appellation d’origine fait très sûrement l’objet d’un dépôt de Marque, ces pièces ne peuvent être confondue entre elles ! Un pull de Marin est à l’opposé d’un Polo, par le fait même de la position des boutons

Un pull ne comporte pas de bouton

Un Chandail, sauf cas de Chandail ouvert, aura soit des boutons sur le devant, soi une fermeture éclair. N’oublions pas qu’il s’agit là de vêtements, à la mode, il y a trente ans déjà!

Une petite voix s’élève derrière moi et dit, OUI, mais… Je suis d’accord, les rédacteurs étaient seulement es étudiants de Science PO, ou tout juste diplômé de Droit. Il n’empêche sachant que dans une autre affaire dont ils ont connaissance, autour de ce dossier, l’on parle bien d’un Polo, dans une autre, d’un pull vert, l’amalgame fait n’est plus tolérable. N’ont pas oser le faire, mais pour la voiture, si j’étais eux, voila ce que cela donnerai : « C’est une Simca 1100 grise, en forme de Renault 16 ressemblant a une Peugeot 203, avec une galerie sur le toit. » Donc assurément, très éloigné d’une 304 Coupée Peugeot comme celle que possède Ranucci.

De qui se moque t’on ?

Revenons au site, plus particulièrement sur le forum de discussion. Pour les lecteurs qui n’ont pas Internet et donc pas eu le loisir de le visiter nous vous en donnons ci-dessous un petit aperçu.

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Regulus a écrit

senormeteo2000

Inscrit le: 16 Mai 2004

Messages: 147

Localisation: région parisienne

Re bonjour,

Pour faire suite à Regulus, madame Mathon n’était pas pour la peine de mort car elle a écrit cette fameuse lettre.

Maître Gilbert Collard non plus d’ailleurs. C’est lui qui a écrit pour Christian la demande de pourvoi en cassation ; c’est bien de sa part.

Il existe sur terre des gens bien et d’autres beaucoup moins bien.

Madame Mathon pense qu’exécuter une personne ne résout rien.

A-t elle tort ou bien raison ??

On peut en discuter de longues heures.

Au revoir

Regulus a écrit:

ps4 : tu m as bien fait rire quand même “Mme Mathon, on la croit sur parole parce qu’elle ne sait pas mentir et qu’elle s’attache, elle, à la vérité.”

Une sainte femme, quoi, inattaquable (pas comme cette s… de juge hein ?)

Ça me rappelle “toutes des p…. sauf ma maman”

Mais alors…serais-tu…CR???

Brrr…

(Qu est ce qu il dirait le psy ? )

Tant mieux si je parviens à faire rire. Il doit d’ailleurs s’agir d’humour noir compte tenu des termes du débat.

Quand on examine la vie de Mme Mathon, effectivement elle a tout d’une sainte femme : adopter un enfant, puis accepter de le rendre et devenir une amie de la famille, accueillir les gens etc. avec uns simplicité confondante, une grande tolérance.

La juge Di Marino n’est pas dans ce registre, elle est chargée par l’autorité de châtier ce qu’elle suppose être un assassin d’enfant, et ce faisant, elle oublie ce qu’il y a d’écrit dans le code de procédure pénale. On ne va pas ici faire la liste de tous les manques de l’instruction, ce serait trop long.

La différence entre Mme Mathon et Mme Di Marino, c’est que l’une aurait reconnu qu’elle se trompait et ne se serait pas sentie diminuée pour autant dans son être. Force est de constater que Mme Di Marino en a été bien incapable et qu’elle ne s’est jamais exprimée sur l’affaire.

C’est là qu’est la différence et je dois avouer que le système y est pour beaucoup.

Le psy dirait qu’il ne faut pas confondre le machisme qui vise à mélanger toutes les femmes en une seule entité LA FEMME comme dirait Lacan, qui, en tant que telle n’existe pas, et le point de vue moral qui s’attache à la vérité ou pas.

