Le Cirque Rouge

janvier 14, 2008

Le jugement

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 7:18

L’écrivain Gilles Perrault a été condamné pour diffamation et injures lundi 14 janvier 2008 par le tribunal correctionnel d’Aix en Provence, a-t-on appris de source judiciaire.
Le 10 décembre 2007, lors du procès, le ministère public avait requis la condamnation de M. Perrault, l’écrivain communiste auteur du très controversé “Pull over Rouge”.
Poursuivi par quatre policiers de la brigade criminelle de Marseille pour pluisuers passages de son ouvrage “L’ombre de Christian Ranucci” paru en 2006 aux éditions Fayard, Gilles Perrault devra régler 5000 euros d’amende. Il devra en outre verser de 8000 à 10 000 euros de dommages et intérêts aux policier qu’il accusait notamment de “légéreté et partialitré” dans leurs investigations sur le meurtre de la petite Marie-Dolores Rambla qui ont abouti à l’exécution de Christian Ranucci le 28 juillet 1976 à la prison des Baumettes à Marseille (AFP). 
 

décembre 19, 2007

PROCES JURAMY PERDU

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 10:39

Une page se tourne de « L’Avocat de l’Extrême ».

Maître Henri Juramy notre ancien conseil, quitte la barre du tribunal des Appels de la Cour d’Aix en Provence la tète basse !

Petit rappel des faits.

Depuis quelques années, force était de constater que nos instances,  souvent à l’initiative de notre conseil, ce qui avait pour moi un coté rassurant,  faisaient « long feu » devant un tribunal !

A tel point, qu’après une étude approfondie des erreurs constatées, au fil des procédures qu’il était décidé de mettre fin à cette longue collaboration et réelle déception.

Hélas, ce dernier ne l’entendait pas de cette oreille, et en représailles, nous présentait par l’intermédiaire du Conseil de l’Ordre des Avocats de Marseille, une note d’honoraires salée, plus de 30 000 Euros, que nous n’aurions même pas pu   imaginer  pouvoir un jour honorer.

La tâche était certes ardue, mais nous allions nous attacher dans un long mémoire en réponse, à  prouver et démontrer  la parfaite mauvaise foi de Maître Juramy dans sa prétention d’honoraires auprès du Conseil de l’Ordre, un organisme qui protège pourtant férocement ses membres. Et je suis bien placé si je compte ici mes plaintes contre Maître Gilbert Collard.

Ce dernier dépité ne lâchait pas pour autan prise sur le magot désiré…  et interjetait aussitôt appel à la Cour d’Aix en Provence.

Les Juges ne seront pas dupes eux non plus de la mauvaise manière qui nous était faite et le renverront à se consacrer mieux, à son  statut de jeune retraité !

Je me souviens de cette phrase extraordinaire de l’homme qui un jour où je me plaignais me rétorquait : « Personne ne m’a jamais poussé à la faute ! ». Décidément, il n’avait besoin de personne pour y aller, à la faute !

Tout cela est bien triste.

décembre 13, 2007

Gilles Perrault encore à la barre !

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 7:33

Comme prévu, Gilles Perrault était ce lundi10 novembre, une nouvelle fois  à la barre du tribunal correctionnelle d’Aix en Provence  pour ses mensonges réitéré dans son dernier ouvrage, « L’ombre de Cristian Ranucci » , édité en 2006 chez Fayard ou, quatre policiers sont partie civile. En effet, dans ce livre,  l’auteur enfonce encore les enquêteurs de police. On peut notamment y lire : « Le commissaire Alessandra ment sans vergogne» ou, évoquant un procès- verbal qualifié de « pièce litigieuse de plus dans un dossier où elles poussent comme des champignons sur du fumier métallurgique ».

Maître Guy Karoubi a voulu démontrer que Gilles Perrault a « contrevenu aux règles de l’éthique, de la morale de l’honnêteté », Maître Henri Leclerc son défenseur  exploitant les zone d’ombre… de l’affaire déclarera : «  C’est l’un des livres les plus honnête que j’ai rarement lu », a-t-il insisté, s’appuyant par ailleurs sur les écrits de Jean François le Forsonet, avocat de Ranucci. La parquet a requis 7 OOO Euros d’amendes contre Gilles Perrault. Délibéré le 14 janvier prochain. 

août 10, 2007

Bonne nouvelle …

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 9:11

 

La fréquentation du Blog «  Le Cirque Rouge » dépasse largement toutes nos espérances ! Et je suis heureux d’annoncer qu’à la rentrée prochaine, mon manuscrit sera disponible. Nous y reviendrons dans quelques semaines. Je sais d’ores et déjà que cette annonce ne va pas plaire à tout le monde…  remettre en cause la thèse mensongère du « Pull over rouge », et publier pour la première fois  les éléments « occultés » par les initiateurs de la thèse de l’innocence,  de l’erreur judiciaire dans le but, entre autre d’obtenir l’abrogation de la peine de mort de l’arsenal répressif judiciaire Français. Démasquer certains manipulateurs de renoms,  ardents défenseurs de l’abolition de la peine de mort ne va pas passer inaperçu et demain, ces « bonnes consciences » devront goûter aux remords qu’ils n’ont pas eu avant . N’y a-t-il pas eu là, dans le dossier criminel de Christian Ranucci, une monumentale escroquerie intellectuelle à la peine de mort ? Ce n’est pas à moi de juger l’Histoire, mais à vous, en conscience demain de vous prononcer.

