Le Cirque Rouge

mars 12, 2008

La vie de chateau.

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 11:49

Pour Fourniret, une aile entière à la prison de Charleville-Mézière
mardi 11 mars

Pour Fourniret, une aile entière à la prison de Charleville-Mézière. Quand le ministère de la Justice le veut, il se donne les moyens de résoudre les problèmes de surpopulation carcérale… « Grâce » à Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier, la maison d’arrêt de Charleville-Mézière s’est vidée de 40 détenus, d’un coup de baguette magique ou presque ! D’une capacité d’accueil officielle de 23 détenus, la prison située dans le centre historique de la préfecture des Ardennes s’est transformée en QHS depuis leur transfert fin février dernier : une aile entière est réservée au serial killer, l’autre à son épouse. Question isolement, il n’y a pas mieux, surtout avec les gendarmes surarmés qui les suivent dans leur moindre déplacement à l’intérieur de la prison. Il ne reste plus que 6 prisonniers chargés des taches quotidiennes, réunis dans le bâtiment central… Le contribuable appréciera.

février 22, 2008

UN « OGRE » QUI NE MANQUE PAS D’APPETIT !

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 4:52

 N’ayant pu endosser le Pull over rouge de l’affaire Ranucci, voila maintenant que Michel Fourniret s’accuse du meurtre de Robert Boulin ! Décidément, Notre Dame de la Garde n’est plus en sécurité à en croire les journaux.Au moment même ou, la loi sur la “rétention de sûreté” qui aurait permis d’enfermer indéfiniment des criminels ayant purgé leurs peines de prison mais déclarés toujours dangereux par des experts n’a été censuré que très partiellement jeudi par le Conseil constitutionnel. Ils ont en revanche fortement limité la possibilité d’appliquer cette mesure à des criminels déjà condamnés avant la promulgation de la loi. Ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s’ils violent les obligations auxquelles ils sont soumis à leur sortie de prison, comme  le port du bracelet électronique, l’obligation de se présenter régulièrement au commissariat ou de se soigner.  Les 9 sages ont donc rejeté la plupart des griefs généraux de l’opposition socialiste, qui estimait que ce texte contrevenait aux droits fondamentaux et instaurait une peine illégale. Les opposants au texte estimaient que cela violait le principe selon lequel on ne peut être détenu que pour les faits qu’on a commis et non pour ceux qu’on risquerait de commettre.: « J’ai du sauter un passage… oublions,  le principe de précaution…  En attendant, cela limitera déjà la récidive criminelle à une seule fois. Et espérons que cela ne sera pas le fait, d’un besogneux !La lettre, écrite par le matricule 130655S, n’est jamais arrivée. Le 19 mai 2004, elle a été saisie par des policiers belges venus perquisitionner la cellule dudit matricule, Michel Fourniret. A l’époque, l’« ogre des Ardennes » est emprisonné à Dinant, non loin de Charleroi.Dans sa missive, le tueur en série présumé assure avoir fait une confidence à son épouse, Monique Olivier : « Je lui avais confié que, dans les années 1980, j’avais attenté à la vie d’un frère d’une loge maçonnique, ministre du Travail dont le corps fut retrouvé près de Rambouillet dans un étang, suicidé. » Cet homme, c’est Robert Boulin. Le 30 octobre 1979, à 8 h 40, son corps a été découvert dans un étang de la forêt de Rambouillet. L’information judiciaire s’achèvera par un non-lieu et conclura au suicide. Une version contestée par la famille du défunt, aujourd’hui encore convaincue que le ministre de Valéry Giscard d’Estaing a été victime d’un meurtre politique.Quelques jours après la découverte de la lettre, le commissaire de la PJ de Dinant Jacques Fagnart et le juge d’instruction Bernard Claude décident d’interroger Monique Olivier, alors encore en liberté. Cinq jours plus tard, pressée de questions, elle finira par avouer l’incroyable odyssée criminelle de leur couple. Le 27 mars prochain, devant les assises de Charleville-Mézières, Fourniret devra répondre de sept homicides de jeunes filles et autant de viols ou tentatives. En ce qui concerne Robert Boulin, tout porte à croire qu’il s’agit là d’une nouvelle élucubration du tueur présumé. Une de plus.FRANCESOIR. Dans une lettre saisie en 2004 dans sa cellule, Michel Fourniret assure qu’il a confié à Monique Olivier, sa femme, avoir attenté à la vie d’un homme qu’il décrit – sans le nommer – comme étant Robert Boulin, votre père. Quel est votre sentiment ?FABIENNE BOULIN-BURGEAT. Depuis le début, je suis intimement convaincu que mon père a été assassiné. L’enquête a conclu à un suicide, mais elle comporte tellement de manquements… En revanche, imaginer que Michel Fourniret soit impliqué de près ou de loin… A moins qu’il n’ait été dans des réseaux que nous ne connaissions pas, comment expliquer que les autorités de l’époque se soient donné tant de mal pour maquiller le meurtre de mon père en suicide si Fourniret était impliqué ? Il leur aurait juste fallu l’accuser…