Dans le cas qui nous occupe, un psy dirait que l’hystérie de Mme Mathon n’est pas du même niveau que celle de la juge. La juge a besoin de faire mourir un homme pour se rassurer quant à sa sexualité et le souvenir des agressions infantiles qu’elle en a. Mme Mathon veut tenir les hommes en respect (son mari l’a agressé violemment et elle éloigne Christian de son père), elle n’a pas besoin de les tuer.

On peut toujours effectivement, et c’est intéressant examiner le pourquoi et le comment, elle a fui le père de Christian au lieu de l’affronter, et on peut se dire que cette vie à la fois libre et soumise à ce jeu pouvait déstabiliser son enfant, au point qu’il ne puisse pas dire à ses avocats qu’il avait été voir son père.

Ce qui aurait pu le sauver peut-être

Il y a des renommées dont on se passerait, là où il est, la renommée, Christian Ranucci s’en fout.

Le raisonnement est curieux, ou on est innocent, ou on est coupable. C’est l’un ou l’autre. Il n’y a pas dans cette affaire de “demi coupable” ou de “demi innocent”. Ou il a tué, ou il n’a pas tué, c’est blanc ou noir, ça ne peut pas être gris. Je vais tout de même acheter le livre de GB pour avoir matière à comparer.

Une petite remarque sur GP : nous avions en 1978 une Simca 1100, celle-ci avait deux portes, juste pour le faire remarquer à ce monsieur qui soutient que ces voitures n’ont été fabriquées qu’en modèle 4 portes !!

Le post ci-dessus, dans le blog, a vraisemblablement été écrit par quelqu’un qui venait souvent sur le premier forum (www.affaireranucci.org), et qui s’appelait M’hamed, si mes souvenirs sont bons. Il était effectivement très ancré du côté de l’innocence de Ranucci, plutôt calme, objectif et pondéré, son revirement d’opinion est donc d’autant plus intéressant. (Qu’est-ce que c’est que ce mystérieux détail infime à propos de la Simca ??)

Or il se trouve que l’accusation ne tient pas, qu’elle révèle d’épouvantables lacunes, que le comportement de Christian Ranucci ne correspond pas du tout au crime (pourquoi n’a-t-il jamais eu de gestes déplacés envers les enfants que sa mère gardait ? mystère et boule de gomme)

Et je passe toutes les invraisemblances, les témoins subornés, les preuves maquillées à droite et à gauche.

Le tableau incarne plutôt avec un éclat certain les manquements de l’administration judiciaire à tous les niveaux : instruction, expertises…

En gros un cas d’école de tout ce qu’il ne faut pas faire. Pour ce qui concerne Mme Mathon, on la croit sur parole parce qu’elle ne sait pas mentir et qu’elle s’attache, elle, à la vérité. Par exemple, c’est elle qui donne aux enquêteurs une caisse pleine de fioles bizarres que Christian Ranucci avait subtilisée à l’armée. Elle n’a strictement rien à cacher, elle dit les choses simplement.

Elle ne cherche à tromper personne, elle, au contraire du système en face. Ce n’est pas elle qui ne lirait qu’un seul PV comme Viala, elle, elle les lirait tous pour ne tromper personne.

Et quand on lit les courriers qu’ils se sont échangés, on sait que ce ne peut pas être Christian Ranucci. Leur relation mutuelle était trop ouverte, trop libre J’ai fini la lecture du livre de Fratacci, qui n’est finalement qu’une copie

Du livre de Perrault, avec tout de même à la fin un interview émouvante de

Mr Rambla et un bref résumé de la triste vie de MME MATHON.

Coupable? RANUCCI? Innocent? Une chose sure 2 vies brisées celle de

MME MATHON, et celle de Mr RAMBLA.

Merci pour les personnes qui m’ont aidé pour la lecture du livre.

Régine Je vous adresse cette carte pour que vous fassiez connaître à la famille de Patrick Henry que je prends part à leur calvaire inhumain. Je prie pour que la vie de leur fils soit épargnée. Je suis angoissée et je pleure comme eux en lisant et en écoutant le détail du procès où les partisans de la peine de mort font preuve de férocité. Ils ne pensent pas que leur fils ou leur frère peut être un jour à cette place. Je suis la mère du garçon de vingt-deux ans condamné à mort, Christian Ranucci.

