Le Cirque Rouge

avril 16, 2008

L’AFFAIRE RANUCCI, OU COMMENT BAFOUER LA CHOSE JUGEE EN TOUTE IMPUNITE

Classé dans : "Bruits de feuilles" — rambla @ 8:10

 

            C’est bien connu : en France, « le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance » est puni par la loi (Article 434-25 du Code pénal, anciennement article 226). Voilà pour la théorie. Dans la pratique, les choses se passent tout autrement. L’affaire Ranucci en constitue une preuve éclatante.

 

            Christian Ranucci, c’est ce jeune Niçois qui a enlevé et tué la petite Marie Dolorès Rambla le 3 juin 1974 ; condamné à mort par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, il a été guillotiné le 27 juillet 1976 à la prison des Baumettes, à Marseille. Les faits étaient parfaitement clairs. Jean Laborde l’a rappelé dans un article publié dans Paris Match : pour la majorité des chroniqueurs judiciaires qui avaient suivi le procès, la culpabilité de Ranucci ne faisait aucun doute[1]. « Les preuves sont écrasantes » indiquait Patrick Séry, qui avait suivi les débats pour Le Nouvel Observateur[2]. Rappelons que c’est Ranucci, et lui seul, qui indiqua l’endroit exact (un tas de tourbe) où se trouvait le couteau ayant servi à tuer la malheureuse Marie Dolorès.

            Seulement voilà : deux ans après l’exécution du coupable, un écrivain, Gilles Perrault, publia une soi-disant « contre-enquête » intitulée Le pull-over rouge. Sélectionnant dans le dossier d’instruction les éléments pouvant étayer sa démonstration, se focalisant sur un pull-over rouge (celui qui a donné son titre au livre) retrouvé à proximité des lieux du crime, Gilles Perrault en venait à émettre de sérieux doutes sur la culpabilité de Ranucci. « Il est facile de jouer les Voltaire en 1979 [le livre a en fait été publié en 1978]. On ne risque ni la bastonnade, ni la Bastille. L’on est reçu à la télé et l’on peut, sans risque, traiter de faussaires policiers et magistrats. Opération payante[3]. » Jean Laborde ne croyait pas si bien dire. La thèse du sieur Perrault n’a cessé de gangrener les esprits depuis une trentaine d’années : des articles, des livres, des émissions, des films, et bien sûr des sites Web, ont repris cette antienne du pauvre Ranucci envoyé à l’échafaud à cause d’une enquête et d’une instruction bâclées.

            Evidemment, il y a lieu de se poser de graves questions. Comment ces Voltaire de carnaval pouvaient-ils, en toute tranquillité, insulter le verdict des jurés populaires des Bouches-du-Rhône ? Comment  pouvaient-ils le faire sans craindre des poursuites judiciaires ? La réponse la plus plausible, c’est que l’exemple, le mauvais exemple dirais-je, venait d’en haut. C’est Robert Badinter en personne, alors ministre de la Justice du gouvernement Mauroy, qui s’exclama à l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981 : « Christian Ranucci : je n’aurai garde d’insister, il y a trop d’interrogations qui se lèvent à son sujet, et ces seules interrogations suffisent, pour toute conscience éprise de justice, à condamner la peine de mort. » Les propos du Garde des Sceaux firent mouche, puisque Philippe Marchand, député PS de Charente-Maritime, revint par la suite sur cette affaire : « est-il supportable de penser que récemment un jeune homme de vingt-deux ans, accusé d’un crime abominable, a été exécuté, alors que maintenant se pose la question de savoir s’il était coupable ? » Le lendemain, l’Assemblée nationale vota l’abolition de la peine capitale. Joli coup, Monsieur le ministre… tout cela en bafouant l’autorité de la chose jugée.

           

            Alors, franchement, quand on entend un ministre de la Justice tenir des propos de ce genre, et quand on sait que le même homme, aujourd’hui sénateur, dit exactement la même chose sur le dossier Ranucci, pourquoi se gêner ? Tous ceux et celles qui, aujourd’hui encore et plus ou moins de bonne foi, resservent la même salade parfaitement indigeste – police et justice ont failli à leur tache, on a guillotiné un innocent, etc. – savent pertinemment qu’ils ne risquent aucune poursuite ou sanction pénale. Et on en arrive à des situations incroyables. Un homme comme Gilles Perrault peut publier ses sornettes sur Ranucci chez Fayard[4], et deux écrivains peuvent consacrer une notice à cette affaire dans un livre intitulé Les grandes erreurs judiciaires De l’Antiquité à nos jours, récemment paru aux éditions du Cherche Midi[5]. De son côté, l’ancien policer Gérard Bouladou a dû faire appel à une société spécialisée dans le compte d’auteur pour publier son livre sur l’affaire, tout comme Pierre Rambla, le père de la victime[6]. Cela laisse supposer que les éditeurs qu’ils ont vainement sollicités avaient peur d’avoir des ennuis. Voilà où nous en sommes : rappeler l’autorité de la chose jugée, la vérité judiciaire peut vous amener à craindre des poursuites devant un tribunal !

 

            Alors, on peut se demander parfois si l’article 434-25 du Code pénal qui punit la contestation de la chose jugée a une quelconque utilité dans la loi française. Mais si Gilles Perrault et ses nombreux disciples sont visiblement libres de raconter leurs contes à dormir debout, la vérité, elle, demeure : quoi que l’on puisse penser de la peine capitale, l’homme qu’on a guillotiné à 4 h 13 du matin le 27 juillet 1976 était bien le ravisseur et le meurtrier de la petite Marie Dolorès Rambla. Le reste n’est que mauvaise littérature.

 

Frédéric Valandré

 

 

 

 

 

 

 



[1] « Ranucci innocent ? Eh bien non ! » Paris Match, 30 novembre 1979, p. 110-118.

[2] Cité par Raoul Béteille, De l’injustice, Paris, François-Xavier de Guibert, 2001, p. 254.

[3] « Ranucci innocent ? Eh bien non ! », article cité.

[4] L’ombre de Christian Ranucci, (Paris, Fayard, 2006).

[5] Paris, Le Cherche Midi, 2007. L’affaire Ranucci est évoquée page 420.

[6] L’affaire du pull-over rouge Ranucci coupable! (Nice, France Europe éditions, 2005) et Le « Cirque » Rouge ou le mensonge médiatique et l’argent du sang (Paris, Société des Ecrivains, 2008).