Alors Fourniret, tueur de ministre ? Si, jusqu’alors, il a toujours été décrit comme un « tueur de vierges », ce serait une erreur d’oublier que l’« ogre des Ardennes » est également accusé du meurtre de Farida Hamiche, la compagne de l’un de ses anciens compagnons de cellule, Jean-Pierre Hellegouarch. Ce dernier, après avoir flirté avec les milieux d’extrême gauche, est tombé pour braquage et trafic de stupéfiants.

septembre 19, 2007

Affaire Fourniret: Colère des familles des victimes après la sortie d’un livre

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 6:27

L’ensemble des familles des victimes du tueur en série présumé Michel Fourniret s’est associé pour dénoncer la sortie d’un livre consacré aux époux Fourniret intitulé “Un couple diabolique”. Selon elles cet ouvrage ne respecterait pas le secret de l’instruction et comporterait des écrits malsains, notamment des détails sur les sévices subits par les jeunes victimes. Voici le communiqué envoyé à l’ensemble de la presse.

  ” Lundi 16 avril 2007,
   
    Nous souhaitons adresser à l’ensemble de la presse ce communiqué commun des familles de victimes de Michel et Monique FOURNIRET, pour que notre voix soit entendue du plus grand nombre.
    En ce mois d’avril 2007, vient de paraître un livre prétendant rendre tout d’abord « hommage aux victimes », ainsi qu’un article paru dans Paris-Match (n°3020) faisant l’éloge et la publicité de cet ouvrage, quoi de plus normal puisque ce sont les auteurs du livre eux-mêmes, Fabienne Ausserre et Alain Hamon qui l’ont écrit !
   
    A la lecture de cet article,
    Nous, familles de victimes, sommes scandalisées, choquées et écœurées par ces écrits malsains.
    Les auteurs dévoilent des extraits de procès-verbaux se moquant ainsi du secret de l’instruction (de quelle façon les ont-ils obtenus ?). Ils s’appuient également sur une « stupéfiante » correspondance assidue avec Fourniret qui leur a raconté avec toute sa verve les détails les plus sordides sur les derniers instants de nos enfants. Comment la justice et l’administration pénitentiaire ont-elles pu laisser passer de tels écrits d’un inculpé présumé innocent, qui raconte par le menu le supplice infligé à ses victimes ?
   
    Les auteurs sous-entendent qu’ils ont le soutien et l’assentiment des familles pour la parution de ce livre :
    MENSONGE !!!
   
    Ils ont effectivement approché quelques familles afin de recueillir des informations sous le prétexte d’un documentaire devant être diffusé après procès ; des photographies volées, publiées sans autorisation.
    Aucune famille n’a été consultée concernant l’écriture et la parution de cet ouvrage et surtout aucune d’elle n’a donné le moindre accord sur cet article si ce n’est une photo afin de donner une image plus « visible » de certaines victimes mais sans savoir au préalable le contenu de l’article ou de l’ouvrage.
   
