Le Cirque Rouge

avril 16, 2008

L’AFFAIRE RANUCCI, OU COMMENT BAFOUER LA CHOSE JUGEE EN TOUTE IMPUNITE

Classé dans : "Bruits de feuilles" — rambla @ 8:10

 

            C’est bien connu : en France, « le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance » est puni par la loi (Article 434-25 du Code pénal, anciennement article 226). Voilà pour la théorie. Dans la pratique, les choses se passent tout autrement. L’affaire Ranucci en constitue une preuve éclatante.

 

            Christian Ranucci, c’est ce jeune Niçois qui a enlevé et tué la petite Marie Dolorès Rambla le 3 juin 1974 ; condamné à mort par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, il a été guillotiné le 27 juillet 1976 à la prison des Baumettes, à Marseille. Les faits étaient parfaitement clairs. Jean Laborde l’a rappelé dans un article publié dans Paris Match : pour la majorité des chroniqueurs judiciaires qui avaient suivi le procès, la culpabilité de Ranucci ne faisait aucun doute[1]. « Les preuves sont écrasantes » indiquait Patrick Séry, qui avait suivi les débats pour Le Nouvel Observateur[2]. Rappelons que c’est Ranucci, et lui seul, qui indiqua l’endroit exact (un tas de tourbe) où se trouvait le couteau ayant servi à tuer la malheureuse Marie Dolorès.

            Seulement voilà : deux ans après l’exécution du coupable, un écrivain, Gilles Perrault, publia une soi-disant « contre-enquête » intitulée Le pull-over rouge. Sélectionnant dans le dossier d’instruction les éléments pouvant étayer sa démonstration, se focalisant sur un pull-over rouge (celui qui a donné son titre au livre) retrouvé à proximité des lieux du crime, Gilles Perrault en venait à émettre de sérieux doutes sur la culpabilité de Ranucci. « Il est facile de jouer les Voltaire en 1979 [le livre a en fait été publié en 1978]. On ne risque ni la bastonnade, ni la Bastille. L’on est reçu à la télé et l’on peut, sans risque, traiter de faussaires policiers et magistrats. Opération payante[3]. » Jean Laborde ne croyait pas si bien dire. La thèse du sieur Perrault n’a cessé de gangrener les esprits depuis une trentaine d’années : des articles, des livres, des émissions, des films, et bien sûr des sites Web, ont repris cette antienne du pauvre Ranucci envoyé à l’échafaud à cause d’une enquête et d’une instruction bâclées.

            Evidemment, il y a lieu de se poser de graves questions. Comment ces Voltaire de carnaval pouvaient-ils, en toute tranquillité, insulter le verdict des jurés populaires des Bouches-du-Rhône ? Comment  pouvaient-ils le faire sans craindre des poursuites judiciaires ? La réponse la plus plausible, c’est que l’exemple, le mauvais exemple dirais-je, venait d’en haut. C’est Robert Badinter en personne, alors ministre de la Justice du gouvernement Mauroy, qui s’exclama à l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981 : « Christian Ranucci : je n’aurai garde d’insister, il y a trop d’interrogations qui se lèvent à son sujet, et ces seules interrogations suffisent, pour toute conscience éprise de justice, à condamner la peine de mort. » Les propos du Garde des Sceaux firent mouche, puisque Philippe Marchand, député PS de Charente-Maritime, revint par la suite sur cette affaire : « est-il supportable de penser que récemment un jeune homme de vingt-deux ans, accusé d’un crime abominable, a été exécuté, alors que maintenant se pose la question de savoir s’il était coupable ? » Le lendemain, l’Assemblée nationale vota l’abolition de la peine capitale. Joli coup, Monsieur le ministre… tout cela en bafouant l’autorité de la chose jugée.

           

            Alors, franchement, quand on entend un ministre de la Justice tenir des propos de ce genre, et quand on sait que le même homme, aujourd’hui sénateur, dit exactement la même chose sur le dossier Ranucci, pourquoi se gêner ? Tous ceux et celles qui, aujourd’hui encore et plus ou moins de bonne foi, resservent la même salade parfaitement indigeste – police et justice ont failli à leur tache, on a guillotiné un innocent, etc. – savent pertinemment qu’ils ne risquent aucune poursuite ou sanction pénale. Et on en arrive à des situations incroyables. Un homme comme Gilles Perrault peut publier ses sornettes sur Ranucci chez Fayard[4], et deux écrivains peuvent consacrer une notice à cette affaire dans un livre intitulé Les grandes erreurs judiciaires De l’Antiquité à nos jours, récemment paru aux éditions du Cherche Midi[5]. De son côté, l’ancien policer Gérard Bouladou a dû faire appel à une société spécialisée dans le compte d’auteur pour publier son livre sur l’affaire, tout comme Pierre Rambla, le père de la victime[6]. Cela laisse supposer que les éditeurs qu’ils ont vainement sollicités avaient peur d’avoir des ennuis. Voilà où nous en sommes : rappeler l’autorité de la chose jugée, la vérité judiciaire peut vous amener à craindre des poursuites devant un tribunal !