LA FORFAITURE, DIXIT LE PETIT ROBERT (…)

Classé dans : La forfaiture, dixit le Petit Robert (…) — rambla @ 8:07

 

Le mot  forfaiture. Dans un écrit littéraire, vous pouvez le prendre dans le sens plus large de manque de loyauté. Enfin, dans le droit, la forfaiture est une violation par un fonctionnaire public, un magistrat, des devoirs essentiels de sa charge.

Certains criminologues professionnels disent volontiers concernant les criminels ayant commis des actes abominables : « Ils aménagent la réalité au détriment de la vérité pour vivre leur infamie » Je n’ai pas la prétention de détenir aujourd’hui la vérité, mais dans mon affaire, la mort de mon enfant, j’ai sûrement plus de droits que ces révisionnistes, ces désinformateurs patentés de l’Histoire judiciaire,  pour  exposer mon avis sur une vérité que j’ai mieux cernée après m’être livré à quelques échanges épistolaires avec l’ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, Robert Badinter, qui pantoufle désormais, bardé de doutes, sous les lambris dorés du Sénat.

L’affaire RANUCCI, mon affaire telle qu’elle a été mise en scène  dans le roman « Le Pull-over rouge » tend à critiquer, à calomnier la police, et à décrédibiliser la justice. A aucun moment, des dires mêmes de Gilles Perrault, l’opération n’a été réalisée dans le but de sortir de l’embarras les protagonistes de l’affaire, qui sont, selon lui, sont tous des minables ! Ce grand mépris, à l’endroit même de Christian RANUCCI et des nombreux acteurs gravitant autour du dossier (les avocats, les témoins) annonce la couleur.

Tout cela ne servant en fait que de prétexte à une habile manipulation politique conduite de main de maître par l’extrême gauche française, le lobby abolitionniste dont Gilles Perrault est indiscutablement l’un des plus fervents militants.

Passé maître dans l’art de la désinformation, après avoir servi un temps consciencieusement Constantin Melnick, transfuge du KGB, Perrault avait bel et bien retenu de son maître à penser le B-à-Ba  de la subversion, l’art de la guerre intellectuelle, de l’intérieur… avec des mots pour projectiles et le pouvoir politique pour cible.  J’en veux pour preuve l’un de ses livres, fort éloquent pour ce qui concerne sa façon « utile » d’écrire pour protéger le bourreau de Treblinka…  et tenter ainsi d’égarer ses poursuivants. Ou, plus sordide, comme dans le « Faites entrer l’accusé » consacré à Luc Tangorre, où Gilles Perrault, acculé, reconnaît à voix basse qu’il s’est trompé dans cette affaire en défendant Luc Tangorre la première fois qu’il a été condamné pour plusieurs viols et que, à cause de lui et des autres membres de leur précieux comité de soutien, deux jeunes Américaines ont encore pu être été violées par ce triste individu.

 

Mais revenons-en à ce qui nous concerne directement. L’avocat Jean-Denis BREDIN fonde en 1965 avec Robert Badinter un cabinet d’avocat,  connu pour son intense activité d’avocat plaidant et son engagement pour les « grandes causes historiques ». Outre de nombreux ouvrages et articles juridiques, Jean-Denis Bredin  écrit beaucoup, sur l’art de l’éloquence et sur la profession d’avocat. Il est donc mandaté pour engager auprès du ministère de la Justice, une première demande de révision du procès de Christian RANUCCI,  à la demande de sa mère, Héloïse Mathon, et de son comité de soutien. Le dossier judiciaire est malheureusement vide de tout élément probant nouveau qui permettrait aux avocats de déposer cette requête en l’état de leurs connaissances. Jean-Denis BREDIN prendra alors attache avec Gilles PERRAULT dont il n’ignore pas la sulfureuse réputation, et les amitiés dont il bénéficie.

Très vite, mis au fait qu’il va pouvoir guerroyer contre le président Valéry Giscard D’Estaing dont il n’est pas le disciple, Perrault va se rapprocher de Gilbert Collard, avocat de la famille de la victime dont il sait, grâce à la presse, que c’est un jeune homme aux dents longues, avec une grande soif de célébrité. Ainsi, Perrault  ne doute pas du ralliement de ce dernier pour engager sa prochaine croisade contre la justice et la police.  

Malheureusement le dossier  judiciaire est ce qu’il est, mais pour l’époque, en 1974, il n’y a rien à en dire. Et depuis la condamnation et l’exécution de Ranucci, rien de nouveau, ni de méconnu, qui, au sens de la loi, justifierait une demande en révision, rien n’a été découvert. Qu’à cela ne tienne, l’écrivain Perrault a un talent que l’on ne peut méconnaître et le mensonge, le travestissement des faits ne rebutent pas le plumitif. Il va très vite trouver quelques petits détails insignifiants et sans conséquence réelle de procédure, qui, mis en valeur, retouchés, malmenés apparaîtrons après une savante réécriture, comme des anomalies sérieuses et significatives de dérives procédurales au lecteur lambda se penchant sur le dossier d’enquête qu’il présente au travers du « Pull-over rouge », fatras d’élucubrations plus à même de convenir aux desseins qu’ils se sont fixés. Avec le ralliement de l’avocat de la partie civile, Gilbert Collard, Perrault dispose du dossier d’instruction complet, il n’a donc nul besoin de perdre son temps dans une contre-enquête fastidieuse sur le terrain, et ne s’attarde donc pas plus que nécessaire à Marseille. Mais, par précaution, afin de disposer d’un témoin de poids si nécessaire pour accréditer la thèse d’une « contre-enquête menée sur place », il s’autorise un bref détour dans ma cuisine. De son ancien statut d’avocat stagiaire qu’il a pratiqué un temps au cabinet de Maître Peyrolles, son père, le rejeton en a tiré l’avantage de pouvoir  lire seul  les PV (Procès-verbaux). Ainsi la mise en forme du manuscrit « Le Pull-over rouge» sera très vite achevée. Déjà à l’époque,  bénéficiant de bons relais politiques, et en particulier dans la presse engagée de l’extrême gauche, son éditeur peu regardant, mais fort d’un précédent succès littéraire, met le paquet et la promotion fait le reste. Un énorme succès financier. Sous la plume alerte et complaisante, Christian  RANUCCI  jeune pédophile criminel de 20 ans, se transforme en enfant de cœur, un modèle de vertu qui aurait même une petite amie ! Un jeune à peine sorti des jupes de sa mère que les policiers de la brigade criminelle de Marseille, dans le but de  classer rapidement leur investigations, n’ont pas hésité une minute à présenter comme un coupable, n’hésitant pas pour cela à commettre la pire des forfaitures, l’envoyant à l’échafaud à la place d’un autre, qu’ils n’ont pas pris la peine de rechercher ! La justice est donc bien en cause. Valéry Giscard d’Estaing, a failli, et Gilles Perrault le rend responsable de cette vilénie. Les nombreux lecteurs restent embarrassés. La rumeur que distille le livre s’installe, prend ses marques durablement. La ligue des abolitionnistes – Perrault en tête – se frotte les mains du bon tour qu’ils ont ainsi joué au pouvoir en place.  Jean-Denis Bredin, satisfait de la commande et du résultat, a donc répondu en tous points à l’attente de sa généreuse cliente, de ses récents amis, en leur remettant  en main un dossier de requête présentable. Et le fait que celui-ci comporte plus de 200 graves anomalies résultant soi-disant d’une instruction  bâclée, à l’emporte-pièce, ne constitue qu’un détail. Le scandale prend de l’ampleur et attise la curiosité des lecteurs pour le plus grand  profit des groupes de presse et des journalistes en particulier.