Et dans le chapitre ‘Procédure » Maître Henri Juramy, « l’Avocat de l’Extrême » notre ancien conseil, retraité depuis… fait appel à la Cour d’Aix en Provence de la décision du Conseil de l’Ordre des Avocats de Marseille qui le déboutait récemment de ses prétentions exorbitantes et injustifiées d’honoraires… De là à l’extorsion de fonds et l’abus de confiance, il n’y a qu’un pas…. Et nous y reviendrons. D’un extrême à l’autre, j’aurai tout vu,  tout subit. Décidément, vivement la rentrée !

mai 23, 2007

LETTRE MORTE !

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 7:53

Nos lecteurs ne seront, pas étonnés d’apprendre que Jacques Chirac est sorti du dossier Ranucci, sur la pointe des pieds malgré notre demande. Il est vrai qu’entre deux perquisitions des juges à l’Elysée, le spectre de l’affaire Boulin qui remonte à la surface, l’assassinat du juge Borel, les sempiternelles affaires de la Mairie de Paris, et quelques chinoiseries, on peut comprendre qu’il est préféré se hâter de passer la main sans laisser ses empreintes sur mon courrier…

 

En ce qui concerne l’action engagée contre TF1 pour son docu-fiction, nous devrons encore patienter un peu pour obtenir une réponse, mais si force reste à la loi, ce n’est qu’un moindre mal.

mars 27, 2007

ECHEC & MAT

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 8:56

C’est le résultat de mon instance contre le journal ICI-PARIS. La partie était pourtant, pour une fois bien engagée, mais, dans la dernière ligne droite, après les subterfuges utilisés par le journal, je fus cette fois victime d’un lamentable règlement de compte. En effet, je me plaignais depuis un certain déjà à mots couverts  auprès de mes conseils de l’échec répété de mes actions  devant les tribunaux. D’une analyse sommaire, la construction de ces actions, ne résistait pas à la révélation de quelques erreurs d’engagement, avec les conséquences négatives que j’en connaissais. Je m’en étais ouvert à mots couverts et mon fils qui lui aussi avait quelques doutes sur la solidité de mes conseils, par ailleurs en charge de ses intérêts personnels, décidait lui au pied levé de s’en aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Cela ne fut, vous vous en doutez peut être, pas du tout au goût de nos conseils, le cabinet de Maître Juramy & Hansenne.  En représailles, ceux-ci entreprirent deux actions fortement critiquables. La première le fut par l’intermédiaire du Conseil de l’Ordre des Avocats de Marseille, qui  nous présentera à chacun, une note d’honoraires salée, plus de Trente milles euros, alors que nous étions sous aide judiciaire. Et enfin,   sans  me prévenir  de la date de l’audience pour le dernier acte de l’instance ICI-PARIS, ces Conseils n’ont pas jugés utiles   bien que dument convoqué au Tribunal, aller défendre mes intérêts.  En conséquence de quoi, j’étais  condamné pour absence de représentation ! Une bien mauvaise manière à notre endroit. En conséquence, comme il n’y a de bonne compagnie qui ne se quitte un jour, j’ai aussitôt remercié définitivement mes deux mauvais conseils, pour en obtenir un bon!

mars 1, 2007

DROIT DE REPONSE:

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 8:03

 Bientôt sur TF1 : « Le combat d’un père » ?

 Le film « le combat d’une mère » sera-t-il   le dernier pas de danse « Indécent » sur le dos des victimes de Christian RANUCCI ? Le spectateur averti a pu juger des manquements graves auquel TF1 n’a pas manqué de se livrer dans ce téléfilm. La vérité médiatique visant à se substituer à la vérité judiciaire.  Maître Lucien Simon,  Avocat à Aix en Provence demande aujourd’hui a la Chaîne de Télévision TF1 un droit de réponse en vertu de l’article 6 de la loi du 29 juillet 1982. En effet, l’Emission impute dans le téléfilm « Le combat d’une mère » à ce jeune comédien, (dans la réalité Jean Rambla, 6 ans) d’avoir reconnu formellement le véhicule Simca 1100 et d’être un spécialiste des voitures, Le téléfilm impute donc à Jean, mon fils d’avoir fourni un élément à décharge au meurtrier de sa sœur, Marie Dolorès. TF1 le présentant ainsi comme ayant concouru à alimenter la thèse de l’innocence de Christian Ranucci, une thèse qui vaut depuis a notre famille d’être la cible de constantes attentions malveillantes. Ceci est intolérable. Et dire qu’ils ont déclarés sérieusement en préambule, avoir tout vérifier !  Mais nous y reviendrons sous peu en et j’espère, pourquoi pas, en direct sur TF1. Une opportunité de vous démontrer comment on réécrit l’Histoire Judiciaire, en occultant à la manière de (…)  des documents gênants. Ou, selon, cela n’est pas  exclu, par une fin de non recevoir de la direction de la chaîne, qui reconnaîtrait alors implicitement que tout cela était voulu, orchestrer pour coller plus intimement a la thèse des abolitionnistes.