    Vous parents, vous demandez-vous ce que ressent une mère, un père, un frère, une sœur lorsque le calvaire, la souffrance et l’agonie de leur enfant sont jetés en pâture au lecteur-voyeur en mal de sensation morbide ? Nous vous rappelons que certaines de ces victimes n’avaient que 12 ou 13 ans et la possibilité du huit-clos était plus qu’envisagée avant que ces « journalistes » ne dévoilent leurs intimités aux yeux de tous. Ces deux « vautours » ont-ils une conscience pour livrer les corps de nos enfants torturés pour quelques deniers ?
    Savent-ils que leurs cris de terreurs nous réveillent encore la nuit ?
    Savent-ils que leurs souffrances nous hantent à chaque seconde, chaque minute de notre vie, ou du semblant de vie que nous avons depuis que l’on sait ?
    Et si cela leur arrivait à eux ? A vous ?
   
    Il est temps que le monde de l’information se moralise et refuse l’escalade du sensationnel à tout prix en excluant de ses rangs les vautours se délectant de cadavres.
   
    Nos politiques devront aussi se pencher sur les problèmes liés au secret de l’instruction, au respect et la dignité due aux victimes et à leurs familles.
   
    En cette période électorale, dans cette actualité plus morbide et écœurante chaque jour, le procès de Pierre Bodein, le meurtre de Sophie à Nantes et tant d’autres, il est grand temps d’évaluer la « soi-disant » réelle volonté de nos présidentiables, dont soit dit en passant, aucun ne s’est exprimé sur le sujet, à faire respecter les droits des victimes. Quand on sait que ces présidentiables ont la possibilité de faire interdire des articles concernant leur vie privée, est-ce à dire que l’on ne peut se faire respecter et faire respecter ses droits que lorsqu’on est « politico-médiatique » ?
   
    Nous attendons de vous, lecteurs, acteurs de diverses associations, familles de victimes vivant avec votre douleur, des questions ; de vous, politiques, des réponses et des propositions SUIVIES d’effet.
   
    Nous attendons de vous Mesdames et Messieurs les journalistes, que nos enfants aient le droit de vivre ou mourir sans être salis par une presse se prétendant « d’information ». Ce droit, c’est le seul qui leur reste.
   
    Pour que ISABELLE, FABIENNE, JEANNE-MARIE, ELISABETH, NATACHA, CELINE, MANANYA, FARIDA et celles que l’on ne connaît pas… puissent enfin reposer en paix, nous familles unies, allons nous battre pour que leur mémoire soit respectée, leurs derniers instants aussi.
   
    Famille LAVILLE
    Famille LEROY
    Famille BRICHET – BOUZET
    Famille DANAIS
    Famille SAISON
    Famille THUMPONG
   
    Avec le soutien de Joëlle PARFONDRY, victime de Fourniret, la famille de Marie-Ascension grâce à qui Fourniret a été arrêté,
    Maitre Jean-Maurice ARNOULD, Conseil de Mme Bouzet, maman d’Elizabeth,
    Dahina Le Guennan, Francis Le Guennan

septembre 6, 2006

Fin de la partie

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 9:41

L’Affaire FOURNIRET a donc fait long feu dans le dossier Ranucci. Le fameux pull over rouge que la presse veut coller à tout un chacun mais surtout pas à Ranucci ne trouve décidément pas preneur ! Ce faux rebondissement trouve son épilogue dans la réponse des spécialistes de l’identité judiciaire qui ont examiné attentivement à la demande du procureur Françis Nachbar de Charleville-Mézières les photos prises dans la salle des pas perdus le 9 mars 1976 à la Cour d’Assise d’Aix en Provence, et exhumées à la hâte des archives du Soir par le journal La Provence de Marseille et transmises aux enquêteurs belges pour dédouaner Ranucci.

Ce n’est donc pas l’Ogre des Ardennes qui assistait au procès de Ranucci. Mais un inconnu, un simple quidam qui ne lui ressemble que très vaguement et possède lui, une fossette au menton qui ne sied pas à Fourniret. Des sourcils retombant que n’a pas Fourniret et l’inconnu porte à cette époque là, des lunettes !