1981, François Mitterrand élu Président, Badinter – dont le nom est encore sur toutes les lèvres – est aussitôt nommé ministre de la Justice. Sauf que pour notre petit Robert, ministre c’est bien… mais faire passer une loi à son nom, c’est encore mieux, et c’est le souhait le plus cher de l’avocat d’affaires.  Aussi Badinter n’hésite pas une seconde à reprendre à son compte le soupçon d’erreur judicaire que dénonce le livre de l’ami Perrault. Et comme Badinter dispose d’un talent d’orateur, il évoque le doute dont la rumeur et le petit livre rouge  font état, et va donc convaincre aisément les tous récents députés de sa majorité de gauche.  Fort de son doute évident, sérieux, qu’il met en avant,  et comme il n’est surtout pas question de s’opposer au garde des Sceaux de Mitterrand, à la volonté du Tout-puissant, Badinter  obtient le vote à la majorité des voix de « sa » loi : l’abolition de la peine de mort. Le tour était joué. Mais Robert ne sait pas encore qu’il vient ainsi de se tirer une balle dans le pied ! Et peut-être, premier souvenir et conséquence du geste audacieux, il est publié une hallucinante photo de lui à la Une de la presse parisienne, le figeant à tout jamais, son visage marqué d’un rictus de haine évidente alors qu’il  défend son projet de loi devant des députés frappés, eux, de stupeur !

Ce serait donc vrai. Puisqu’il l’affirme, lui le ministre de Mitterrand, haut et fort, bon sang ne saurait mentir. Le doute n’est décidément pas acceptable, plus permis. Cette loi va enfin laver l’honneur de la justice qui en a bien besoin au sortir d’erreurs abominables commises sous Giscard.

Oui mais, car c’est vrai, il y a toujours un sérieux doute  chez certains hauts magistrats. Et si tout cela n’était que mystification ? 

Le doute sérieux avancé seulement par Badinter, résultant de l’alliance de la Carpe et du Lapin ! S’appuyant sur les dires grotesques d’un romancier ? Si tout cela n’avait été possible que grâce à un montage politique, une basse manipulation  pour servir à des fins personnelles et partisanes. Avait-on vraiment osé au plus haut sommet de l’Etat passer outre la volonté du peuple français ? Oui, malheureusement et c’est d’autant plus grave que cinq ans plus tôt, dans un texte daté du 29 mars 1976 et sous sa signature d’avocat à la Cour, Maître Badinter avait écrit : “Il faudrait que la question de la peine de mort soit soumise à référendum. Je crains cependant que ce ne soit pas demain qu’un homme politique ait le courage de soumettre cette question à la décision populaire.” Le fait qu’en 1981, 56 % de la population française était favorable au maintien de la peine capitale a dû beaucoup contribuer à son revirement. Mais de cela, le petit Robert n’en fait surtout plus état !

 Avait-on menti sciemment à l’ensemble des députés français avec l’assentiment du président François Mitterrand. Avait-on violé la loi, l’éthique, la morale… Là, la question  devient très embarrassante aujourd’hui encore et il n‘est pas de bon ton d’envisager de faire repentance sur le sujet. En tout cas, Nicolas Sarkozy et Rachida Dati ne veulent pas, de près ou de loin, être confrontés à la dure réalité.

 L’Histoire nous apprend qu’en matière de mensonges, Mitterrand n’était pas en reste. Avec le faux attentat de l’Observatoire, les mensonges sur sa santé, sur sa famille morganatique, ses maîtresses qu’il espionnait en douce, les affaires du sang contaminé, j’en passe et pas des meilleurs j’ai moi aussi un doute sérieux sur la moralité des illustres personnages en cause qui s’arrogent le droit de se poser en donneurs de leçons.

Alors, a-t-on trahi la confiance du peuple en 1981 ? Savait-on alors toute la vérité, rien que la vérité sur l’affaire RANUCCI ? La Cour d’Assises répondait OUI à la majorité des voix !

Sans aucun doute Valéry Giscard d’Estaing savait. Son ministre de la Justice avait lui aussi toutes les cartes en mains. Les plus hauts magistrats de France connaissaient tous la vérité sur le dossier criminel de Christian Ranucci. Ils n’avaient aucun doute sur le fait que Ranucci  était un jeune pédophile, qu’il aimait un peu trop les enfants des autres. Qu’il était un récidiviste en matière d’enlèvement. Bref, que Ranucci était bien devenu, par la force des choses, un criminel. Il n’y eût donc pas de grâce présidentielle pour lui. Pas de salut pour les salauds. Mais c’était à une autre époque, une époque lointaine où le peuple de France était encore souverain.

Seulement  voila, après 1981 il n’était plus question d’une façon ou d’une autre d’aborder le sujet. La raison d’Etat ! Le ministère de l’Intérieur, sous l’autorité de feu Gaston Defferre, n’autorisera pas les fonctionnaires de la brigade criminelle de Marseille nommément mis en cause pour forfaiture par Gilles Perrault d’intenter une action en justice contre lui. Le puissant syndicat des Commissaires de police par la voix de son président n’est pas entendu de son ministre. L’Omerta sur l’affaire doit devenir la règle et pas question de laisser une poignée de fonctionnaires transgresser ce qui va devenir la règle au fil du temps : pas de vagues. Un enterrement de première classe, avec les compliments de la Chancellerie.