Heureusement,

Gérard Weizer, Avocat au barreau d’Epinal, et avocat de Mme Marie Ange Laroche, veuve de Bernard Laroche  à ouvert officiellement le débat sur ces questions sensibles qui touchent douloureusement de plus en plus de familles de victimes. Une discussion d’actualité qui me conforte dans ma démarche. Maître Weizer : «  Il paraîtrait logique qu’un réalisateur qui aujourd’hui tourne un docu-fictions sur des faits non prescrit et pour lesquels les protagonistes sont toujours vivants, doive s’exposer à ce que son film soit visionné par les différents protagonistes avant la diffusion. Lorsqu’un film n’est plus une création ni une fiction mais vise au contraire à imposer une vérité médiatique aux lieux et place de la vérité judiciaire, le juge doit se montrer plus audacieux. L’apparition des docu-fictions et des reportages de téléréalité policière ou judiciaire doit lui dicter une autre conduite et l’amener à ordonner plus souvent le visionnage préalable lorsque l’un des protagonistes le réclame. Pourquoi attendre que l’atteinte à la vie privée et à la présomption d’innocence soit consommée pour réagir ? Pourquoi ne pas accepter un principe de précaution qui éviterait des dégâts médiatiques souvent irréparables ? En matière judiciaire aussi un principe de précaution doit être créé par le juge»

 Nous sommes tous concernés, vous peut être demain! Personne n’est à l’abri du pire qui soit, devenir une petite « marionnette » du petit écran.  Vous êtes vous seulement poser la question ?

Vous aurez peut être noter au passage que je tenais exactement ici même il y a quelques temps déjà ces propos. Assurément, aujourd’hui je me sens moins seul à crier mon désespoir de n’être qu’un sujet, « qui fait de l’audience » par la volonté délibérée de TF1, qui nous entraîne  loin de la réalité judiciaire.

Comme si cela ne suffisait pas, un ami scandalisé me fait passer un livre très récent, « le Guide du Marseille des faits divers, de l’antiquité à nos jours » paru aux éditions le cherche midi. Eux c’est sur, ils ont trouvé, midi à quatorze heure ! Tout de même trois cents pages où l’on découvre, des faits divers qui ont pour point de départ, le nom de la rue. Cela ne mène nulle part bien entendu, sinon peut être au détour d’une rue, apprendre enfin la vérité, sur une affaire d’importance. En 1849 au café des Mille Colonnes,  alors qu’ils percent un tonneau d’alcool des garçons de café renversent une lampe à pétrole, enflamment les lieux et sont sauvés grâce aux pompiers ! Et dire que j’ai du attendre tout ce temps… Ouf. Au chapitre du 4eme arrondissement, je découvre la rue Albe et le « Pull over rouge » Heureusement il n’y a que deux feuillets sur l’affaire, une exception de taille dans tout l’ouvrage, mais consciencieux nos rédacteurs, se sont mis a plusieurs… pour effectuer un savant recopiage, d’un texte de Gilles Perrault et nous resservent sans rougir, les mensonges avérés du Pull over rouge. : « La tète rebondie deux fois ! Le pull était trop grand, il détestait le rouge. Plus finaud « Quand à l’endroit où était dissimulé l’arme du crime, il était connu depuis la veille par les policiers, qui ont pu influencer le fébrile Ranucci. Un temps, les soupçons ont même porté sur le tueur en série Michel Fourniret, reconnu dans la foule sur une photo.» Bonjour l’amalgame insinué pour ceux qui découvriront l’affaire! De quoi enlever toute crédibilité à ce guide « des erreurs » mais donner des arguments plus que sérieux à un avocat qui se porterait partie civile pour les policiers !  La rédactrice principale est en poste au quotidien la Marseillaise et revendique  le titre de Docteur en histoire contemporaine, spécialisée dans les questions d’urbanisme et de mutations de Marseille. A vrai dire, je comprends dès lors mieux ce dilettantisme  sur l’affaire en lisant son cursus !  Au sortir de cette lecture je ne suis plus sur que d’une seule chose, le prix de l’ouvrage, la date 2006 et sa couleur dominante, le rouge. C’est du cousue main !

26 février 2007 - Un témoignage parmi d’autres qui fait doublement chaud au cœur et à l’histoire :

Monsieur et toute votre famille,

 Je tiens à vous exprimer mon horreur et mon dégoût devant tout le théâtre fait autour de votre malheur. Je suis né à la clinique Beauregard et j’avais 11 ans quand tout cela est arrivé et je m’en souviens avec émotion. Je rend hommage à Monsieur BOULADOU pour son travail et vous assure que beaucoup de gens comme moi pensent à vous et ne souhaitent qu ‘une chose :que l’ on vous laisse tranquille. J’ ai lu les pires outrances sur Internet concernant l’ innocence de Ranucci,et comme beaucoup je me suis laissé berné puis j’ ai approfondi le sujet comme j’ ai pu et je me suis rallié à l’évidence des choses avec la honte d’ avoir douter. OU I Ranucci était coupable, la justice l’a condamné, Point barre. L’ami d’enfance de mon père était le doyen de la faculté de droit d’ Aix en Provence, le regretter Fernand BOULAN qui était aussi un des grands spécialistes de science criminelle de l’époque. Je me souviens qu’il nous avait parlé de cette affaire car je suppose qu’il a effectué une consultation pour la Cour de Cassation lorsque Ranucci s’est pourvu en Cassation ou en tout cas, il avait eu accès à une partie du dossier, et moi jeune étudiant en droit, il m’avait assuré que les choses étaient accablantes pour Ranucci .Je n’en doutais pas et le disait à qui voulait l’entendre, Fernand était un adversaire résolu de la peine de mort. Je ne manque jamais une occasion de m’indigner de la malhonnêteté de certains qui en réalité utilisent votre malheur pour des fins politiques et aussi certainement se faire un peu d’argent. Ma fille a 8 ans et j’imagine ce que vous avez dans le coeur. Soyez assuré de notre profonde compassion et aussi de notre soutien pour combat pour l’honneur et la dignité des vôtres. S.M    