 

            Alors, on peut se demander parfois si l’article 434-25 du Code pénal qui punit la contestation de la chose jugée a une quelconque utilité dans la loi française. Mais si Gilles Perrault et ses nombreux disciples sont visiblement libres de raconter leurs contes à dormir debout, la vérité, elle, demeure : quoi que l’on puisse penser de la peine capitale, l’homme qu’on a guillotiné à 4 h 13 du matin le 27 juillet 1976 était bien le ravisseur et le meurtrier de la petite Marie Dolorès Rambla. Le reste n’est que mauvaise littérature.

 

Frédéric Valandré

 

 

 

 

 

 

 



[1] « Ranucci innocent ? Eh bien non ! » Paris Match, 30 novembre 1979, p. 110-118.

[2] Cité par Raoul Béteille, De l’injustice, Paris, François-Xavier de Guibert, 2001, p. 254.

[3] « Ranucci innocent ? Eh bien non ! », article cité.

[4] L’ombre de Christian Ranucci, (Paris, Fayard, 2006).

[5] Paris, Le Cherche Midi, 2007. L’affaire Ranucci est évoquée page 420.

[6] L’affaire du pull-over rouge Ranucci coupable! (Nice, France Europe éditions, 2005) et Le « Cirque » Rouge ou le mensonge médiatique et l’argent du sang (Paris, Société des Ecrivains, 2008).

LA FORFAITURE, DIXIT LE PETIT ROBERT (…)

Classé dans : La forfaiture, dixit le Petit Robert (…) — rambla @ 8:07

 

Le mot  forfaiture. Dans un écrit littéraire, vous pouvez le prendre dans le sens plus large de manque de loyauté. Enfin, dans le droit, la forfaiture est une violation par un fonctionnaire public, un magistrat, des devoirs essentiels de sa charge.

Certains criminologues professionnels disent volontiers concernant les criminels ayant commis des actes abominables : « Ils aménagent la réalité au détriment de la vérité pour vivre leur infamie » Je n’ai pas la prétention de détenir aujourd’hui la vérité, mais dans mon affaire, la mort de mon enfant, j’ai sûrement plus de droits que ces révisionnistes, ces désinformateurs patentés de l’Histoire judiciaire,  pour  exposer mon avis sur une vérité que j’ai mieux cernée après m’être livré à quelques échanges épistolaires avec l’ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, Robert Badinter, qui pantoufle désormais, bardé de doutes, sous les lambris dorés du Sénat.

L’affaire RANUCCI, mon affaire telle qu’elle a été mise en scène  dans le roman « Le Pull-over rouge » tend à critiquer, à calomnier la police, et à décrédibiliser la justice. A aucun moment, des dires mêmes de Gilles Perrault, l’opération n’a été réalisée dans le but de sortir de l’embarras les protagonistes de l’affaire, qui sont, selon lui, sont tous des minables ! Ce grand mépris, à l’endroit même de Christian RANUCCI et des nombreux acteurs gravitant autour du dossier (les avocats, les témoins) annonce la couleur.

Tout cela ne servant en fait que de prétexte à une habile manipulation politique conduite de main de maître par l’extrême gauche française, le lobby abolitionniste dont Gilles Perrault est indiscutablement l’un des plus fervents militants.

Passé maître dans l’art de la désinformation, après avoir servi un temps consciencieusement Constantin Melnick, transfuge du KGB, Perrault avait bel et bien retenu de son maître à penser le B-à-Ba  de la subversion, l’art de la guerre intellectuelle, de l’intérieur… avec des mots pour projectiles et le pouvoir politique pour cible.  J’en veux pour preuve l’un de ses livres, fort éloquent pour ce qui concerne sa façon « utile » d’écrire pour protéger le bourreau de Treblinka…  et tenter ainsi d’égarer ses poursuivants. Ou, plus sordide, comme dans le « Faites entrer l’accusé » consacré à Luc Tangorre, où Gilles Perrault, acculé, reconnaît à voix basse qu’il s’est trompé dans cette affaire en défendant Luc Tangorre la première fois qu’il a été condamné pour plusieurs viols et que, à cause de lui et des autres membres de leur précieux comité de soutien, deux jeunes Américaines ont encore pu être été violées par ce triste individu.