Il faudra attendre l’année 1989 pour qu’enfin les policiers de la Brigade criminelle de Marseille, le Commissaire Alessandra en  tête, passant outre l’autorisation de leur hiérarchie, la fronde des policiers ulcérés envoient Gilles Perrault au tribunal suite à une émission provocatrice présentée par  la chaîne de télévision FR3 [France 3 depuis septembre 1992], à une heure de grande écoute. L’émission, sous-titrée « QUI A TUE RANUCCI ? », annonce la couleur et les prétentions de ses initiateurs, qui laissaient volontairement augurer que la police ou la justice seraient bien prises à partie, déclarées responsables de l’exécution d’un jeune garçon innocent, coupé en deux sur l’échafaud sur un fond de dévoiement du système judiciaire aux ordres. Les policiers, forts d’une rage trop longtemps contenue, déposent plainte en diffamation et traînent Gilles Perrault et le directeur de FR3 sur les bans de la chambre correctionnelle de Marseille. Les juges du Tribunal correctionnel ne seront pas dupes de l’utilisation qui a été faite des insinuations mensongères et diffamatoires pour l’honneur de ces hommes et distillées dans le livre « Le Pull-over rouge ». Inculpés, Gilles Perrault et le directeur de FR3 seront tous deux lourdement condamnés, sans circonstances atténuantes et la manipulation mise à nue, page après page, par les différents juges qui auront à connaître cette fois encore l’affaire et donc l’ensemble de la procédure criminelle. Le jugement sera frappé d’appel par les mis en cause, puis après une nouvelle condamnation  ils iront encore  en Cour de Cassation où, là encore, ils doivent reconnaître leurs manipulations. Rien n’y fait. PERRAULT et France 3 s’effondrent complètement. Ils ont diffamé, menti, trafiqué les faits sciemment.

Dans l’ensemble, la presse n’en fait pas la Une de ses journaux. Un silence de plomb fait suite aux lourdes condamnations. Il est vrai que la thèse de l’éventuelle innocence de Ranucci est plus racoleuse en termes d’audience et il ne serait pas politiquement correct de mettre aujourd’hui en cause des ministres qui ont tout vu, tout entendu, et surtout rien dit.

Et les ministres de la Justice qui succèderont à Badinter n’ont eu aucune envie malgré nos demandes de mettre leur nez dans cette affaire et donc permettre de dévoiler le pot aux roses sur Badinter. Le président Chirac l’Africain, mis au parfum, lui qui déteste les juges et les odeurs en particulier, sera peu enclin à soulever le couvercle de cette petite cuisine malodorante. Il file à l’anglaise aussitôt ma demande connue, sans se retourner, histoire de ne pas laisser ses empreintes dans cette affaire-là.  Il est vrai qu’il avait d’autres casseroles à polir. Bonjour les chinoiseries.

Je devrais donc me résigner. La justice préfère laisser planer le doute d’avoir guillotiné un innocent plutôt que de devoir reconnaître  une manipulation qui entachait une LOI, un ministre de la justice française, par complicité et/ ou incompétence.

Trente-trois ans plus tard, une bonne douzaine de livres  reprenant tous en chœur les dires du « Pull-over rouge », bon nombre d’émissions de télévision passées et à venir, toutes aussi partisanes les unes que les autres et avançant la thèse de l’innocence de Christian Ranucci et quelques téléfilms engagés plus tard, je présentais tout naturellement mes lettres de créances au candidat Nicolas Sarkozy. Lettres découlant du harcèlement que cette tromperie génère à l’encontre de ma famille – aidée en cela par la passivité judiciaire. J’avais de l’espoir au vu de ce que j’entendais ou lisais de ci, de là. Ce tout jeune président ne  recevait-il pas volontiers les familles de délinquants bravant ouvertement les Interdits de la République. Les chefs d’associations maffieuses qui n’hésitaient pas à tenter d’enlever des enfants par centaines pour les placer moyennant participation financière chez des particuliers à l’autre bout du monde !  Ce président-là n’avait décidément peur de rien !  N’avait-il pas déclaré qu’il serait le président du changement ? 

Mis au courant de ma demande par l’un de ses tous proches conseillers, sénateur de son état,  le Président s’est muré dans un silence plus que pesant. Pas même à la façon de l’éphémère ministre de la Justice Dominique Perben qui, lui, allait voir si décidément il n’était pas possible d’oublier au plus vite ma requête.

Il en va ainsi des petits et gros mensonges de la République. Décidément, mon barman préféré n’avait pas tort, lui qui m’avait entretenu un jour de son opinion sur les politiciens de tous bords, me déclarant : « Tu vois Pierrot, la politique c’est comme le mandarin citron… Un tiers de manipulation, un tiers de magouilles, un tiers de pots de vin, et tu rajoutes un gros tiers de promesses »

Maintenant, pour faire court. J’ai bien entendu questionné directement le petit Robert en question. Posé une question, des plus simplistes. Savoir si le petit Robert, pas la mine de connaissances qui porte presque le même patronyme, avait connaissance du dossier pénal et savait que Ranucci était, en plus d’un pédophile, un récidiviste avéré en matière d’enlèvement, et ce avant d’être le meurtrier reconnu de ma fille de 8 ans. Avant d’utiliser son dossier pénal devant le Parlement et disons-le tout net, nous projeter à la face du monde comme éventuels complices actifs des errements de la justice ? Bref, nous avoir mis  durablement dans la merde ! J’avais peur de l’entendre dire : « Oui, certes, je suis responsable mais pas coupable. », comme d’autres de ses camarades l’ont déclaré avant lui. Il n’en sera rien, et la réponse est à l’image de ce que j’entrevois du personnage. En 3D… Badinter  n’a  pas qualité pour répondre. Il doute seulement, sérieusement ! Alors se pose sérieusement la question du respect de la chose jugée. Du mauvais exemple que nous en donne le Petit Robert !

avril 10, 2008

SARKOZY « La Dérobade … »

Classé dans : Nicolas SARKOZY, "La dérobade" — rambla @ 11:46

 

Décidément  mes  espoirs en Sarkozy, auront tous étés vains. Le discourt du candidat Sarkozy par la voix du Sénateur Jean René Lecerf n’était donc que de circonstance, un leurre… Je ne suis pas complètement naïf, je me doutais qu’il y aurait peut être quelques réticences, mais a ce point !  Décidément nos politiciens, plus particulièrement de droite, ont toujours, depuis trente ans une  trouille bleue  à s’engager et dénoncer une vilénie. Reconnaître par exemple que La suppression de la peine de mort n’à été obtenue en France que par le fait du prince et  l’incapacité (un gros mensonge)  du ministre de la justice de  Mitterrand. De Gaulle disait des français : » Des Veaux ! » Des « Couards » penserait’ il aujourd’hui   de nos hommes politiques. Décidément, on n’a pas le courage de toucher  à l’affaire Ranucci, qui est inscrite dans l’Histoire judiciaire du XXème siècle et bien connue pour représenter  les doutes majeurs judiciaire qui peuvent encore subsister dans des affaires touchants au passé judiciaire de la France. Doutes sérieux, reconnu  par un ministre de la justice !