février 10, 2007

Décidément, quel Cirque !

Classé dans : Le Cirque Rouge — rambla @ 9:03

    

Mon manuscrit « Le Cirque Rouge » n’a décidément jamais aussi bien porté son nom. Ce film «  le combat d’une mère » coproduit par TF1 et Septembre Production, sous la houlette du réalisateur Jean Nainchrick diffusé en ce début d’année, film qui a été vu par des milliers de téléspectateurs belges et français est une véritable caricature. Une bien mauvaise resucée du film « le Pull over rouge de Michel Drach »

.J’ai par ailleurs regardé  l’émission de télévision Direct 8, puis  écouté celle de Jean Marc Morandini sur Europe1 ; un vif débat entre Gérard Bouladou l’ancien policier, un passionné du dossier et Maître Le Forconney.  J’ai été consterné de découvrir ce dernier, muré dans sa robe de « candide » et resservir à son auditoire sa rengaine désuète: « Le dossier se devait d’être parfait concernant la peine capitale encourue! » Alors pourquoi ne pas l’avoir  mieux construit, surveillé et défendu aux Assises ?»

Ce n’est pas une découverte, Ranucci n’était pas seul face à ses juges, mais au contraire bien entouré et défendu. Hormis une partie de la presse locale et nationale il y avait tout de même ; Un ténor du barreau de Marseille, Paul Lombard,  le Bâtonnier Chiappe, ainsi que Maître Fraticcelli que l’on ne peut présenter comme un parfait naïf. Aujourd’hui, on nous explique, qu’à l’époque des faits, bien qu’une partie de la presse leur était  favorable, (ils avaient tous  table ouverte chez un ténor du barreau, cela crée des liens, non !) ces avocats ont, aller savoir pourquoi, omis de crier haut et fort que l’instruction était « bâclée », instruite uniquement à charge et que les policiers avaient torturé leur client pour obtenir des aveux, et que des témoignages étaient escamotés, lesquels ? Ceux des tentatives d’enlèvement d’enfants par Ranucci ou ceux plus fantaisistes du faux témoin Mattei ? Ou encore peut être bien de Daniel Moussy qui dit que tout cela est faux ! Comble de l’horreur aucune trace du fait que l’on a tranché un bout de son oreille pour le marquer comme pédophile. Et tout cela à un moment crucial de l’instruction, où tout est encore possible. Des faits, qui s’ils étaient avérés sont passibles de poursuites.

Décidément, je n’en  trouve trace nulle part dans le dossier d’instruction. Pas la moindre  trace de protestation  concernant ces détails que l’on monte en épingle aujourd’hui ; Ces  errements qui justifieraient, nous dit on aujourd’hui, l’innocence de leur client. On a donc laissé faucher une tète en connaissance de cause ?  N’y a-t-il pas là une part importante de la responsabilité des avocats de Ranucci ? Cela ne s’apparente t’il pas à : « Non assistance à personne en danger ? »

J’en ai assez d’entendre dire n’importe quoi. Qui croire ? La parole de Ranucci lorsqu’il avoue : Je suis coupable » et donne toutes les preuves de sa culpabilité ? Ou le Ranucci  innocent, qui affabule et  ne peux par contre rien prouver ? Allons nous subir encore longtemps des Avocats qui tournent en rond en se lamentant depuis trente ans sans jamais rien démontrer de ce qu’ils avancent ?

Allons demain au bout de cette mascarade indigne de la robe qu’ils portent.» Car ils créent en se comportant ainsi un climat malsain, génèrent un harcèlement continu à notre encontre. J’irai demain sereinement et très volontiers dans le sens qu’évoque Maître Jean François le Forçonney, trop de mensonges sont dits, trop d’erreurs colportées, trop de doutes soulevés, c’est aussi mon sentiment. Alors il suffit q’ils engagent  un procès en responsabilité sur le fond du dossier, et je m’engage à me  joindre à la requête! Le procès Ranucci ne sera pas révisé mais cette piste là, ne peut leur être refusée. Leur honneur est en jeu.

 En attendant, le résultat immédiat de ces émissions est très significatif du malaise  engendré, une partie du public en ressort systématiquement perturbé, persuadé que quelqu’un ment, tout en augmentant  la défiance  du système judiciaire actuel. Un résultat à priori positif pour les tenants du doute, de l’innocence, qui peuvent d’ores et déjà envisager une suite, produire encore une autre émission, encore un autre téléfilm. Gagner encore de l’audience, plus de blé sur le sang des victimes, sur ma fille,  sur la mère de Christian Ranucci.  Chez ses gens là, déterrer un cadavre rapporte gros.