Le phantasme médiatique a tout de même permis à ses concepteurs de reprendre langue dans les médias et dérangé une nouvelle fois l’opinion publique et ma famille. Calomniez, calomniez, il en restera bien quelque doutes supplémentaires.

Le journal Var Matin par dans son édition du 3 juillet nous livre un autre son de cloche. Les journalistes du quotidien ont retrouvé un ancien copain de régiment de Ranucci. Selon ce témoin privilégié, Ranucci portait parfois un pull over rouge que lui aurait tricoté sa mère. Lors de ses sorties en ville. Bizarre tout de même, alors que sa mère, Mme Mathon , et Gilles Perrault ont dit et répété « qu’il » Ranucci, détestait la couleur rouge. N’empêche, elle lui achètera tout de même une voiture neuve, avec un intérieur tout « rouge ». Chercher l’erreur… Et toujours selon son camarade de chambrée, avec qui ce dernier aura tout de même passé une année au 8éme groupe disciplinaire, de chasseurs mécanicien à Wittlich ( Allemagne), cela crée des liens tout de même : « Christian .Ranucci , avait parfois un comportement plus que bizarre. Un comportement de cinglé. Je me demande moi, ce qu’un « bon petit » selon certains présentateurs, sortant à peine des jupes de sa mère pouvait bien faire dans un régiment semi disciplinaire.

De toute façon, cela ne change rien à notre affaire sinon contredire, peut être, un peu plus certains acteurs de la thèse de l’erreur judiciaire. Et je remarque plus sérieusement qu’aucune demande de tests ADN sur le pull ou le pantalon n’est encore demandé à ce jour par les ayants droit ou le comité de révision. Toute vérité, oubliée depuis, ne serait elle pas bonne à entendre aujourd’hui ? Bizarre, vous avez dit bizarre ! Car si Ranucci était vraiment en plus d’un meurtrier, un « fada », il a bien manœuvré pour réussi à tromper tout son petit monde. Dès lors, ces derniers mots, que garde jalousement en mémoire ses défenseurs « réhabiliter moi » ! N’ont plus le même sens…

février 8, 2006

La piste Fourniret surgit dans l’affaire Ranucci

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 6:47

Le Parisien - 19 janvier 2006 par François Vignolle


Le tueur en série Michel Fourniret était dans la région de Marseille lors de l’enlèvement de Marie-Dolores Rambla, en juin 1974. Une vielle affaire, dans laquelle Christian Ranucci a été guillotiné, va être réveillée
.

