Rouge.
C’est la rentrée. Bref retour sur l’émission de télévision de la chaine13 ème rue diffusée ce 13 juillet 2006. Apres la projection du film le pull rouge de Michel Drach en première partie, le documentaire de Xavier-Marie Bonnot, il est vrai, critique le déroulement de l’instruction, mais pour aboutir à la conclusion inverse du film : Ranucci était bien coupable.. Conclusion tellement inhabituelle et à contre courant, que je tenais à le signaler… Pour nous, c’est déjà une petite lueur d’espoir, on ose enfin reconnaître la vérité et aller contre la version mensongère de Gilles Perrault. Trop de présomptions, trop de preuves, trop de témoignages, trop d’aveux ! Devant la police, devant les juges, devant les experts psychiatres. Ranucci était coupable et rien, jamais malgré ces dénégations, n’a permis de contredire le jugement de culpabilité rendu il y a trente ans. Je retiendrai entre autre la réponse de Maître Jean François le Forsonney répondant à la question : « Ranucci, pour vous, était il coupable ? » : « Je suis convaincu, que Christian Ranucci était convaincu de son innocence ! Tient donc…
L’Arnaque. Un journaliste parisien me conseillait il y a quelques mois d’envoyer mon manuscrit, le Cirque Rouge aux éditions Flammarion, mais en passant directement par l’intermédiaire de l’un de ses directeurs de collection, qui terminait un roman, « Coca Cola l’enquête impossible ».Ce dernier était disposé à prendre connaissance du manuscrit sitôt finie sa lourde tache, soit quelques jours. Après avoir réceptionné le manuscrit, le temps passe sans que ce dernier ne me donne plus jamais signe de vie, ni ne réponde plus tard à nos sollicitations. On aurait pu croire que l’affaire ne l’avait pas plus intéressée. Nous découvrirons cependant, il y a peu, sur l’un des sites personnel de ce poulain émérite de Flammarion, un forum récent et tout particulièrement dédié à l’affaire « Christian Ranucci ». Comme quoi, les idées, il suffit de les piquer pour espérer faire son beurre. Son dernier roman titrait « MAFIA SA. » J’aurai du être plus prudent ! Mais je me console, les renseignements pour certains inédits, qui figuraient dans le manuscrit, étaient là pour être divulgués au plus grand nombre ! Une démarche pas très classe, le plagiat, mais très en vogue dans son milieu.
On aura tout vu : Pour vanter son savoir des Astres, et de l’avenir, parmi les Célébrités leur ayant fait confiance, un site met en ligne le thème Astral de Christian RANUCCI. Ne précisant toutefois pas si c’est avant, ou après 1974 !
www.astrotheme.fr/portraits/nj4w2N2ZUDNG.htm
Où l’on reparle du Pull rouge. Toute la construction intellectuelle et la preuve de l’innocence de Christian Ranucci, reposent uniquement dans le livre de Gilles Perrault, sur la découverte d’un pull over rouge abandonné dans la champignonnière, lieu où .Ranucci se cache un temps. Selon tous les défenseurs de Ranucci, dont le plus véhément Gilles Perrault, ce pull over rouge ne lui appartient pas, Il ne peut d’ailleurs être à lui puisqu’il déteste le rouge. D’autre part, il est trop petit pour lui. Pour la petite histoire, Ranucci n’enfilera jamais ce pull et déclarera qu’il n‘est pas à lui.
Donc, c’est évident, ce pull rouge, appartient à un autre, selon gilles Perrault au véritable meurtrier. Allant jusqu’à dire et écrire, afin de parachever son œuvre diabolique, que le chien policier prend la piste à partir du pull dans la champignonnière pour aboutir à la découverte du corps de Marie-Dolorès !
Madame Mattei, qui vient à peine de faire la connaissance de la mère de Ranucci devant la porte de la prison où leurs enfants respectifs sont détenus déclare (témoignage controversé) j’ai vu un homme en pull rouge importuner des enfants…
Certitude, ce pull n’aura aucun intérêt dans le dossier d’accusation, mais restera sous scellés.