 La Bible nous rapporte que Jésus en son temps  chassa les marchands du temple… La République Française décidément les protège au nom de la sacro sainte liberté d’expression.  Cette exploitation trop souvent mercantile, dérive cathodique abusive se trouve souvent sans aucun fondement et n’a pas de limite. Livres, films, cassettes vidéo, expositions de peintures, jeux, où l’on trouvera désormais  des « Aquarelles » peintes à la hâte  représentant le condamné « Ranucci aux menottes ». Tous cela, fait l’objet d’un culte morbide qui rapporte. Aujourd’hui,  des familles brisées en font les frais, moralement, physiquement  supportant l’innommable  sans que la justice ne s’émeuve, ne s’empresse de faire cesser ce calvaire que nous devons endurer.

A l’identique, l’affaire Villemin, une autre petite victime en proie aux vautours du petit écran. Les victimes s’opposent à l’exploitation  de leur malheur. Hélas, rien ne leur sera épargné, l’acharnement allant jusqu’à utiliser leur nom de baptême. Conscientes des dommages consécutifs à tous ces mensonges divulgués dans ces téléfilms, les victimes potentielles demandent à visionner  au préalable le sujet afin de s’assurer que seule la vérité du dossier judiciaire sera dite, que rien ne pourra venir blesser à nouveau sans bonne raison leur sensibilité, troubler leur droit à l’oubli. Malheureusement, cela s’avère peine perdue ! En effet, le tribunal déboute généralement les plaignants, au motif qu’ils pourront, après que le dommage irrémédiable soit causé, poursuivre les réalisateurs. Mais la douleur, ce mal insidieux qui retourne le coeur, donne envie de mourir sera fait, et bien fait. OUTREAU réel  constat d’impuissance des services judiciaires, n’a toujours pas porté ses fruits et n’en portera pas dans ce domaine. A croire que la pauvreté invoquée de cette institution judiciaire est un leurre. Le manque de magistrats un rêve. La surcharge des tribunaux un délire médiatique… Le principe de précaution, dont on nous rabache journellement les oreilles un phantasme… Comme si de fait, la justice ayant tellement   peur de manquer de plaignants à la barre, prévoyante, s’assure un retour des dossiers.

 Mon malheur est à l’identique du cas Villemin, avec le téléfilm de TF1, « la mère »  tourné cette même année par la société Septembre Production. A l’exception, que j’ai eu effectivement gain de cause, obtenant le droit de visionner le film en première instance quatre mois avant toute diffusion du téléfilm, la satisfaction  hélas fut de courte durée. Un leurre en fait, car dans le silence des couloirs de la justice, Septembre Production a aussitôt fait appel de cette décision afin de nous voir retiré ce droit acquis, revenant sur l’engagement donner sans contrainte, et ce avant toute condamnation par le tribunal! Nous retirions de l’instance, l’arrêt immédiat du tournage et    Septembre Production assurait nous communiquer le scénario. Artifice de prétoire, effet de manche qui avait fonctionné. Il fallait pour le réalisateur, à tous prix nous empêcher de nous opposer préalablement à l’utilisation éventuellement tronquée des circonstances de la mort de notre enfant, aux dérives projetées qui allaient  intimement coller aux mensonges plus largement répandus par la thèse du livre le Pull over rouge de Perrault. Porter ainsi au pinacle la mère d’un meurtrier ratisserait-il un plus large public chez les concurrents de TF1?  Ces producteurs en mal de sensations fortes, devraient planter avec plus de bonheur leurs caméras   dans certains pays chauds et turbulents. Là, à peu de frais, ils auraient de quoi faire leur beurre et faire monter la pâte en  moins de 56 minutes.

 Mais ils sont malins, nos producteurs et cela, c’est pas du cinéma, malgré l’interdiction que j’avais obtenu de diffuser, ils ont vendu en douce à Canal + les bobines du film qui  a bien entendu diffusés à une heure de grande écoute, sans que le président du tribunal mis au fait, après coup ne s’en émeuve ! Je dois, moi, respecter à la lettre la loi, sinon l’on m’expliquera fermement que « nul n’est sensé l’ignorer cette Loi ». Les autres alors ?

Pourquoi ne pas les respecter, ces Lois de la République ? Celles-ci par exemple

Art. 434-25 Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou image de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 Euros d’amende.

Les dispositions de l’alinéa précédent ne s’appliquent pas aux commentaires techniques ni aux actes, paroles, écrits ou images de toutes nature tendant à la réformation, la cassation ou la révision d’une décision.

Lorsque l’infraction est commise par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsable.

L’action publique se prescrit par trois mois révolus, à compter du jour ou l’infraction définie au présent article a été commise, si dans l’intervalle, il n’a été fait aucun ace d’instruction ou de poursuite.

V.anc.226,C.pén ;J-CL Pen, Discrédit sur une décision juridictionnelle par A.VITU

Et plus particulièrement celle là.