Incarcéré à la prison de Chàlon-en-Champagne, Michel Fourniret devra abandonner ses nombreuses lectures pour répondre aux différents services de police travaillant sur des crimes non élucidés. Le tueur en série présumé et sa compagne comparaîtront devant une cour d’assises d’ici à la fin de l’année pour les meurtres de sept jeunes filles et pour trois autres affaires de viol ou tentatives de viol. Mais le champ des investigations sur le Forestier des Ardennes ne s’arrête pas à cette dizaine d’affaires.
Ces derniers mois, les policiers de Dinant (Ardennes Belges) ont alertés leurs homologues de Marseille sur la présence de Michel Fourniret dans le département des Bouches du Rhône l’été de 1974. Selon le Quotidien belge « Le Soir », les enquêteurs belges ont immédiatement pensé à l’une des affaires les plus retentissantes des annales judiciaire ; le meurtre de la petite Marie- Dolorès Rambla, 8 ans, enlevée le 3 juin 1974 dans la cité Saint-Agnès à Marseille et retrouvée morte deux jours plus tard dans la garrigue non loin d’Aix. A l’époque, Christian Ranucci, 20 ans, représentant de commerce, avait été arrêté. Celui-ci avait fait des aveux avant de se rétracter. Condamner a mort, il avait été guillotiné le 28 juillet 1976, soulevant une vaste polémique sur sa culpabilité. « Il ne faut la boite à fantasme et habiller Fourniret pour tous les crimes » commentait-on hier prudemment au parquet de Charleville-Mézières où sont concentrés les dossiers du tueur en série. Des vérifications devraient cependant être effectuées pour lever tout doute sur cette affaire comme sur d’autres.
Un vrai manipulateur. Septembre 2003, Michel Fourniret est entendu par les policiers de Dinant après sa tentative de séquestration sur une adolescente trois mois plus tôt. A cette date, Monique Olivier n’a pas encore révélé le passé criminel de son mari. Les enquêteurs devinent que celui qui les toise est « un sérieux client » Trop rusé, trop manipulateur à leur goût.
L’interrogatoire porte sur sa biographie ; ses domiciles, son parcourt professionnel mais aussi ses lieux de vacances. L’artisan des Yvelines leur glisse plusieurs destinations dont la région de Berre (Bouches du Rhône) qu’il a parcourue durant les étés de 1970, 1971, 1972, 1973,1974. Michel Fourniret admet avoir acheté une carabine dans cette région en 1966.
Intrigué par cet épisode et le spectre de l’affaire Ranucci, les policiers de Dinant auront des échanges téléphoniques avec leurs collègues français selon une source judiciaire belge.
D’après nos informations, Michel Fourniret, âgé de 32 ans en 1974, possédait cette année-là une Peugeot 304 immatriculée en Seine-Saint-Denis. Un véhicule presque similaire à la Peugeot 304 coupé de Ranucci mais différent de la « Simca 1100 de couleur grise » qui avait été aperçue par le frère de la victime et un garagiste tout près du domicile de Marie Dolorès. D’après les aveux de Monique Olivier, le premier meurtre de Michel Fourniret – celui d’Isabelle Laville à Saint-Cyr-les-Colombs- date du 11 décembre 1987. Michel Fourniret serait seulement passé à l’acte après son séjour en prison en 1984 pour des viols. La justice sait en revanche que le forestier des Ardennes a été condamné en 1963 pour des attouchements sexuels sur deux fillettes âgées de 6 et 7 ans à Sedan. Une nouvelle condamnation interviendra trois ans plus tard pour des faits similaires. Michel Fourniret aura l’occasion, ces prochaines semaines, de préciser le motif de ses nombreux déplacement en France durant ses quarante années d’activité professionnelle. Si toutefois il y consent.

« Cette hypothèse doit être vérifiée »
Gilles Perrault
, romancier, auteur de la contre-enquête « Le Pull-over rouge »

- Vous êtes certain que Christian Ranucci, qui a été guillotiné pour le meurtre de Marie-Dolores Rambla était innocent. Que se serait-il passé ?
- G.P
: Je suis convaincu que Christian Ranucci, qui était saoul après une soirée très arrosée, a d’abord eu un accrochage en voiture et a ensuite rencontré fortuitement l’homme au pull-over rouge, le véritable meurtrier. Ce dernier a ensuite mis les choses en scène pour confondre Ranucci. D’après plusieurs témoignages, l’homme au pull-over rouge roulait en Simca 1100, était plutôt costaud, brun, de taille moyenne et il avait une trentaine d’année. Autan d’éléments qui ne collent pas avec Ranucci.

- Les enquêteurs belges ont transmis à la justice française l’information selon laquelle Michel Fourniret, qui avait 32 ans à l’époque, était dans la région de Marseille en ce début d’été 1974… à bord d’une Peugeot 304. Qu’en pensez-vous ?
- G.P :
Cette hypothèse doit être vérifiée. Je n’ai évidemment aucune information particulière, mais il est vrai que l’arrière de la 304 ressemble à la Simca, que Michel Fourniret avait 32 ans à l’époque, qu’il est brun et de taille moyenne. Ce sont des éléments suffisants pour reprendre l’enquête. Des vérifications devraient avoir lieu… G .P : J’en doute fort. Je ne vois pas les policiers français se jeter avec enthousiasme sur cette enquête qui, à l’époque, avait été bâclée par la police marseillaise. Et puis, Christian Ranucci a été guillotiné et sa grâce a été refusée par un président de la République qui est encore en vie. La tentation sera donc grande à mon avis, de laisser tomber. Propos recueillis par LV.