 

Mais revenons-en à ce qui nous concerne directement. L’avocat Jean-Denis BREDIN fonde en 1965 avec Robert Badinter un cabinet d’avocat,  connu pour son intense activité d’avocat plaidant et son engagement pour les « grandes causes historiques ». Outre de nombreux ouvrages et articles juridiques, Jean-Denis Bredin  écrit beaucoup, sur l’art de l’éloquence et sur la profession d’avocat. Il est donc mandaté pour engager auprès du ministère de la Justice, une première demande de révision du procès de Christian RANUCCI,  à la demande de sa mère, Héloïse Mathon, et de son comité de soutien. Le dossier judiciaire est malheureusement vide de tout élément probant nouveau qui permettrait aux avocats de déposer cette requête en l’état de leurs connaissances. Jean-Denis BREDIN prendra alors attache avec Gilles PERRAULT dont il n’ignore pas la sulfureuse réputation, et les amitiés dont il bénéficie.

Très vite, mis au fait qu’il va pouvoir guerroyer contre le président Valéry Giscard D’Estaing dont il n’est pas le disciple, Perrault va se rapprocher de Gilbert Collard, avocat de la famille de la victime dont il sait, grâce à la presse, que c’est un jeune homme aux dents longues, avec une grande soif de célébrité. Ainsi, Perrault  ne doute pas du ralliement de ce dernier pour engager sa prochaine croisade contre la justice et la police.  

Malheureusement le dossier  judiciaire est ce qu’il est, mais pour l’époque, en 1974, il n’y a rien à en dire. Et depuis la condamnation et l’exécution de Ranucci, rien de nouveau, ni de méconnu, qui, au sens de la loi, justifierait une demande en révision, rien n’a été découvert. Qu’à cela ne tienne, l’écrivain Perrault a un talent que l’on ne peut méconnaître et le mensonge, le travestissement des faits ne rebutent pas le plumitif. Il va très vite trouver quelques petits détails insignifiants et sans conséquence réelle de procédure, qui, mis en valeur, retouchés, malmenés apparaîtrons après une savante réécriture, comme des anomalies sérieuses et significatives de dérives procédurales au lecteur lambda se penchant sur le dossier d’enquête qu’il présente au travers du « Pull-over rouge », fatras d’élucubrations plus à même de convenir aux desseins qu’ils se sont fixés. Avec le ralliement de l’avocat de la partie civile, Gilbert Collard, Perrault dispose du dossier d’instruction complet, il n’a donc nul besoin de perdre son temps dans une contre-enquête fastidieuse sur le terrain, et ne s’attarde donc pas plus que nécessaire à Marseille. Mais, par précaution, afin de disposer d’un témoin de poids si nécessaire pour accréditer la thèse d’une « contre-enquête menée sur place », il s’autorise un bref détour dans ma cuisine. De son ancien statut d’avocat stagiaire qu’il a pratiqué un temps au cabinet de Maître Peyrolles, son père, le rejeton en a tiré l’avantage de pouvoir  lire seul  les PV (Procès-verbaux). Ainsi la mise en forme du manuscrit « Le Pull-over rouge» sera très vite achevée. Déjà à l’époque,  bénéficiant de bons relais politiques, et en particulier dans la presse engagée de l’extrême gauche, son éditeur peu regardant, mais fort d’un précédent succès littéraire, met le paquet et la promotion fait le reste. Un énorme succès financier. Sous la plume alerte et complaisante, Christian  RANUCCI  jeune pédophile criminel de 20 ans, se transforme en enfant de cœur, un modèle de vertu qui aurait même une petite amie ! Un jeune à peine sorti des jupes de sa mère que les policiers de la brigade criminelle de Marseille, dans le but de  classer rapidement leur investigations, n’ont pas hésité une minute à présenter comme un coupable, n’hésitant pas pour cela à commettre la pire des forfaitures, l’envoyant à l’échafaud à la place d’un autre, qu’ils n’ont pas pris la peine de rechercher ! La justice est donc bien en cause. Valéry Giscard d’Estaing, a failli, et Gilles Perrault le rend responsable de cette vilénie. Les nombreux lecteurs restent embarrassés. La rumeur que distille le livre s’installe, prend ses marques durablement. La ligue des abolitionnistes – Perrault en tête – se frotte les mains du bon tour qu’ils ont ainsi joué au pouvoir en place.  Jean-Denis Bredin, satisfait de la commande et du résultat, a donc répondu en tous points à l’attente de sa généreuse cliente, de ses récents amis, en leur remettant  en main un dossier de requête présentable. Et le fait que celui-ci comporte plus de 200 graves anomalies résultant soi-disant d’une instruction  bâclée, à l’emporte-pièce, ne constitue qu’un détail. Le scandale prend de l’ampleur et attise la curiosité des lecteurs pour le plus grand  profit des groupes de presse et des journalistes en particulier.