Cette lettre, écrite par la maman de Christian Ranucci, a été lue par Robert Badinter aux jurés de la cour d’assises de Troyes, à la fin de sa plaidoirie.

Patrick Henry eut la vie sauve…J aime pas cette façon de mettre côte à côte le père d’une fillette assassinée et la mère de son meurtrier présumé (et reconnu jusqu’à preuve du contraire)…c’est carrément indécent.

Quant à la lettre de Mme Mathon, je suis stupéfait -et cela saute aux yeux de tous, sauf de Badinter- : comment la mère d’un innocent condamné à tort selon elle (et je comprend pas comment les innocentistes se débrouillent pour la croire toujours sur parole), peut-elle venir au secours d’un meurtrier discuté par personne ? Si j’étais psychanalyste, je dirais qu’elle se trahit : s’identifier (ici par la compassion) à quelqu’un suppose que l’on a l’essentiel en commun. Et qu’auraient en commun un coupable certain et un condamné à tort (qui plus est, à mort) ?

Elle ne se trompe d ailleurs pas de cible et s’attaque frontalement à la peine de mort…

Je me demande si le cas Ranucci n’a pas tiré sa renommée de deux choses très simples : l’incarnation parfaite par CR de l’horreur humaine de cette peine (la vie devant soi qui disparaît) additionnée au doute judiciaire qui donne à cette horreur un caractère insupportable (”car en plus il est peut-être innocent”).

Ainsi, on en vient à régulièrement à présenter CR comme un innocent pur et simple, et il devient l’effigie de l’erreur judiciaire par excellence…Pour ce qui concerne Mme Mathon, on la croit sur parole parce qu’elle ne sait pas mentir et qu’elle s’attache, elle, à la vérité. Par exemple, c’est elle qui donne aux enquêteurs une caisse pleine de fioles bizarres que Christian Ranucci avait subtilisée à l’armée. Elle n’a strictement rien à cacher, elle dit les choses simplement.

Elle ne cherche à tromper personne, elle, au contraire du système en face. Ce n’est pas elle qui ne lirait qu’un seul PV comme Viala, elle, elle les lirait tous pour ne tromper personne.

Pour faire suite à Regulus, madame Mathon n’était pas pour la peine de mort car elle a écrit cette fameuse lettre.

Maître Gilbert Collard non plus d’ailleurs. C’est lui qui a écrit pour Christian la demande de pourvoi en cassation ; c’est bien de sa part.

Il existe sur terre des gens bien et d’autres beaucoup moins bien.

Madame Mathon pense qu’exécuter une personne ne résout rien.

A-t elle tort ou bien raison ??

On peut en discuter de longues heures.

Pour votre info, ci-dessous, trouvé sur 1 forum blog.

Qu’en pensez-vous? Info ou intox? Pensez-vous que ce qu’il dit est fiable? Est-le fameux C. dont parle le Dr Vuillet dans son interview avec Gérard B. ‘L’affaire du POR: CR coupable?’

En tout cas ce n’est pas Gérard B., qui est sans doute le fameux policier …

————

M’hb

31-07-04

À 04:23 Re: pull over rouge

Aline,

J’espère que tu auras l’occasion de me lire. J’ai connu l’affaire Ranucci en 1985 à l’occasion d’une émission télé consacrée à l’affaire. J’avais alors dix ans. Depuis, j’ai vu le film au moins 50 fois et autant voire plus pour le bouquin. Je travaille sur l’affaire avec des amis sans relâche pour trouver un scénario possible de cette journée du 3 juin 1974.

Nous sommes en permanence en contact avec les avocats (le forsonney, soulez-larivière, lombard et bredin), nous nous sommes rendus sur les lieux chacun plus d’une dizaine de fois, nous avons quasiment rencontré tous les témoins de l’affaire, les rahou (a qui Christian a demandé de l’aider) sont même devenus des amis. Guazzone un peu moins, il nous a raccroché au nez et insulté plusieurs fois avant de cèdes face à l’ampleur des moyens que l’on avait mis à notre disposition.