Mon commentaire : Je lis avec stupéfaction les propos diffamatoires de Perrault. Plus surprenant, pour faire entrer Michel Fourniret dans « son dossier idéal de contre enquête du Pull-over rouge, Gilles Perrault déclare, après trente ans, de dénégations, s’être fourvoyé ! Qu’effectivement, l’arrière d’une Simca 1100, ressemble à s’y méprendre à une 304 Peugeot ! Chercher l’erreur. Mon fils, n’a par ailleurs jamais parlé d’une Simca 1100, pas plus que d’une 304 Peugeot.
Mais d’une « voiture grise » ainsi qu’en atteste le PV de police !

La Provence 20 janvier 2006 par Philippe Larue

L’étrange parcours de Fourniret en Provence

Les enquêteurs belges ont été alertés par la présence du tueur en série présumé en 1974, au moment de l’affaire Rambla.
Ranucci après des premiers aveux, avait nié et affirmé son innocence aux assises. Comme ses avocats, Me Lombard et Le Forsonney qui avaient bataillé en vain. Le véhicule de Fourniret ressemblait à la Peugeot 304 coupé de Ranucci. Aujourd’hui ils ont annoncés qu’ils allaient demander des vérifications à la justice. Cependant, le procureur de Charleville-Mézières, Francis Nacbbar, qui chapeaute le dossier se garde « d’ouvrir la boite à fantasmes » et démentait hier les recoupements faits entre le dossier Fourniret et Ranucci. En tout cas, le parcours de Fourniret en Provence comporte des Mystères.

Me Lombard : « Je vais demander des vérifications »

Me Paul Lombard avait défendu en vain Christian Ranucci avec Me Jean-francois Le Forsonney. Il a du l’accompagner jusqu’à la guillotine aux Baumettes. Hier, il a appris par la presse les recoupements possibles être l’affaire Ranucci et le dossier Fourniret. Hier l’avocat marseillais se voulait prudent mais résolu. En effet s’il connaît parfaitement les failles du dossier qu ont valu la peine de mort à son client, il s’est plongé dans le dossier Fourniret, puisqu’il est partie civile pour deux victimes. « Toutes les pistes qui peuvent conduire à la vérité doivent être explorées, assure t’il. Cela dans le but d’une nouvelle action en révision puis en réhabilitation. Mais je vais avancer prudemment. La mère de Christian Ranucci a déjà suffisamment souffert comme cela. Je vais saisir très vite les autorités judiciaires et leur demander les vérifications qui s’imposent. » De son coté Me Le Forsonney, qui avait mené la demande de dossier en révision en 1991, attendait d’en savoir plus pour agir.

Mon commentaire : J’aimerai que l’on m’explique comment des policiers Belge qui ne sont sûrement pas, a première vue, des Fans de l’histoire criminelle française, ont bien pu, avoir un doute aussi fort dans cette affaire, et qu’ils ont instinctivement penser que Le Pull over rouge retrouvé abandonné au fond d’une champignonnière trente ans auparavant appartenait à coup sur, à Michel Fourniret ! Cela a un fort relent de polard de série B… Et c’est pour en avoir le cœur net que j’ai déposé une plainte pour dénonciation mensongère sur la base de l’article 434-26 contre X, au sujet de la prétendue implication du dénommé Fourniret dans le meurtre de ma fille. Je dépose cette plainte pour pouvoir déterminer comment cette « information », qui parait-il, est parvenue aux Policiers Belges, a été élaborée.

La Provence 27 janvier 2006 Par Philippe Larue


Michel Fourniret assure être victime « d’acharnement ».

Michel Fourniret, en réaction au troublant cliché pris lors du procès Ranucci en 1976 a déclaré pouvoir « fournir des éléments sur cette période de sa vie ».

Alors que des clichés d’archives montrent un homme qui lui ressemble beaucoup au procès Ranucci , le tueur en série présumé, lors d’une audition hier, a nié avoir été à Aix lors des audiences.