Art 1382 du Code Civil – « Indépendamment des dispositions spéciales concernant la presse et l’édition et eu égard au droit du public à l’information, l’auteur d’une œuvre relatant d’effet historique engage sa responsabilité à l’égard des personnes concernées lorsque la présentation des thèses soutenues manifeste par dénaturation, falsification ou négligences graves à mépris flagrant pour la recherche de la vérité civile  civ.1) 15 juin 1994 »

  

 Et donc, tout comme pour l’affaire du petit Grégory, nous avons perdu en dernier ressort Piétiné le principe de précaution. Mais où est donc la justice dans tout cela ? Où est le droit des victimes, à l’oubli, au respect ?  Tous ces gens qui nous malmènent, nous utilisent, n’ont-ils pas d’enfants ? Mais au-delà, sur le fond, je crois avoir compris la démarche des avocats de Septembre Production. Contrairement à ce qu’en disent certains média  ce n’est pas en ce basant sur la liberté qu’ils cassent le jugement, mais sur une erreur évidente de ma part, un mauvais conseil. Attaquant Septembre Production, nous aurions du citer conjointement le diffuseur associé, en l’occurrence TF1. La société Septembre Production qui réalise techniquement le film, n’était pas en mesure de le diffuser sans l’aide de son associé TF1. Aussi lorsque nous citons et obtenons gain de cause à l’encontre de Septembre Production, le juge d’appel ne peux que constater que ces derniers ne sont pas maître du jeux n’en contrôlent pas la diffusion et que  donc,  la sanction rendue  est inapplicable à leur endroit en l’état. Donc, casser  le premier jugement est tout à fait justifié.

Dans le même temps, comme une mauvaise nouvelle chasse l’autre, j’apprends que  la promotion de la sortie officiel du livre  ‘ l’Ombre de Ranucci’   chez Fayard, se déroule a Apt 84400, chez un  libraire de la place St Pierre. Livre prônant  l’apologie d’un meurtre, terme qui sera d’ailleurs employé par mon avocat qui prend aussitôt contact avec le procureur de la république de cette ville. Scandaleux, pour la promotion du livre, ils se sont   adjoint le concourt d’un artiste peintre qui a peint un tableau représentant Ranucci  menotté…et mis en place un grand raout tournant autour du criminel Ranucci. Une exposition complète de ses œuvres, photos, peinture. Là très à l’aise, Gilles Perrault entre deux verres, dédicace souriant à ses clients le recueil de ses tout derniers mensonges ! J’espérais, à tord que cette fois, la justice ne tolérerait pas cette infamie,  tout comme lors du procès engagé  par les policiers chargés de l’enquête, que Perrault accusait de forfaiture et que cette fois il   trinquerait, mais cette fois à la santé de la vérité et non pas de ses profits! Et bien NON. Décidément, La justice passe, et la vérité trépasse.

La lecture attentive de « l’ombre de Christian Ranucci » n’est qu’un piètre raccourci de son premier roman, « Le Pull-over rouge » et laisse la place à quelques  remarques. Perrault maintenant,  nous parle  non plus d’un chien, mais de deux. : « Page 25 : «  Les personnages les plus importants furent non pas tel ou tel éminent Magistrat, mais deux chiens» Le premier, évoqué par un officier de Gendarmerie, le second par le commissaire de police ». Bizarre… Page 117 : « À la fin de ses « aveux», et malgré les dénégations de Christian, on lui avait demandé d’enfiler le pull-over, il flottait dedans. (Ce qui par ailleurs est faux) Page 216 : « L’occultation délibérée du témoignage de Daniel Moussy». Pour finir par inventer un patriotisme marseillais. N’allant pas encore jusqu’au complot ! : «Le capitaine Gras, extravague à propos d’une voiture fantôme, ou que le commissaire Alessandra mente sans vergogne en m’accusant de mensonge ». Il n’oublie pas non plus redevenant le petit militant  qu’il n’a jamais cessé d’être d’égratigner au passage : « Gaston Deferre, des « truands notoires », sa clientèle habituelle, lui proposèrent d’intervenir dans les sales de projection marseillaises pour saisir les copies du film « le pull rouge » et les brûler ». Ou les condamnations, plusieurs années plus tard d’Arreckx Maire de Toulon, ou d’Alain  Joissains dans des affaires d’abus de biens sociaux et complicité de recel de fausses factures.

Perrault n’hésite pas à nous donner en prime des détails inédits sur une affaire Deveaux, un jeune boucher qui fut condamné pour avoir poignardé la fillette de ses patrons, puis acquitté par une autre cour d’assises. Il aurait pu tout aussi bien nous livrer les dessous de l’affaire Luc Tangorre, qui par certains cotés est  le calque parfait de l’affaire Christian Ranucci. Oui mais là,  le bas blesse durement ses propos.