VILLEPIN en Mai 2006 est lui sensible au drame qui nous a frappés voici plus de 30 ans et à la situation difficile à laquelle nous devons quotidiennement faire face. S’il recommande  à Pascal CLEMENT, Garde des sceaux, ministre de la justice, un examen attentif et bienveillant de ma demande d’application à Gilles Perrault de l’article 434-25 du code pénal, cela n’engagera pas pour autant son ministre de la justice à s’atteler au dossier !

Selon que l’on est petit, et grand, par exemple,  chef d’’Etat envoyant  à son ex-épouse, huit jours avant son mariage un SMS disant : «Si tu reviens, j’annule tout»  ce texte  se retrouvant faire la « Une » des médias, cela justifiera amplement l’état d’alerte général, et le courroux immédiat du Parquet.

Dans un entretien au journal Le Parisien, le procureur de Paris Jean-Claude Marin a annoncé qu’il ne demanderait pas d’expertises. «La question de l’élément matériel me paraît moins importante, en l’espèce, que celle d’une éventuelle intention de nuire».

Donc pour un simple SMS l’ont retiendra l’intention de nuire. Pour les dires de Gilles Perrault qui ridiculise la justice et la police dans le pull over rouge et depuis lors, dans  les nombreuses reprises de ces dires mensongers dans d’autres publications, ou émission de télévision, les ministres successifs Dominique Perben, Pascal Clément, Rachida Dati  n’ont eu, eux, rien à y redire, les laissant sans voix ! Ne connaissent t’il  les articles suivants :

Art. 434-25 Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou image de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 Euros d’amende.

Est-il raisonnable d’entendre déclarer d’un ancien ministre, sénateur de son état, plus de trente ans après les faits : « Pour autan, ma conviction est absolue. Ranucci aurait-il été coupable, ce qui soulève, à ce jour, des doutes majeurs…»

Art 1382 du Code Civil – « Indépendamment des dispositions spéciales concernant la presse et l’édition et eu égard au droit du public à l’information, l’auteur d’une œuvre relatant d’effet historique engage sa responsabilité à l’égard des personnes concernées lorsque la présentation des thèses soutenues manifeste par dénaturation, falsification ou négligences graves à mépris flagrant pour la recherche de la vérité civile »       A vous de juger :

 

 

 

JEAN-RENE  LECERF :     SENATEUR DU NORD                                                                                       Lille, le 30 avril 2007    

Cher Monsieur,

Comme vous l’imaginez aisément, l’emploi du temps de Nicolas Sarkozy cette dernière semaine l’empêchera de répondre personnellement aux lettres, si pertinentes et justifiées soient-elles, qui lui sont adressées. Il m’a donc demandé, en ma qualité de secrétaire national de l’UMP chargé de la justice, de bien vouloir le faire à sa place, à charge pour moi de suivre ce dossier si les résultats du 6 mai lui sont favorables.

C’est avec émotion que j’ai pris connaissance de votre lettre du 18 avril dernier, d’autan plus qu’a de nombreuses reprises j’ai été personnellement très choqué des livres et des films qui se sont permis de réécrire à leur manière la tragédie que vous avez vécue.

Au lendemain de la composition du gouvernement, je prendrai contact auprès du nouveau Garde des Sceaux, Ministre de la justice, afin que vous puissiez enfin retrouver la sérénité a laquelle vous avez droit plus que tout autre après les souffrances que vous avez endurées. Je serai donc amené à vous contacter à nouveau très prochainement.

Je reste à votre disposition…

 

 

JEAN-RENE LECERF : SENATEUR DU NORD

      25 mai 2007

Cher Monsieur,

C’est avec la plus grande attention que j’ai pris connaissance de votre lettre du 18 mai dernier.

J’ai l’intention dès que le cabinet de Rachida Dati, Garde des Sceaux, Ministre de la justice, sera formé de prendre personnellement rendez-vous auprès de la Ministre afin d’évoquer un certain nombre de dossiers qui me tiennent particulièrement à cœur. Je peux vous assurer que le votre figurera au premier rang de mes préoccupations.

Je suis bien évidemment  preneur de tout dossier que vous auriez constitué sur les dysfonctionnements, dont votre famille a été beaucoup trop longtemps la victime, afin de faciliter une réponse rapide et des solutions efficaces. Dans cette attente….

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  jeudi 6 mars 2008

                                                                                       Monsieur Jean René LECERF

                                                                                              Sénateur du Nord

Monsieur le Sénateur,

Je reviens vers vous, dans le cadre de mon affaire, dont Monsieur le Président Nicolas Sarkozy vous a confié la charge en Mai 2007 pour que cesse enfin à l’encontre de ma famille l’exploitation honteuse et mercantile de la mort de notre fille Marie Dolorès.

Vous avez peut être suivi dernièrement sur la Cinquième chaine de télévision, une énième émission de télévision, les Détectives de l’Histoire titré ‘’Ranucci, innocent ou coupable ? ‘Ou l’on me fait déclarer des contrevérités, déclarations mensongères, qui de témoins de l’accusation nous mettent en position de témoin privilégiés de la défense. N’hésitant pas à nous traiter publiquement de « témoins douteux » : L’insulte est grave. Une atteinte insupportable à l’honneur. Que cautionnerait la justice par son silence écoutant  les déclarations des conseils du service public Antenne2 : « Pour  la société 17 JUIN MEDIA,  producteur  de « Faites entrer l’accusé »   n’hésite pas a déclarer que son émission avec  Hondelatte comme animateur,  jouit d’une grande notoriété et que l’équipe journalistique de la société est connue pour son sérieux, son professionnalisme et son objectivité, de sorte qu’elle bénéficie de la confiance du monde judiciaire. »

Ce qui génère en retour d’insupportables menaces à notre encontre, pour exemple ce courrier anonyme que nous avons reçu et que je vous joins.

Comme vous vous en doutez, nous avons mis beaucoup d’espoir dans l’intérêt que semblait porter Monsieur le Président de la République à notre malheur.

Je me doute bien que vous devez être très pris par vos activités, mais, notre famille reste hélas suspendue à cette intervention, et comme vous pouvez le penser, à mon âge, malheureusement le temps compte double.