Et en fonction des besoins, on essaie tant bien que mal de refiler ce qui reste un sceller de l’affaire Ranucci à Michel Fourniret. Tous ces rebondissements relancent de nouvelles investigations, et les journalistes de Var Matin retrouvent un ancien copain de régiment de Ranucci
Selon ce témoin, sur le fond, Ranucci serait bien coupable, possédait un pull rouge, mais avait par contre des circonstances atténuantes.
Les médias qui reprennent habituellement les tribulations du Pull rouge, gardent alors un silence gêné et ne montent pas aux créneaux. Ce silence couvre aussi la sortie du livre « L’ombre de Ranucci » aux éditions Fayard. Dernier ouvrage du tout récent président des Arts du Cirque, Gilles Perrault, un document censé balayé définitivement la thèse de l’accusation.
N’ayant pas vocation de critique littéraire, je vais ici substituer à mon opinion, celle des inconditionnels de la thèse de l’erreur judiciaire, du « Pull over rouge ».
Extraits : ———————————————–
Forum: Bibliographie Posté le: 07 Sep 2006 9:38 Sujet: l’ombre de C.RANUCCI de Gilles PERRAULT
Réponse:
Je suis malheureusement obligée de te donner entièrement r …
je viens a l’instant même de l’acheter dans une grande surface mais pour le trouver se fut la croix et la bannière,; à croire qu’ ils ne voulaient pas trop le vendre; il vaut 17 euro 10 J’ai commencé hier.
Pour le moment au point où j’en suis, il ne fait que récapituler l’affaire, tout en contrant et réfutant les nouveaux témoignages parus dans le livre de G.Bouladou.
Il rend également un hommage appuyé a toutes les personnes qui continuent à se battre pour la révision dont d’ailleurs à certains membres du forum.
Donc rien de neuf, mais j’imagine que ça ne va pas tarde, .pour l’instant, lecture du livre bientôt finie je n’ai pas trouvé encore à quelle page il commence réellement.
Dur dur. Je crains le pire.
Je suis malheureusement obligée de te donner entièrement raison. Je dis malheureusement car j’espérais beaucoup trouver dans ce livre ne serait-ce qu’un élément nouveau. A tout le moins un éclairage inédit d’un élément déjà connu.
Mais rien. Rigoureusement rien. Ce livre est une version résumée du “Pull-over rouge”. Une vulgarisation pour ceux qui souhaiteraient connaître l’affaire et n’auraient pas le courage de se lancer dans une lecture longue.
Je comprends maintenant la discrétion de la promotion Fayard. L’éditeur n’a pas dû oser refuser ce livre étant donné la renommée de GP et l’argent qu’il a dû lui faire gagner avec le “Pull-over” rouge, mais je suppose qu’il a dû être bien embêté..
C’est consternant. Mis à part le fait qu’il conteste (de façon assez convaincante, d’ailleurs) avoir été mis à la porte par Spinelli et avoir reçu une fin de non-recevoir de Guazzone, on chercherait vainement dans ce livre, ce que tout le monde, je pense, en attendait : la reprise point par point des “erreurs” relevées par GB et leurs commentaires par GP. Je suppose que se livrer à ce travail aurait demandé beaucoup plus de temps que les quelques mois d’écart qui séparent la parution de GB et celle de GP. Mais je suis persuadée que la plupart des gens intéressés par cette affaire auraient préféré attendre 5 ans et lire quelque chose de consistant plutôt que d’ingurgiter quelques mois après le livre de GB cet insipide “réchauffé” qui n’apporte rien.
Dernière édition par Danou le 07 Sep 2006 9:59; édité 1 fois
Erratum :
Je crois que je viens d’écrire une idiotie : c’est Ramsay, je pense, qui a édité le “Pull-over rouge”, et non Fayard.
Petite précision qui n’enlève rien à ce que je pense par ailleurs du dernier livre de GP, ni à la gêne probable que je prête à Fayard dans l’édition de cet ouvrage.
Très sincèrement je me demande quel serait l’intérêt de G.Perrault de mentir ? Je sais on va me dire c’est une affaire ” rentable ” pour lui car il s’est fait du pognon avec son pull over rouge, un peu son fonds de commerce en quelque sorte.
Je suis sans doute d’une naïveté incroyable, mais je ne crois pas une seule seconde a ce coté mercantile. Je pense que maintenant il est réellement persuadé, à tort ou à raison, que C.Ranucci était innocent et qu’il veut absolument le démontrer.