Maître Pierre Vidal Naquet : « Quand je reçus en 1983 le livre de Jean-Denis Bredin, L’Affaire, je lui écrivis à peu près immédiatement qu’il était bien de venger l’honneur du capitaine, (Dreyfus) mais qu’il y avait à Marseille, aux Baumettes, un jeune homme condamné pour une série de viols. L’histoire, que je raconte à la fin du tome II de mes Mémoires, peut se résumer ainsi : pendant l’été de 1983, j’appris d’un de mes neveux qu’un de ses camarades, Luc Tangorre, étudiant en gymnastique, avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour une série de viols dans les quartiers sud de Marseille. Il protestait avec la dernière énergie de son innocence, paraissait avoir des alibis sérieux. Jean-Denis Bredin et mon propre frère, avocat à Marseille, prirent son affaire en main. Une jeune femme, chercheuse au CNRS, avait pris la tête du Comité de soutien. L’homme impressionnait. Mon frère alla le voir en prison et me dit : « Ou bien il est innocent, ou bien il faut l’engager tout de suite à la Comédie française. »

Je me battis sur tous les terrains, allait voir Robert Badinter puis François Mitterrand. Une grâce partielle lui fut accordée en 1988 et il sortit de prison. Hélas, on apprit que, le 29 mai 1988, un jeune homme qui lui ressemblait comme un frère avait violé deux étudiantes américaines. Mon frère fit son devoir d’avocat jusqu’au bout, mais le dossier de l’accusation était cette fois solide, et il aurait fallu d’immenses complicités pour le supposer truqué, et je ne pus m’en convaincre. J’avouai mon erreur après la condamnation, et Le Monde publia mes regrets dans son numéro du 15 février 1992. Je sais très bien que, depuis, ma parole a perdu singulièrement de poids. François Hartog, ici présent, se souvient certainement qu’il m’avait mis en garde dès les premiers jours contre la comparaison que j’avais faite entre l’affaire Tangorre et l’affaire Dreyfus, identifiant par exemple l’expert psychiatre qui avait enfoncé Luc Tangorre dans la première affaire à l’ineffable Bertillon, l’expert en graphologie de l’accusation contre Dreyfus. François Mitterrand lui-même avait été hésitant : « Je comprends, me dit-il, qu’on soit accusé à tort d’un viol, mais de dix viols ? Comment est-ce possible ? » J’avais dans mon camp sa secrétaire, Paulette Decraene, et son épouse Danielle. Ce n’est pas un souvenir dont je sois particulièrement fier aujourd’hui.

Voila une affaire incroyable qui nous rappelle singulièrement, toutes les postures, et démarches engagées à l’identique pour Christian Ranucci. Comme quoi, il ne suffit pas de tutoyer le langage administratif ou judicaire pour preuve de compétences en matière d’injustice .Toutes choses qui à priori n’inquiètent nullement  TF1 en faisant réaliser « Le combat d’une mère ».

 Bien entendu les magazines de programmes de télé regorgent d’information afin d’engager le spectateur à regarder  TF1 pour exemple de ce qu’ils diront: « Ce téléfilm retrace le fait divers qui a abouti à l’abolition de la peine de mort.  Nous avons tout vérifié. Récemment, une piste s’est ouverte autour de la présence du tueur en série Michel Fourniret dans la région à cette période.  On a du mal à y croire et pourtant « tout est vrai affirme le producteur Jean Nainchrik. Nous avons tout vérifié et n’avons rien inventé. » Sur un autre magazine : TELEFILM  TF1: « Ranucci non coupable !». Ranucci est-il coupable ou nom ? Catherine Frot : « Moi je dirais non coupable. » - Le scénario d’Alain Godard se fonde, lui, sur des faits avérés, des décisions de justice et des articles de presse mais pas sur l’ouvrage de Gilles Perrault. » (Seules les réactions de la mère de Ranucci relèvent de la fiction !)

 En lisant cela je serre les poings…Alain Godard ira jusqu’à déclarer : « Il pouvait d’ailleurs difficilement en être autrement car peu d’ouvrages ont été écrits depuis le Pull over rouge !» Une douzaine au minimum voulait il dire. C’est peu  en trente ans je vous l’accorde pour un sujet comme celui là! Et je ne compte pas les émissions de télévision. Je ne vais pas revenir en détail sur les contradictions évidentes, mais  la lecture de ces présentations somme toute partisanes m’interpelle et mérite tout de même de s’y attarder: Pourquoi laisser croire dans ces magazines  de présentation des programmes TV que la piste du tueur en série Michel Fourniret est toujours d’actualité, puisque le producteur non plus ne peut ignorer  dès le montage final du film, que cette piste ne menait nulle part et que la justice a définitivement clos le sujet, sinon dans le but de mettre préalablement le spectateur en position  favorable au  doute que l’on veux faire passer…

 Pourquoi  mettre à l’actif d’un enfant de 6 ans, qu’il était passionné d’automobile et connaissait parfaitement les marques et les modèles de voitures ? Tout en sachant bien que cela est en totale contradiction avec le procès verbal de la plainte d’enlèvement déposée une heure seulement après la disparition avérée ? En présence de policiers, mon fils montrera dans la cour de l’hôtel de police, une automobile qui n’a de près ni de loin rien à voir avec une Simca 1100 ! Décidément, c’est dans le droit fil d’un Gilles Perrault  passé  maître dans cet exercice. Le combat d’une mère, est un document présenté dans la presse spécialisée comme sérieux mais qui distille un peu de vrai en le caricaturant grossièrement pour amener le téléspectateur a pensé que le vrai est faux et inversement. C’est là, seulement l’exploit du téléfilm de TF1. Exemple ; La scène où l’on voit un policier allait chercher au bureau  et présenter  au Président de la Cour d’Assises un Procès Verbal qui met en cause un sadique en Pull over vert, le spectateur va tout naturellement penser, c’est idiot, ils poussent, la plaisanterie un peu loin. Ce ne peut être que faux ! Et bien non, cela est vrai ce PV existe bien… il y avait bien eu cette plainte autour de l’affaire Ranucci. Puis, enfin, on fait essayer à Ranucci un Pull over rouge tellement grand qu’il a l’air en robe de chambre ! C’est encore faux, Ranucci refusera de  l’essayer. Dommage, sachant que le Pull over rouge que conserve le greffe du Tribunal d’Aix en Provence, est en maille fine, et que  ces mensurations au centimètre près correspondent à une taille ( L ) pouvant donc parfaitement correspondre  la taille de Ranucci et donc sûrement pas un XXL comme TF1 le sou tend par l’image.