N’ayant plus  eu de  nouvelles depuis la fin des élections, la remise entre vos mains du dossier que j’ai constitué sur les dysfonctionnements de la justice, dont ma famille a été beaucoup trop longtemps la victime,  ma question  aujourd’hui est : Pouvons nous espérés une intervention du Président de la République suite à l’ouverture qui semblait intéresser au plus haut point le  candidat Nicolas Sarkozy?

Ou tout cela n’était il qu’un artifice de campagne politique pour capter des voix ?

Je sais qu’il est dit couramment que les promesses n’engagent que ceux ou celles qui les écoutent. Mais j’ai eu un si grand espoir en cette main qui se tendait enfin après toutes ces années de désespérances qu’il m’est insupportable de croire que rien ne peux changer.

Que le silence, l’Omerta règne en maitre sur cette manipulation qui consiste à laisser croire au peuple, qu’il y aurait eu une erreur judiciaire dans le cas de l’exécution de Christian RANUCCI. Alors même que l’utilisation quelque peu inappropriée de ce dossier dans le seul but d’engager le vote favorable d’un parlement français, qui  surement peu au fait du dossier criminel réel, abolit  la peine de mort en France, alors même qu’a l’époque 56% de la population était largement favorable à cette peine.

Qu’il fut évident à la lumière du dossier pénal que RANUCCI avait une déviance sexuelle et en matière d’enlèvement, un récidiviste…

Cette victoire inique sur la légitimité, Nous interdisant à tout jamais, victimes de cette utilisation « inconvenante de la mort de notre enfant » un droit légitime à l’oubli pour servir à assouvir les phantasmes d’un ancien Garde des Sceaux de la République Française, d’un membre du Sénat  qui doute encore. De quoi ? Que la République est guillotiné un innocent. La question posée reste, embarrassante pour la République qui en ne répondant pas a notre attente de reconnaissance de notre statut de victime d’un harcèlement médiatique inacceptable  se met en position de non assistance à personne en danger.

Dans l’attente de votre réponse, par courrier tournant,  je vous prie d’agréer, Monsieur le Sénateur mes remerciements anticipés et vous prie de croire en mes respectueuses salutations.

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Monsieur Jean René LECERF                                                              1 Avril 2008

 

Monsieur le Sénateur

Je n’insiste pas, n’ayez crainte concernant ma demande d’intervention comprenant bien que je ne dois compter que sur moi et les pauvres moyens dont je dispose pour essayer de rompre la chaine de mauvaise fortune qui nous est faite dans l’exploitation de la mort de notre fille Marie-Dolorès.

 J’ai bien compris l’embarras réel que  peux générer à l’endroit de  Monsieur le Président de la République le fait de prendre aujourd’hui position dans cette lamentable affaire Ranucci ; affaire qui mettrait en lumière la mauvaise posture d’un ancien ministre de la république, siégeant toujours au Sénat.

Vous remerciant donc, de ce long silence, criant de vérité,  me dégageant par là même de toutes obligations, Je vous prie de croire  Monsieur le Sénateur, en l’expression de mes salutations distinguées.

 

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Madame Rachida DATI

 Ministre de la Justice

Place Vendôme   75001 – PARIS

Marseille le 20 Février 2008

 

 

Madame Le Ministre,

Je suis désolé de vous déranger de nouveau, mais je me vois obligé de la faire ayant déposé une plainte au Parquet du Procureur de la République de Marseille, copie  annexé a la présente, pour que celle-ci  suive son court normal et ne soit pas  classé sans suite comme j’en ai bien peur.

Vous remerciant par avance de votre écoute,  veuillez agréer, Madame Le Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux.

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Marseille le 20 Février 2008     

Monsieur Robert BADINTER

 Sénateur  15, Rue de Vaugirard

75006 - PARIS

Monsieur le Sénateur,

Je suis désolé de vous déranger de nouveau, mais je me vois obligé de la faire et ayant toujours pu compter sur votre compréhension.

J’ai été contacté par un reporter d’un grand Hebdomadaire National, préparant une émission consacrée aux métissages culturels. L’interview concerne des personnes d’origine étrangère vivant en France. Les questions porteront donc sur notre installation en France, sur l’affaire qui a brisée notre vie, mais aussi sur la perception que nous avons de la justice française.

A la suite de la perte de notre enfant, Marie Dolorès, le livre polémique de Gilles Perrault, le Pull over rouge, nous a enfermés définitivement  dans le doute et la complicité de l’erreur judiciaire. Une polémique insupportable à notre endroit qui perdure depuis trente ans maintenant avec des conséquences désastreuses pour notre famille.

Comme vous le savez, les tribunaux n’ont jamais donné raison aux dires et écrits de Perrault, tout au contraire, le condamnant lourdement pour ses écrits mensongers, et sa mauvaise foi  à plusieurs reprises.

Hélas, une nouvelle fois, je dois essayer de me disculper vis-à-vis des médias.

Je vous demande donc de me dire, Monsieur le Sénateur, si , en 1981 vous aviez connaissance du fait que Gilles Perrault s’était bien garder de ne surtout pas mettre en évidence, sinon avoir eu la volonté de cacher le coté « Pédophile » de Christian Ranucci qui était mis en lumière avec la découverte de plusieurs tentatives d’enlèvement de tout jeune enfants, là , ou il résidait à Nice. Et ceci bien avant l’enlèvement de ma fille Marie Dolorès.

Votre réponse m’est indispensable pour mieux cerner et décrire le coté « obscur » du personnage.

Au travers de votre parcourt, de vos écrits au service de la Justice, je serais tenter de répondre, Non. Sûrement pas. Mais je ne peux m’engager pour vous.

Aussi vous remerciant d’une réponse par courrier tournant,  pour m’éviter un impair, veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes sentiments respectueux.

                                                                                                                        Pierre RAMBLA

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Monsieur   Nicolas SARKOZY

                           Président de la République

                             PALAIS DE L’ELYSEE

Monsieur le Président,

J’avais mis tous mes  espoirs en vous, monsieur le Président de la République.

Si le candidat Nicolas SARKOZY, m’avait semble t’il assuré par l’entremise de Monsieur le Sénateur Jean René LECERF, Sénateur du Nord de sa compassion et de sa bienveillante attention, envers l’homme de 83 ans que je suis, force est de constater aujourd’hui, une fois de plus que la Politique et la Vérité ne font pas bon ménage en ce qui concerne l’Histoire du passé judiciaire de la France lorsque que bien malmenée.