Cette affaire parait difficile. Après des travaux de recherches qui nous ont pris des années, nous avons fait part aux avocats de nos conclusions qui faisaient apparaître un élément nouveau qui a bouleversé notre enquête. Et c’est un rmiste du sud-ouest qui nous a laissé sur le c…en nous indiquant un détail, un simple détail

Comme toi Aline, après lecture du bouquin et visionnage du film, je criai au scandale et à l’injustice.

Pourtant, notre enquête s’est achevé il y atout juste un an et le dénouement était de loin le plus inattendu et le plus horrible à accepter. CHRISTIAN RANUCCI serait bien l’auteur du rapt et du meurtre de la petite Rambla.

Nous avons démontré que la Simca n’en était pas une. Le temps de recherche du couteau (il n’y a que ceux qui n’ont jamais vu les lieux qui se désole de ce passage) est largement justifié, les procès verbaux de saisie du couteau (j’ai tous les procès verbaux en ma possession, le rapport d’autopsie et même la lettre de Ranucci au président Giscard) ne laisse planer aucun doute quant à la bonne foi de jules porte. Par contre, les mots “pantalon d’homme de couleur sombre” ont effectivement été rajoutés.

Notre dossier sera adressé prochainement à la cour d’Aix en Provence (les archives seront dispo en 2006) donc nous ne pouvons pas plus nous étaler. Cependant le président du site officiel de l’affaire association.ranucci.org (il s’appelle antonin si c’est encore lui) en recevra une copie.

Je peux vous dire en revanche qu’on a été extrêmement déçu par certains avocats quand on leur a balancé le fait nouveau sur la simca. Ils étaient très heureux au départ de notre travail, plus on a été loin, plus ils se sont retirés. Il en est de même pour gilles Perrault qui nous a toujours gentiment prête son attention pour nos travaux. En 2001 nous l’avions invité sur les lieux pour confronter nos hypothèses. et quand nous sommes rentré dans le débat de la Simca et du lieu ou jouait les enfants, il a été moins tendre, ne sachant plus quoi répondre, nous disant même que cela faisait trop longtemps. Bof

Un jour nous lui avions dit que son bouquin nous emmerdait (on a dit ça gentiment, non pas comme les décapités de la cervelle qui sévissent sur les forums). Il nous empêche de dormir, on ne savait plus par quel point le prendre.

Aujourd’hui nous avons un jugement clair sur ce livre qui je vous le rappelle était un best seller.

Si on suit le résonnement de gilles, voila ce que ça donne : le 3 juin 74 vers 10h50, l’homme au pull rouge enlève la petite Rambla à Marseille en la faisant monter dans une Simca 1100. Vers midi l’homme au pull rouge tue maria Dolores avec le couteau de Ranucci qui vient de faire un accident à quelques mètres de la et ce dernier échoue on ne sait comment dans une galerie à proximité du lieu de la découverte du corps. Il s’endort toute l’après midi et vers 18 h, va chercher de l’aide

Pour innocenter Ranucci, gille refait le procès auquel il n’a pas assisté, accuse les policiers et le déroulement de la procédure de mme di Marino

On ne construit pas un système sur une suite de signe moins.

Enfin bon, je veux pas trop garder le forum pour moi tout seul et je continuerai si vous jugez qu’on peut en débattre poliment sur le site et avec les élément que j’ai le droit de produire

Dernière chose, j’ai lu dans ce forum qu’un policier serait en train d’y travailler et qu’il possède des infos. Effectivement, mes amis et moi le connaissons mais si mes souvenirs sont exact il ne tenait pas à ce qu’on parle de lui car un des policiers est ami de longue date avec lui. Vous avez cité sa qualité, ne citez pas son nom si vous le connaissez.

vous pouvez me contacter si vous voulez des documents vidéo(le film, l’émission de 1985 “histoire d’un jour” qui a coûte cher a Perrault, mais aussi des films que nous avons tournés tout au long de notre enquête

Aline , peut être que cela te paraîtra moins évident maintenant .je pense que cette affaire sera reprise dans les média dans peu de temps et tu verras qu’un simple et ridicule petit détail peut changer le cours des choses.