Michel Fourniret a eu le temps de s’intéresser à « son » actualité avant d’être entendu par le juge d’instruction à Charleville-Mézières (Ardennes). Il a pris connaissance des informations de la Provence reprises par de nombreux médias selon lesquelles une photo prise au procès Ranucci en 1976 et publiée montre un homme qui lui ressemble beaucoup. Le tueur en série présumé, était entendu sur l’affaire Isabelle Laville, disparue à Auxerre en 1987 et sur le dossier Fabienne Leroy en 1988 à Mourmelon. Mais selon l’un de ses avocats, Me Philippe Jumlin, il a tenu, avant d’être interroger à évoquer « l’affaire de la photo ». Il a dit qu’il était victime d’acharnement de la part du parquet de Dinant, explique son défenseur. Il tenait à faire passer ce message. Il estime que la justice Belge « frustrée » est à l’origine de ces racontars ». Il dit qu’il était dessinateur projeteur à Paris au moment du procès Ranucci et qu’il retapait une maison. Il est prêt à fournir des éléments sur cette période de sa vie. »

Les magistrats de Charleville-Mézières, désormais en charge des 10 dossiers de meurtres, de viols et de tentatives de viols, ont pris acte. Mais la justice française dispose désormais des clichés de 1976 qui lui ont été transmis par le parquet de Dinant. Les enquêteurs qui connaissent le dossier ont étés troublés par ces photos parues dans le Soir, le quotidien provençal de l’après midi. Ils savent que Fourniret joue parfois la transparence sur certains des meurtres dont il est accusé et qu’il louvoie sur d’autres affaires. Ainsi sa deuxième femme, Nicole Fourniret a assuré hier, n’avoir jamais été au courant de voyages dans le Sud de la France dans les années 1970 qui apparaissent dans le dossier biographique en Belgique. Me Lombard, l’un des avocats de Christian Ranucci, exécuté en juillet 1976 pour le meurtre de Maria Dolorès Rambla a annoncé hier qu’il avait fait une requête auprès du parquet de Charleville pour que « l’inconnu de la salle des pas perdu » qui ressemble à Fourniret soit identifié formellement.


La Provence 28 janvier 2006

Le procureur n’a pas reconnu Fourniret.

Même si les enquêteurs belges se sont dits « troublés » par les photos d’un homme ressemblant à Michel Fourniret présent au procès Ranucci à Aix, en 1976, la justice française n’a pas le même sentiment devant ces clichés retrouvés dans la documentation de notre journal ( la Provence d’hier et d’avant-hier). Francis Nachbar le procureur de Charleville-mézières, où est désormais centralisé l’enquête sur le tueur en série présumé, a reçu les documents. Mais il a estimé que l’inconnu de la salle des pas perdus » à la cour d’assise présente une « vague ressemblance » avec li mais que selon lui ce n’est Michel Fourniret ». Il a ajouté « qu’aucun élément nouveau ne permet actuellement de dire que Michel Fourniret était dans la région de Marseille en 1974. Maria Dolorès Rambla avait été enlevé à Marseille et tuée le 3 juin 1974.

Vérifications

Cependant, au-delà d’un simple sentiment, Francis Nachbar a contacté ses autorités de tutelle au ministère de la justice pour savoir dans quel cadre il peut demander des expertises sur ces photos parues dans le Soir de Marseille et aller vers une véritable identification de l’inconnu. La présence de Michel Fourniret si c’est lui, ne prouverai en aucune façon son implication dans le meurtre de la petite Rambla. Mais il s’agirait, comme le dit un enquêteur, d’une « extraordinaire coïncidence ». Le tueur en série présumé, par l’intermédiaire de son avocat Me Jumlin a réagi à nos informations en assurant qu’il était « victime d’acharnement de la part de la justice Belge ». Il est mis en examen pour sept meurtres et trois viols et tentatives un peu partout en France et en Belgique. Philippe Larue.

Mon commentaire : sur les erreurs - Ma fille se prénomme Marie Dolorès et non Maria !

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