Vos prédécesseurs ont laissé seule et bien démunie, une petite famille d’immigrés espagnols face à la vindicte populaire, ceci sciemment pour ne pas reconnaître que l’État, la Justice avait failli à son devoir. Un silence pesant pour masquer lors de l’abolition de la peine de mort l’escroquerie intellectuelle faite avec l’utilisation éhontée et inadéquate de l’exécution sur l’échafaud de Christian Ranucci le meurtrier de ma fille Marie Dolorès. Une affaire qui servira de prétexte après « manipulation » n’hésitant pas à soustraire du dossier, deux enlèvements avortés et précèdent les faits criminels qui lui étaient imputés ». Cela  permit aux abolitionnistes et plus particulièrement  à Robert BADINTER, le Ministre de la Justice de François MITTERRAND d’obtenir avec brio de l’Assemblée Nationale, un vote à la majorité des Députés  de la loi portant abrogation  de la peine de mort.

Est il donc plus honorable, plus respectable pour un président de la République Française d’intervenir face à la puissance étrangère, sur des dossiers « discutables » qu’en son Pays, pour des citoyens dont il a la responsabilité !

Vous recevez bien volontiers les parents d’adolescents, mort pour avoir  braver les interdits, passer outre les lois de la République

Alors pourquoi ce mépris pour  une famille victime du laxisme avéré de la Justice depuis des années ?

N’y a-t-il pas là, une flagrante anomalie  dans la chaîne du respect du aux citoyens empreints eux, des valeurs de la République, de la France.

Ai-je donc là, pour unique tord de n’être qu’un modeste ouvrier Boulanger, d’origine espagnole bien intégré,  vivant dans le plus grand respect des lois pour oser prétendre  être reconnu enfin de mon vivant, une victime de la carence du système judiciaire, et oser prétendre à un légitime droit au respect, voir à votre soutient ? Comme Ingrid Betancourt ou les présumés coupables d’enlèvement d’enfants au Tchad !

Doit-on devenir impérativement « Hors la loi » pour exister face à la puissance publique ?

C’est avec une grande déception que je vous souhaite une bonne réception de la présente supplique, et vous prie  d‘agréer Monsieur le Président de la République, mes sentiments les plus respectueux de votre très haute fonction et responsabilité.                                                Pierre RAMBLA.

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    Lundi 10 mars 2008

Lettre- Recommandée                                                                  Monsieur Robert BADINTER

Sénateur des Hauts de Seine

Monsieur le Ministre,

J’ai été consterné d’une si piètre réponse de votre part à ma demande  par votre : << Je n’ai pas qualité pour répondre… >>  soulève un sérieux  malaise et justifie ce retour vers vous. Avec une lecture bien différente, en  qualité de père, de victime de ce qui  semble n’être pour vous qu’un détail ignoré de l’Histoire ou vous n’avez fait qu’un bref passage, avec des conséquences catastrophiques.

En effet,  Christian RANUCCI a bien été exécuté en 1977 sous la présidence de Valérie Giscard d’Estaing, personnage d’État,  infiniment respectable et très au fait  de ce dossier criminel.

 Mais que je sache, en 1981, c’est bien vous, qui tout récent ministre de François Mitterrand  montiez en toute hâte à la tribune de l’Assemblée Nationale pour y  prendre la parole et  fustiger, un doute sérieux dans l horrible  meurtre de mon enfant et donc peut être, risquer d’assurer pour longtemps la remise en question de la culpabilité pourtant avérée  de Christian RANUCCI.

Quelle qualité aviez-vous donc alors pour prétendre défendre avec autant de verve une rumeur infondée, voire fallacieuse montée de toute pièce, et sans consistances juridiques pour servir les desseins  d’un romancier fortement engagé politiquement, Gilles Perrault, qui aura même les faveurs,  d’un Constantin Melnick transfuge du KGB, l’engageant  pour ses prouesses livresques nées d’un imaginaire fertile reconnu. 

Gilles Perrault, un Individu condamné à vivre éternellement sous  pseudonyme, qui a été depuis lors, et à plusieurs reprises condamné lourdement pour ses propos diffamatoires,  mensongers et injurieux pour l’institution judicaire laissant croire que la justice avait coupé un homme en deux alors qu’il aurait été innocent.  Engageant de fait la responsabilité de la justice, de l’État sans que vous n’ayez rien eu à en redire déjà,  à l’époque où vous étiez en responsabilité. N’aviez vous pas alors, déjà qualité pour répondre, sinon  en juger ?

En effet, « aviez-vous qualité »  seulement pour monter à la tribune de l’assemblée dans le but tellement évident d’inscrire seulement votre nom dans l’Histoire, avec cette loi incontournable, qui abolit la peine de mort en France en 1981 vous servant pour ce faire sans à priori ni réserve de la mort de ma petite Marie Dolores enlevée puis  égorgée de 15 coups de couteau par un individu  qui fut reconnu coupable, sans circonstances atténuantes à une époque où la population française était à 56% pour l’application de cette peine.

Hors, là, nuls doutes ne subsistent, avant même que de prononcer votre discourt devant les parlementaires à l’assemblée nationale, vous aviez demandé en tant que Garde des Sceaux, une enquête aux services de l’état pour accepter cette requête.

A ma connaissance, cette enquête approfondie  n’a pu révéler aucun disfonctionnement, tant des services de police judiciaire que ceux de là   justice  que vous dirigiez alors en ce qui concerne  l’instruction, affirmant la culpabilité et plus encore la reconnaissance formelle  de ses crimes par Christian Ranucci.

N’aviez-vous donc encore aucune qualité pour vous apercevoir  qu’un petit romancier à la solde d’un avocat en charge d’une demande de révision avait mandaté  un romancier engagé pour tenter de justifier cette démarche ? Que le résultat de cette entente fut « le pull over rouge » constitué à l’aide de + de 200 erreurs manifestes ; résultat  présenté aux juges de la commission qui  rejetteront ce fatras d’élucubrations manifestes !

N’aviez vous toujours pas qualité pour vous apercevoir que relayant à la tribune de l’assemblée vous donneriez une crédibilité nouvelle à la rumeur, relayant de fait les mensonges de Gilles Perrault alias Peyrolles, et que cela lui donnerait forte crédibilité dans le temps.

N’aviez vous toujours pas qualité pour réaliser que vous deveniez ainsi le complice actif de Gilles Perrault. Quand inscrivant cette loi à votre nom vous puissiez aussi accréditer qu’effectivement Ranucci aurait pu être innocent, puisque vous-même, ministre de la justice doutiez sérieusement de la culpabilité d’un jeune homme de 20 ans qui sortait à peine des jupes de sa mère.

