Le Cirque Rouge

avril 19, 2006

Où l’on reparle des tests ADN.

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 6:04

Maître JURAMY, qui je n’en doute pas, ne dort que d’un œil dans ce dossier à sa petite idée sur la question, et il est vrai, touche juste a tout coup .Le Pull, n’a rien a voir, balivernes, cette recherche ADN s’avérera négative. Mais ce pantalon de couleur sombre, qui lui aussi est une pièce majeure dans l’accusation. Nous pourrions en demander une expertise surtout considérant qu’il est taché de sang humain du groupe A, qu’il est saisi très régulièrement dans le coffre de la voiture de CR en sa présence, celle de sa mère et qu’il, Ranucci en reconnaît formellement et ce a plusieurs reprises la propriété et de surcroît détaille l’origine du sang qui le recouvre partiellement. Ce pantalon qui restera un élément très important dans ses aveux circonstanciés et réitérés. Cette demande aurait pour avantage certain de clouer définitivement le bec aux tenants de la thèse de l’innocence. Mais cela fera t’il cesser pour autan la polémique faite autour de l’affaire ? Pour ma part, je ne le crois plus. En vérité, reconnaître l’innocence de Ranucci n’est pas le but de son brillant comité de soutien, ou de révision, sinon, il y a belle lurette que cet examen aurait été demandé !

Comment croire un instant qu’ils sont trop nuls pour ne pas y avoir songé un instant. La découverte de l’ADN est déjà ancienne. L’affaire Ranucci, entendons nous bien est un juteux fond de commerce. Pas la quête du Saint Graal. Le mot de la fin revient ici tout naturellement à Gilles Perrault qui ne me contredit pas sur ce sujet en déclarant lui-même, en mars 1979 : « Je sais, dit Gilles, dans le “Pull-over Rouge”, ce sont tous des minables. Si j’avais rencontré Ranucci avant l’affaire, je n’aurais sans doute pas eu dix mots à lui dire…. Mais dans le “Pull-over Rouge”, je n’avais pas besoin de héros : ce que j’ai voulu, c’était présenter un dossier sur la mécanique judiciaire, mettre en évidence ses imperfections, ses défaillances, ses tares. Peu importe, au fond, que Ranucci soit coupable ou innocent”.

Depuis la parution du “Pull-over Rouge”, en septembre, Gilles reçoit un courrier considérable, 8 à 10 lettres par jour, et il répond à chacune de ces lettres. Et il a aussi participé à une centaine de débats sur la peine de mort dans toute la France, attirant parfois 400 personnes, d’autres fois une trentaine. Il lui arrive de faire un débat à midi, devant un comité d’entreprise, un autre à cinq heures, et un troisième, le soir. Courageux. Et épuisant. “Surtout le soir. Souvent je rencontre les organisateurs avant, on discute de la façon dont on va mener le débat : cela fait un premier débat. Après, on va dîner avec quelques personnalités locales : deuxième débat ! Puis la réunion publique, le grand débat. Et après, un pot interminable, et, quelque fois, des surprises”. “Une fois, raconte Gilles, j’ai été invité par un jeune couple. Dans leur salon, il y avait, accrochée au mur, une énorme photo de la maîtresse de maison, toute nue et fort séduisante. Nous nous sommes assis, et j’avais en face de moi, la maîtresse de maison, et derrière elle, cette photo. Je ne savais pas quoi faire ? En parler ? Je ne voulais pas passer pour le vieux cochon dégueulasse de 48 ans qui ne pense qu’à ça. Faire comme de si rien n’était ? C’était cela : et nous avons longuement parlé du “Pull-over Rouge” et de la peine de mort. C’était assez spécial”.

Mon commentaire ? J’en reste les yeux bouche bées ! (Tous des minables.) Je comprends seulement que, du plus petit au plus grand nom des intervenants du dossier Ranucci, l’insulte faite est ici sévère… Il est vrai d’autre part, qu’ils n’arrivent toujours pas depuis trente ans à prouver l’innocence de Ranucci. Lui, le premier !

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