 De toute manière, avec seulement 30% de téléspectateurs, l’affaire ne semble plus faire vraiment recette pour eux et le retour sur investissement négatif.  J’ai donc  après avoir vu une nouvelle fois l’effet dévastateur sur ma famille et sur mon petit Jean Baptiste qui lui aussi regardait le film du fond de sa cellule, décidé de réagir et de donner au public mon opinion, de défaire à l’antenne ces mensonges grossiers, cette caricature de vérité.

 Je ne serais pas le seul à m’élever contre cette exploitation de la douleur, de la calomnie, puisque Marie-Ange Laroche et Murielle Bolle  viennent à peine de déposer plainte pour diffamation contre France3, pour le film : « l’affaire Villemin » diffusé lui fin octobre. Mais revenons à nos moutons, TF1, nous  fait là encore  l’éclatante démonstration  que pour arriver à ses fins et rentabiliser une opération financière, tous les moyens, mêmes les plus discutables sont bons. « Le combat d’une mère » dont la sortie avait  été retardée par mon action judiciaire qui a fait long feu devant le tribunal, était préalablement destiné à la commémoration des trente ans de l’abolition de la peine de mort. Faute de mieux, le téléfilm tombait  à pic pour la célébration de l’inscription de l’interdiction de la peine de mort dans la Constitution Française. J’ai cru un instant que le Président de la république avait des manches dans la rédaction de TF1….

  Dans la longue cohorte des romanciers en mal de sujets inédits et saignants qui ont pris parti et  endossé la thèse de Perrault, se rajoute en cette année 2006 le nom de l’avocat de Ranucci, Jean- François le Forconney qui, il tournait autour depuis longtemps selon la rumeur,  s’est  mis au goût du jour,  s’essayant à l’écriture dans le but de confesser publiquement que ce jeune homme de 20 ans qu’il a conduit au  pied de l’échafaud,  hante ses nuits. Bien entendu, il n’oublie pas  dans l’ouvrage sensé lui octroyer la paix de l’âme, quelques méchants coups de plume à l’endroit du   policier Gérard Bouladou pour son récent livre  « Ranucci coupable». Je  comprends son attitude, avec déjà un fantôme de 20 ans qui hante ces nuits, le petit cadavre de ma fille le reste du temps, c’est assez dur comme cela sans lui rajouter des certitudes affreuses celles là qui perturberont encore plus ses petits matins gris. De surcroît en se disant, encore et toujours,  mais qu’ai je fait  de ces 20 ans ! Pas toujours facile d’assumer un choix.

Je me demande pourquoi alors même que certaines chaînes de télévisions se sont précipitées nuitamment à la porte de mon petit appartement pour espérer, peut être filmer les yeux encore rougis de mon épouse et de moi-même, la presse reste si  frileuse à publier un communiquer de presse de notre part ? Hormis l’Hebdo MARSEILLE aucun encore n’a publié ma lettre ! Question importante qui me traverse l’esprit A TF1, à ton demandé à Héloïse Mathon qui vit misérablement de ce que j’en sais, son avis sur le sujet ou mieux encore proposé de partager les gains faramineux que son malheur  produit ?

Pour en terminer, voila ce que  vous n’avez peut être pas lu dans vos journaux de presse écrite ou télé :

  Consternant ! Décidément TF1 n’en perd pas une ! Lamentable, c’est le terme juste pour dire ce que je pense de ce téléfilm réalisé par Septembre Production pour la chaîne TF1 et diffusé ce lundi soir. Un court métrage qui peut aisément se placer en tète aux Oscars de la désinformation. Une coproduction dans le droit fil des « bidonnages» dont TF1 est coutumière. Faux interview de Fidel Castro, faux sauvetage d’un bébé Irakien par PPDA… Et j’en passe. Sur le fond, je comprends que certains se battent contre la peine de mort. Mais, est-ce bien nécessaire d’employer pour cela, la ruse, le mensonge ? Alexandre Dumas disait : On peut violer la vérité à condition de lui faire de beaux enfants !» En fait, TF1 nous fait l’éclatante démonstration que pour arriver a ses fins, tous les moyens, mêmes les plus discutables sont bon. Le combat d’une mère, qui distille un peu de vrai en le caricaturant grossièrement pour amener le spectateur a penser que le vrai est faux et inversement, est une réussite. Lamentable. Une bien pale copie du film Le Pull over rouge de Michel Drach.

Pierre Rambla. »

   

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