Si vous ressentez toutefois du chagrin pour Christian, vous devriez vous porter au secours de sa maman heloise qui est très âgées et qui souffre de graves problèmes médicaux auxquels elle ne peut subsister. Elle vit dans un logement indigne pour sa vieillesse. Si les discussions du forum deviennent constructives, je donnerai les coordonnées de tous ces gens la a la personne qui a créé ce site en la remerciant de consacrer de son temps a cette affaire tragique

A bientôt m’hb (je suis journaliste).

Post ci-dessus, dans le blog, a vraisemblablement été écrit par quelqu’un qui venait souvent sur le premier forum (www.affaireranucci.org), et qui s’appelait M’hamed, si mes souvenirs sont bons. Il était effectivement très ancré du côté de l’innocence de Ranucci, plutôt calme, objectif et pondéré, son revirement d’opinion est donc d’autant plus intéressant. (Qu’est-ce que c’est que ce mystérieux détail infime à propos de la Simca ??)

Au fait, pour ceux que ça intéresse (mais il n’y a rien de très intéressant hormis l’intervention mystérieuse de M’hamed), c’est à cette adresse :

http://lola.joueb.com/news/37.shtml

Oui je me souviens aussi que sur l’ancien forum il a quelqu’un qui avait parlé d’une histoire de chaînette en or, et il avait l’air de savoir des choses à propos de cette chaînette que portait MDR et qui aurait disparue

Avez-vous eu encore des nouvelles de cette chaînette en or depuis???”Cette affaire parait difficile. Après des travaux de recherches qui nous ont pris des années, nous avons fait part aux avocats de nos conclusions qui faisaient apparaître un élément nouveau qui a bouleversé notre enquête. Et c’est un rmiste du sud-ouest qui nous a laissé sur le c…en nous indiquant un détail, un simple détail

Comme toi Aline, après lecture du bouquin et visionnage du film, je criai au scandale et à l’injustice.

Pourtant, notre enquête s’est achevé il y atout juste un an et le dénouement était de loin le plus inattendu et le plus horrible à accepter. CHRISTIAN RANUCCI serait bien l’auteur du rapt et du meurtre de la petite Rambla.”

Sait on maintenant quel est ce détail qui vous fait penser que CR est coupable ?

J’avais à l’époque posté un mail dans ce sens : mais quel est donc ce détail qui change tout ?

On attend toujours.

C’est une tactique assez efficace. On prétend détenir un élément qui change tout et qui démontrerait ceci et cela. Soyez patient, on va vous le révéler. On précise même, car ça fait plus vrai, que les avocats sont très ouverts au début, puis quand on leur révèle la vérité, ils se ferment.

Ca fait des mois que cette nouvelle circule. On voit toujours rien venir.

Pourquoi ?

Et alors, ce Monsieur n’aurait t’il pas aussi le droit à la parole, il y a bien des forums, et une association à la mémoire de celui qui a tué sa fille.

En fait, je crois Perrault sincère dans cette affaire. Il a écrit son premier livre en raison des doutes inacceptables à ses yeux, puis s’est peu à peu convaincu de l’innocence de Ranucci.

Plus que l’argent, je crois qu’il y a derrière tout ça une volonté de passer à la postérité, et de s’élever au niveau de grands écrivains du passé. Il croit tenir le combat qui le rendra immortel. Il évoque des affaires légendaires :

“Si cette justice devait rester la propriété exclusive des juges, Calas n’aurait jamais été réhabilité et Dreyfus serait mort à l’île du Diable.”

Seulement, il n’est ni Voltaire, ni Zola. Et eux n’avaient pas du tout besoin de ça pour atteindre l’envergure qu’ils ont atteinte. Perrault n’a pas le vingtième de leur talent. Ses démonstrations n’en sont pas. Et surtout, il s’est probablement trompé de client. Je le pense aussi, mais à présent n’a t’il pas senti le vent tourner, regardez Vidal Naquet s’est lui retiré en douceur d’une tragédie à laquelle il avait pris parti.

