Le Cirque Rouge

février 22, 2008

UN « OGRE » QUI NE MANQUE PAS D’APPETIT !

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 4:52

 N’ayant pu endosser le Pull over rouge de l’affaire Ranucci, voila maintenant que Michel Fourniret s’accuse du meurtre de Robert Boulin ! Décidément, Notre Dame de la Garde n’est plus en sécurité à en croire les journaux.Au moment même ou, la loi sur la “rétention de sûreté” qui aurait permis d’enfermer indéfiniment des criminels ayant purgé leurs peines de prison mais déclarés toujours dangereux par des experts n’a été censuré que très partiellement jeudi par le Conseil constitutionnel. Ils ont en revanche fortement limité la possibilité d’appliquer cette mesure à des criminels déjà condamnés avant la promulgation de la loi. Ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s’ils violent les obligations auxquelles ils sont soumis à leur sortie de prison, comme  le port du bracelet électronique, l’obligation de se présenter régulièrement au commissariat ou de se soigner.  Les 9 sages ont donc rejeté la plupart des griefs généraux de l’opposition socialiste, qui estimait que ce texte contrevenait aux droits fondamentaux et instaurait une peine illégale. Les opposants au texte estimaient que cela violait le principe selon lequel on ne peut être détenu que pour les faits qu’on a commis et non pour ceux qu’on risquerait de commettre.: « J’ai du sauter un passage… oublions,  le principe de précaution…  En attendant, cela limitera déjà la récidive criminelle à une seule fois. Et espérons que cela ne sera pas le fait, d’un besogneux !La lettre, écrite par le matricule 130655S, n’est jamais arrivée. Le 19 mai 2004, elle a été saisie par des policiers belges venus perquisitionner la cellule dudit matricule, Michel Fourniret. A l’époque, l’« ogre des Ardennes » est emprisonné à Dinant, non loin de Charleroi.Dans sa missive, le tueur en série présumé assure avoir fait une confidence à son épouse, Monique Olivier : « Je lui avais confié que, dans les années 1980, j’avais attenté à la vie d’un frère d’une loge maçonnique, ministre du Travail dont le corps fut retrouvé près de Rambouillet dans un étang, suicidé. » Cet homme, c’est Robert Boulin. Le 30 octobre 1979, à 8 h 40, son corps a été découvert dans un étang de la forêt de Rambouillet. L’information judiciaire s’achèvera par un non-lieu et conclura au suicide. Une version contestée par la famille du défunt, aujourd’hui encore convaincue que le ministre de Valéry Giscard d’Estaing a été victime d’un meurtre politique.Quelques jours après la découverte de la lettre, le commissaire de la PJ de Dinant Jacques Fagnart et le juge d’instruction Bernard Claude décident d’interroger Monique Olivier, alors encore en liberté. Cinq jours plus tard, pressée de questions, elle finira par avouer l’incroyable odyssée criminelle de leur couple. Le 27 mars prochain, devant les assises de Charleville-Mézières, Fourniret devra répondre de sept homicides de jeunes filles et autant de viols ou tentatives. En ce qui concerne Robert Boulin, tout porte à croire qu’il s’agit là d’une nouvelle élucubration du tueur présumé. Une de plus.FRANCESOIR. Dans une lettre saisie en 2004 dans sa cellule, Michel Fourniret assure qu’il a confié à Monique Olivier, sa femme, avoir attenté à la vie d’un homme qu’il décrit – sans le nommer – comme étant Robert Boulin, votre père. Quel est votre sentiment ?FABIENNE BOULIN-BURGEAT. Depuis le début, je suis intimement convaincu que mon père a été assassiné. L’enquête a conclu à un suicide, mais elle comporte tellement de manquements… En revanche, imaginer que Michel Fourniret soit impliqué de près ou de loin… A moins qu’il n’ait été dans des réseaux que nous ne connaissions pas, comment expliquer que les autorités de l’époque se soient donné tant de mal pour maquiller le meurtre de mon père en suicide si Fourniret était impliqué ? Il leur aurait juste fallu l’accuser…

Alors Fourniret, tueur de ministre ? Si, jusqu’alors, il a toujours été décrit comme un « tueur de vierges », ce serait une erreur d’oublier que l’« ogre des Ardennes » est également accusé du meurtre de Farida Hamiche, la compagne de l’un de ses anciens compagnons de cellule, Jean-Pierre Hellegouarch. Ce dernier, après avoir flirté avec les milieux d’extrême gauche, est tombé pour braquage et trafic de stupéfiants.

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