Donc du coup, je me dis que ce sont bien les témoins et l’évêché, qui niant certaines choses ont quelque chose à cacher, sinon pourquoi le faire ?
Autre chose d’assez intéressant dans le livre, même si c’est à peine évoquer a la fin, c’est tout de même la piste Fourniret.
G.Perrault est bien entendu très prudent à l’idée d’évoquer cette piste, mais il ne peut s’empêcher de se demander pourquoi la justice Belge a eu l’air de la prendre très au sérieux et surtout il se demande bien pourquoi Fourniret a tellement insisté pour dire qu’il était en vacances près de Marseille a cette époque.
D’autant plus qu’un type comme Fourniret serait tout a fait capable d’une mise en scène du type de celle effectuée par l’homme au pull rouge, car il s’est bien souvent servis des lieux géographiques (l’Yonne pour faire penser à Emile Louis, Mourmelon pour Chanal) ou de la façon de procéder de F Heaulmes, afin de leur mettre ses propres crimes sur le dos. Donc ça pourrait coller très bien.
Reste ce maudit pull rouge, déjà trop grand pour Ranucci qui fait 1M74 a peu près alors que Fourniret ne mesure qu’1M68. Là c’est vrai que ça ne colle plus. Sauf s’il y a volonté délibérée de mise en scène…
Je maintiens que si Spinelli déclare n’avoir jamais accordé d’interview à Perrault, il n’y a pas de raisons de ne pas le croire.
Tout ce qui sort de sa bouche est interprété depuis trente ans; quand il précise ne pas être en mesure de reconnaître le type qu’il a vu, on oublie et on déclare que s’il n’a pas reconnu Ranucci c’est que ça n’était pas lui.
Quand il déclare pouvoir se tromper parce qu’il a vu la voiture a 40m et de trois quarts arrière bien qu’il connaisse parfaitement tous les types de voitures de par sa profession, on interprète comme Perrault qu’il tient a apporter cette précision pour revenir sur ce que les flics tiennent a lui faire dire.
Il dit qu’il ne reconnaît pas ni Ranucci ni la voiture, pourquoi aurait il peur de l’avoir dit a Perrault?
Les flics ne sont quand même pas un gang qui le menace de représailles tout de même!
Finalement, seul Perrault dit toujours la vérité, les Aubert mentent, Spinelli ment, tout le monde ment sauf lui, même quand il rapporte des propos qui ne lui ont pas été tenus.
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Les qualités sont du domaine de tout le monde. Les vices seuls marquent la personnalité.
Paul Léautaud
FIN EXTRAIT / FORUM———————————
Cette rencontre avec un ancien compagnon de Ranucci est utile, sinon importante, non pas pour se rassurer sur la culpabilité de Ranucci, il y a trop de preuves, accablantes, mais pour balayer une fois encore la thèse mensongère de Perrault. On aura donc mis trente ans pour enfin oser contredire Gilles Perrault , dire, écrire ouvertement que Christian Ranucci, contre toute attente, ne détestait pas, bien au contraire la couleur rouge ! Trente ans, pour apprendre que les sièges de sa voiture neuve, 304 Peugeot offerte pas sa mère avait un intérieur en tissu rouge. Qu’à l’armée, pendant son service militaire en Allemagne, Ranucci portait un pull over rouge lors de ses sorties en permission. Un Pull rouge vif ! Que lui avait tricoté avec amour sa mère, et dont il était fier. Trente ans, de mensonge, décidément. On n’a pas cherché à camoufler les aveux, soit disant obtenus sous la torture viet-cong de policiers dixit Ranucci, et révélés par Perrault, la propriété du couteau, l’arme du crime. Non, Ranucci était innocent tout simplement parce qu’il détestait la couleur rouge. On ne peut être coupable dans cette affaire si l’on déteste à ce point la couleur rouge. Cette thèse « livresque » aujourd’hui s’effondre avec ce témoignage et je crains que certains acteurs du dossier, Perrault le premier n’y voient « rouge ».