Monsieur Rambla a droit à toute parole. Y compris pour parler du malheur de son fils, à l’égard duquel, au nom de la présomption d’innocence, nous pouvons apporter de la compassion. Après, on verra. Que la justice s’exprime d’abord. Lui au moins survivra judiciairement.

Quant à l’asso elle a pour objet la révision du procès de celui qui a été condamné sans preuve pour avoir tué sa fille. Les faits ne sont pas établis et ne l’ont jamais été avec suffisamment de certitude.

_________________

La conviction personnelle risque fort de s’opposer à la recherche objective de la vérité et à la sûreté du jugement. Si elle devient …. Intime, au secours !

On ne peut pas parler de l’une et ignorer l’autre. Le destin de Jean Rambla, et celui de la femme qui l’avait aidé, étaient liés aux conséquences de l’affaire de 74. C’est leur avocat qui le dit et je pense qu’il a raison (l’Express du 3 mars 2005). Je reste inquiet de ce qu’a pu vivre Jean Rambla depuis 74. Il sait ce sur quoi nous nous interrogeons.

Citation:

Christelle : Condamné sans preuve dites vous, ça ne sert à rien de le répéter en boucle sur ce forum, des preuves contre Ranucci il y en avait.

Chaque fois que vous affirmerez qu’il y avait des preuves sans être en mesure d’en présenter une seule sous une forme incontestable, je redirai inlassablement qu’il n’y en avait pas parce que c’est l’évidence.

Le but de l’association est d’obtenir une révision du procès. Cependant, un fait nouveau venant démontrer la culpabilité de Ranucci de façon certaine ne permettrait pas une révision. En conséquence, le but de l’association est de découvrir un fait nouveau “de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné”.

L’association prétend vouloir offrir un procès équitable à Christian Ranucci. Or, ce qu’elle risque d’obtenir avec un élément nouveau, c’est un non-lieu, qui ne satisferait personne : Ranucci ne serait toujours pas innocenté, et la petite Marie Dolorès n’obtiendrait plus justice.

Avant de se lancer dans une telle affaire, je crois que le comité national pour la révision du procès Ranucci ferait mieux de trouver la preuve de l’innocence de Ranucci. Car obtenir un non-lieu post mortem à un homme qui était probablement l’assassin (sans qu’on en ait la certitude absolue), c’est tout simplement immonde, car parfaitement inutile à Ranucci, et cruel envers la famille Rambla.

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Casimir

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Fin de la saisie sur le forum, www. Ranucci.org

Commentaire : sur le forum ? La parole est libre.

mars 13, 2006

Etre ou ne pas être…

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 9:45

Réponse a une question sensible, qui interpelle plusieurs internautes et concerne le coté obscure de Ranucci et les enlèvements d’enfants évoqués, était il pédophile ?

Comme je crois que la question, va au delà de mes compétences et mérite une réponse appropriée sur laquelle je me garderai moi-même de poser un jugement définitif, je propose la réponse, extraite d’un interview donner par l’avocat de Christian Ranucci lui-même, Maître Jean-François le Forsonney, plus compétant et qui a eu l’avantage d’entrevoir ce milieu particulier lors de la retentissante affaire de l’enlèvement puis du meurtre du Pasteur Doucé… Homosexuel intéressé par toutes les déviances et plus particulièrement le petit monde clandestin des pédophiles. Voici donc l’extrait de ce qu’il en conclut dans « Dossier.Ranucci » que nous avons pu nous procurer.

Jean François Le Forsonney, S.I : « A l’époque, j’étais encore un gamin. Aujourd’hui, je ne raisonnerais peut-être pas de la même façon. Mais ce qui me frappait chez ce garçon, c’était sa passivité. L’expérience vous apprend que l’on peut toujours expliquer les comportements humains.
Ce qui était très déroutant chez Ranucci, c’est que durant le premier tiers de l’instruction, où il ne niait pas sa culpabilité, on ne s’expliquait pas de manière rationnelle pourquoi il avait pu enlever un enfant. Car, avant de s’interroger sur sa culpabilité et sur l’assassinat, il fallait expliquer l’enlèvement. Etait-il concevable d’enlever une petite fille de huit ans pour aller se promener avec elle? Oui, si l’on est un peu pervers ou pédophile. Mais vraiment ce garçon n’avait rien de cela. Rien, dans son passé, ne pouvait le justifier. Et dire à une petite fille “monte dans ma voiture, on va aller se promener”, pour moi c’est aussi transgressif que de la tuer. C’est en tout cas du même ordre.