Votre responsabilité de fait dans le harcèlement dont ma famille est victime depuis plus de trente ans vous incombe donc en partie Monsieur le ministre et de cela, je sais que vous doutez encore de votre  responsabilité dans les errements épistolaires de Gilles PERRAULT, alias PEYROLLES qui avec son roman « Le pull over rouge »  mettant  en scène l’erreur judiciaire et la forfaiture des policiers de la brigade criminelle de Marseille, nous harcelant tous depuis 30 ans  a trouver  un fond de commerce bien juteux, et en vous,  un sérieux allié de circonstance.

Hors en persistant à déclarer, encore aujourd’hui  sur papier entête du Sénat Français qu’un doute sérieux existe dans cette affaire, vous vous faites hélas le complice actif d’un révisionniste de l’Histoire du passé judiciaire de la France, d’un individu qui a été à plusieurs reprises lourdement condamné en justice pour ses propos diffamatoires et mensongers, et ce, par des juges qui eux, ne doutaient pas de sa forfaiture.

Sauf à pouvoir nous présenter enfin… des preuves sérieuses de l’innocence de RANUCCI ou de la dérive de la justice sur un dossier dont vous ne pouvez ignorer les arcanes,  ces faits consternants à votre actif  et cités ici  vous ôtent tout crédit et comme vous le dites si bien, n’avez pas la qualité nécessaire à vous exprimer en matière de justice dans mon affaire. Encore moins au Sénateur que vous êtes encore vous permettre d’évoquer un doute sérieux qui ne peut être que le reflet de votre incompétence !

Et au vu de votre réponse par laquelle vous essayez de vous sortir de ce mauvais pas par une splendide dérobade,  Je ne crois pas que vous puissiez mieux  me répondre de vos errements  et de ce fait, rassurez vous Monsieur, je n’attends plus rien de vous.  Et si  j’en tire la conclusion que la justice fut pour vous, un moyen de subsistance, entre autre, à ma charge (Impôts) je sais que le peuple ne choisit pas ses ministres. Le Président Mitterrand que vous serviez si bien nous avait caché bien des choses. Sa famille morganatique, sa fille, Le faux attentat de l’Observatoire, sa Francisque, sa maladie, le sang contaminé et j’en passe et pas des moindres. Il vous avait donc judicieusement choisi et jugé avant moi. Ce n’est là que justice.

Il est décrit  quelques parts, que l’on peut violer l’Histoire du passé judiciaire de la France. Mais seulement à condition de lui faire de beaux enfants.

Tout en vous abandonnant  définitivement à vos biens tristes tourments, vos doutes sérieux et votre inconscience manifeste,  Je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes salutations.

Pierre RAMBLA

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Madame RACHIDA DATI

                                                                                                                        Ministre de la Justice

     13 Place Vendome

                                                                                                                                                           PARIS

 

Madame Le Ministre,

 

Je suis le père de Marie Dolorès, enlevée puis assassinée à l’âge de 8 ans par Christian Ranucci en 1974 et qui, reconnu coupable, fut guillotiné en 1976. Cette affaire plus connue sous le vocable du Pull over rouge, du romancier Gilles Perrault qui mettait fortement en doute la culpabilité de l’accusé et la responsabilité de la police et de la justice.

Ce fut une  immense  tragédie pour notre famille, qu’utilisât   en 1981, sans discernements, le Garde des Sceaux du Président  François Mitterrand, pour obtenir des Députés  le vote de l’abolition de la peine de mort en France. Une prouesse, alors mêmes qu’à cette époque  56% de la population  française est « pour » cette peine !

N’ayant pas eu de réponse a mon précédent courrier, je comprends hélas, que je ne dois rien attendre de votre part, et de la justice en particulier. Aussi je me contenterai de vous signaler les faits suivants, qui me paraissent quelque peu relever de votre compétence.

Ayant eu quelques difficultés avec mon avocat, Maitre Henri Juramy, j’avais déposé plainte des chefs d’extorsion de fonds, et abus de confiance auprès du Bâtonnier de l’Ordre de Marseille, y joignant un mémoire en défense précis et surtout accompagné de  toutes les pièces de preuves et de procédure attestant des griefs que je formulais  contre de cet odieux  personnage.

Sachant que les Loups ne se mangent pas entre eux, l’affaire trainant en longueur, j’ai donc décidé de déposer  plainte entre les mains du Procureur de la République de Marseille.

Le Parquet  du Procureur  m’informait le 22 Octobre 2007  du classement sans suite de ma réclamation (réf. : 1153/07/AV)  au motif que le Bâtonnier de l’Ordre, lui avait donné l’assurance que tout était parfait, dans le meilleur des mondes !

Hors, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, dans sa réponse au questionnement du Procureur, à sciemment menti !

Monsieur Le Bâtonnier ne pouvant méconnaitre la vérité,  détenant  un  courrier circonstancié et plus grave, tenant en main le  jugement correctionnel du 12/01/2007 qui atteste lui, du contraire…

Un gros mensonge ! Un petit arrangement entre Gens de robe,  aux fins d’éviter à  son éminent  confrère, de se retrouver, en bien fâcheuse posture, du mauvais  coté de la Barre du Tribunal de Marseille.

Ce  bel exemple de dévouement corporatiste,  mérite, certes, un coup de chapeau, mais cela au détriment d’une  saine administration de la justice  et à mon détriment. Ce qui  est inacceptable en l’état,  vous en conviendrez, Madame le Garde des Sceaux!

Voila Madame le Ministre  où m’ont conduit depuis trente ans, et me conduiront encore,  l’ignorance et l’inapplication par vos services (Parquet) de certains  textes de loi, et plus particulièrement le  434-25 qui concerne : « Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 Euros d’amende ».

Et que l’on ne vienne pas me dire, piètre excuse, que ces émissions, c’est de l’information. Trente ans après, c’est encore de la désinformation.

Avec pour conséquence, de laisser libre Gilles Perrault et certains médias à sa botte de pratiquer au grand jour, une forme de révisionnisme de l’Histoire judiciaire du passé de la France, touchant directement aux conditions qui ont permis  l’abolition de la peine de mort, que l’on condamnerait immédiatement et fermement si cela avait été perpétré par  Jean Marie Le Pen.

Je ne comprends pas.

Vous souhaitant une bonne réception de la présente, je vous prie d’agréer, Madame le Ministre de la Justice, l’expression de mes sentiments distingués.

Pierre RAMBLA

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