Que dit l’ancien copain de régiment de gênant ? Qu’il a passé quelques mois avec Ranucci au moment de ses classes et leur affectation de service en Allemagne, que ce dernier possédait et portait un pull over rouge à col roulé que sa mère lui avait tricoté. Qu’il était tout de même un garçon très particulier, bizarre, à tel point que les responsables militaires s’en étant rendus compte eux aussi, l’avaient affecté par mesure de sécurité à l’armurerie, histoire de le garder sous la main tout en évitant par ce moyen de le laisser divaguer dans la nature. Qu’un jour ils étaient partis manger à plusieurs à l’extérieur, et que faute de moyens pécuniairs pour la plupart d’entre eux, Ranucci avait royalement proposé de payer l’addition de ses camarades. Qu’en fin de repas au moment de régler, il s’était discrètement rendu aux toilettes. Ne le voyant pas revenir, inquiets car n’ayant pas les moyens de payer eux seul la note, ils avaient été le chercher. La porte était restée close malgré leurs demandes pressentes. Inquiet, ils avaient alors prévenu le patron qui après avoir tambouriné longuement avait du se résoudre à défoncer le battant. Ranucci était prostré au fond du wc, l’air hagard. Sans explications. L’incident sera l’objet d’une vive discussion entre eux le lendemain à la caserne mais Ranucci éludera le sujet. Qu’enfin lors de l’arrestation de leur ancien compagnon de chambrée en 1974, il avait tout naturellement essayé de contacter leur voisin commun à Nice Daniel RIETSCH pour voir s’ils devaient se manifester auprès de la police, et peut être, selon aller témoigner en sa faveur, mais qu’au vu de la réaction plus que véhémente et négative de la mère de Daniel, fortement opposée à ce que son fils soit cité dans le sordide meurtre d’une enfant, il avait renoncé à se présenter aux enquêteurs. Qu’il reverra effectivement plus tard Ranucci aux Baumettes, dans le quartier des condamnés à mort sans toutefois pouvoir lui parler, mais lui faisant passer des livres alors qu’il est lui-même affecté à la bibliothèque de l’établissement pénitentiaire. Que la mère de Ranucci, mise au courant de sa présence sur place, lui enverra une longue lettre à laquelle il ne répondra pas. Sur le pull over rouge découvert. Selon lui, quelques mois avant le meurtre, ils avaient été tous ensemble au cinéma un soir. Alors peut être que ce pull appartenait tout simplement à son ami Daniel, ou à sa sœur qui l’aurait oublié dans la voiture. Bien entendu il ne s’agit là que d’une simple hypothèse. Un autre point sera abordé lors de l’interview, les lunettes, Ranucci pouvait il s’en passer. La réponse faite détruit cette fois encore la thèse de Gilles Perrault. Selon Alain R. Ranucci les enlevait selon les besoins. Comme par exemple lors des nombreux exercices, sans que cela semble lui créer une trop grande gène pour suivre l’entraînement. Enfin sur son intervention auprès de Var Matin, découvrant dans le journal l’article qui concerne la découverte du pull over rouge, mystérieusement retrouvé au greffe de la Cour d’Assise d’Aix, il se décide, d’entrer en contact avec les enquêteurs. A l’officier de l’état major, qui prend la communication, il explique qu’il est peut être en mesure de dire si oui ou non le pull rouge découvert au Greffe d’Aix appartient a Ranucci. Qu’enfin, n’ayant jamais été relancé par ce service, il se confie plus volontiers à Var matin. Qu’après avoir examiné la photo en couleur du pull over rouge conservée au greffe du tribunal d’Aix qu’on lui présente et qui possède de gros boutons dorés, il affirme que ce pull là, n’est pas celui que portait Ranucci lors de ses permissions. Fervent opposant à la peine de mort, Alain R, ne remet pas un seul instant en doute la culpabilité de Ranucci mais reste très en colère, car il ne comprend pas pourquoi, les experts psychiatres, les avocats ont laissé guillotiner ce qu’il ressort être pour lui un malade, un Fada. Confirme qu’il y a d’autres copains de régiment dont les noms sont connus qui pourront témoigner de cela.
Enfin, vous aurez sans aucun doute, noter la petite phrase assassine et lourde de conséquence extraite du livre et reproduite dans le forum Internet : « le sang a été mis sciemment sur le couteau de Ranucci, puis déposer dans la tourbière ». Une affirmation qui ne peut qu’avoir des prolongements judiciaires pour l’écrivain.