Donc, quand je le prenais en amont et que je lui disais “Mais Ranucci, quelle idée vous a pris de faire monter cette gosse à bord?”, j’avais affaire à un mur. Au début, il était dans sa culpabilité, il disait “oui, bon, je l’ai emmené promener, je ne savais pas”, puis après, petit à petit, il s’est mis à dire “ce n’est pas moi qui ai fait cela”, ou “non, je n’ai pas enlevé cette gosse, je ne me souviens pas d’avoir enlevé cette gosse.”
En vérité, cette affaire est diabolique. Quand on en discutait avec Lombard, on n’arrivait pas à comprendre pourquoi les témoins de l’enlèvement, Jean Rambla et Eugène Spinelli, ne reconnaissaient pas Ranucci ni sa voiture. Et là Ranucci ne nous était pas d’une grande utilité.
Mais encore une fois Ranucci ne peut être coupable du meurtre que s’il est coupable de l’enlèvement. S’il n’est pas coupable de l’enlèvement, il n’est pas coupable du meurtre. A moins qu’il n’ait croisé, à un moment, la route de l’assassin; au pire il est complice. Mais pourquoi n’en n’a-t-il jamais parlé? Pourquoi s’est-il laissé guillotiner sans dénoncer quiconque? C’est très problématique. Je n’ai pas d’explication sur ce qui s’est passé, Perrault non plus.

Pour répondre à votre question, je me suis vraiment interrogé sur sa culpabilité quand on a commencé à raisonner sur le pull-over rouge et quand Mme Mattei nous a dit avoir eu affaire à un individu au pull-over rouge.

Lorsqu’elle est venue me dire que ses enfants avaient été importunés par cet individu, j’ai d’abord cru à un témoignage de complaisance. Puis je me suis aperçu, en compulsant la presse, que le contrôleur général Cubaynes étayait son témoignage en commentant l’arrestation de Ranucci, puisqu’il disait: “l’individu n’en n’était pas à sa première tentative, à son premier méfait, puisqu’il avait déjà agressé des enfants”, et là il citait indirectement Mme Mattei. Cela signifiait donc qu’elle avait déposé à l’époque et qu’après confrontation avec Ranucci, elle ne l’avait pas reconnu, et que par conséquent ce ne pouvait être lui. J’en ai donc conclu qu’elle disait la vérité.
Le pull-over rouge posait donc un vrai problème. Et sa présence dans la galerie était parfaitement incongrue. Il était tout neuf, trop grand pour Ranucci, rouge vif; ce n’était pas un pull-over ordinaire. Et de plus, on était au mois de juin. Mais personne ne savait ce qu’il faisait là, ni Rahou, ni Guazzone. Personne.
Non, il y a, à l’évidence, chez Ranucci un blanc entre son accident et son réveil dans la champignonnière. Soyons prudent avant d’en tirer des conclusions définitives, mais s’il est bien l’assassin de la fillette, cela fait de lui un coupable préoccupant, car il va chercher du secours pour se faire sortir de la galerie, attirant ainsi sur lui l’attention de témoins. Et il n’a vraiment pas l’air de quelqu’un qui vient de tuer une gosse.

- N’avez-vous jamais perçu, dans son discours ou son attitude, la moindre faille qui aurait pu laisser entrevoir une simulation de sa part?

Son attitude me paraissait sincère. Quand je lui ai dit, avant l’audience des assises, “on va avoir un problème avec votre couteau, s’il est bien à vous”, il m’a regardé avec le même air de convivialité que vous en me disant: “oui, c’est vrai, vous avez raison, je vais dire qu’il n’est pas à moi”. Je lui ai alors dit: “attendez, ce n’est pas ce que je vous dis, mais cela ne vous gêne pas?”. Et il m’a répondu: “oui, mais je n’en sais rien… Mais vous avez raison, il vaut mieux dire qu’il n’est pas à moi.”
J’en conclus que si c’était un pervers, il l’était fortement. Et ce n’était qu’un gamin de vingt ans.

Voici un article qui résume fort bien la position des média face “au produit ” ou profit que génère une affaires criminelles. Dominique Baudis Président du CSA qui a été “mis en boite” par les médias qu’il chapeaute, aura t’il droit a son télé-film. Un court métrage sur les dérives cathodique, décortiquant les séquelles que cela laissera a ces figurants”sans cachet”, ces victimes de la société qui n’ont jamais voulu postuler, ni a la Star Acte, moins encore a la montée des marches du Palais… de justice mais y ont été propulser contre leur gré. Lire article sur http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-729634,0.html

février 8, 2006

Rambla : Prolongement de l’affaire

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 8:54

Des articles de presse, autour de l’affaire Ranucci, il y en a pléthore, surtout ces derniers temps. Heureusement, je ne peux tout lire. Livres, émissions de télévision. Maintenant après le Film de Drach, « Le Pull-over rouge », TF1 se lance aussi avec un téléfilm : « Une mère ».

Des jeux sur Internet, concernant l’affaire Ranucci cela existe aussi ! Et cette débauche morbide est inquiétante pour la mémoire de ma fille. A quand, la Française des jeux va-t-elle suivre le mouvement, avec sait on jamais, une tète à gratter ?

Quelques articles chocs ou émissions sont représentatifs, de cette dérive indécente générée par le pull-over rouge de Gilles Perrault. Avec un seul but. Relancer la polémique, reprendre pied sur la scène médiatique.
Tout au long des ces années, depuis la mort de ma petite fille chérie, jamais je n’ai entendu dire qu’il y avait eu un seul élément découvert, qui puisse faire douter un seul instant de la culpabilité de Ranucci. Jamais un témoignage en ce sens n’a vu le jour. Alors, on aimerai bien… que. Quitte à moudre un grain bien trop sec qui retombe vite en poussière, aussitôt dispersé par une autre rumeur, plus forte. Pour rebondir tout est bon. Dans un Cirque, l’on se sert du trampoline. Dans la vie, des médias….. Moi je n’ai eu qu’une place de spectateur, sur un strapontin impuissant à voir notre vie mêlée à ce Cirque. Car ce que l’on oublie au principal, c’est que là, c’est l’argent du sang d’une enfant, puis d’un jeune de 22 ans qui génère le profit. Je trouve cela odieux.

Trente ans de silence, cela fait aussi du bruit dans le cœur, dans ma tète…
Aujourd’hui, à plus de 80 ans, je prends la parole, avec pour ligne de conduite celle qui a toujours été la mienne tout au long de ces années. Dignité, vérité. Car la vérité ne souffre pas de travestissement.
Il est certain que j’aurai eu plus de facilitées à m’exprimer ici en Espagnol, ma langue maternelle, mais mon accent est épouvantable. Aussi, j’ai pris un bon, porte plume.

Tous mes tourments proviennent de ce qu’un jour, plusieurs années après la mort de ma fille, Marie Dolorès, assassinée, pardon, égorgée par Christian Ranucci, deux très exactement un livre, sorte en librairie, idéalement placer dans le ton pour lancer une polémique qui n’existait absolument pas alors. Que ce livre, « indigent » de vérité, contenant de surcroît plus de 200 erreurs, manifestement voulues va devenir l’emblème sanglant de la ligue des abolitionnistes, qui se battaient pour l’abolition de cette peine en France. Robert Badinter, s’en servira à la tribune de l’Assemblée pour demander, et obtenir l’abolition de la peine de mort. Dès sa sortie, en librairie, je vais en demander l’interdiction puisque la Loi autorise cela durant une période de trois mois. Mon conseil de l’époque, affirmera faire immédiatement le nécessaire. Hélas, il me faudra déchanter, J’avais été floué ! Gilles Perrault, fort de son succès financier, me proposera un peu plus tard, très certainement honteux de son geste, de partager ses gains f