1981, François Mitterrand élu Président, Badinter – dont le nom est encore sur toutes les lèvres – est aussitôt nommé ministre de la Justice. Sauf que pour notre petit Robert, ministre c’est bien… mais faire passer une loi à son nom, c’est encore mieux, et c’est le souhait le plus cher de l’avocat d’affaires.  Aussi Badinter n’hésite pas une seconde à reprendre à son compte le soupçon d’erreur judicaire que dénonce le livre de l’ami Perrault. Et comme Badinter dispose d’un talent d’orateur, il évoque le doute dont la rumeur et le petit livre rouge  font état, et va donc convaincre aisément les tous récents députés de sa majorité de gauche.  Fort de son doute évident, sérieux, qu’il met en avant,  et comme il n’est surtout pas question de s’opposer au garde des Sceaux de Mitterrand, à la volonté du Tout-puissant, Badinter  obtient le vote à la majorité des voix de « sa » loi : l’abolition de la peine de mort. Le tour était joué. Mais Robert ne sait pas encore qu’il vient ainsi de se tirer une balle dans le pied ! Et peut-être, premier souvenir et conséquence du geste audacieux, il est publié une hallucinante photo de lui à la Une de la presse parisienne, le figeant à tout jamais, son visage marqué d’un rictus de haine évidente alors qu’il  défend son projet de loi devant des députés frappés, eux, de stupeur !

Ce serait donc vrai. Puisqu’il l’affirme, lui le ministre de Mitterrand, haut et fort, bon sang ne saurait mentir. Le doute n’est décidément pas acceptable, plus permis. Cette loi va enfin laver l’honneur de la justice qui en a bien besoin au sortir d’erreurs abominables commises sous Giscard.

Oui mais, car c’est vrai, il y a toujours un sérieux doute  chez certains hauts magistrats. Et si tout cela n’était que mystification ? 

Le doute sérieux avancé seulement par Badinter, résultant de l’alliance de la Carpe et du Lapin ! S’appuyant sur les dires grotesques d’un romancier ? Si tout cela n’avait été possible que grâce à un montage politique, une basse manipulation  pour servir à des fins personnelles et partisanes. Avait-on vraiment osé au plus haut sommet de l’Etat passer outre la volonté du peuple français ? Oui, malheureusement et c’est d’autant plus grave que cinq ans plus tôt, dans un texte daté du 29 mars 1976 et sous sa signature d’avocat à la Cour, Maître Badinter avait écrit : “Il faudrait que la question de la peine de mort soit soumise à référendum. Je crains cependant que ce ne soit pas demain qu’un homme politique ait le courage de soumettre cette question à la décision populaire.” Le fait qu’en 1981, 56 % de la population française était favorable au maintien de la peine capitale a dû beaucoup contribuer à son revirement. Mais de cela, le petit Robert n’en fait surtout plus état !

 Avait-on menti sciemment à l’ensemble des députés français avec l’assentiment du président François Mitterrand. Avait-on violé la loi, l’éthique, la morale… Là, la question  devient très embarrassante aujourd’hui encore et il n‘est pas de bon ton d’envisager de faire repentance sur le sujet. En tout cas, Nicolas Sarkozy et Rachida Dati ne veulent pas, de près ou de loin, être confrontés à la dure réalité.

 L’Histoire nous apprend qu’en matière de mensonges, Mitterrand n’était pas en reste. Avec le faux attentat de l’Observatoire, les mensonges sur sa santé, sur sa famille morganatique, ses maîtresses qu’il espionnait en douce, les affaires du sang contaminé, j’en passe et pas des meilleurs j’ai moi aussi un doute sérieux sur la moralité des illustres personnages en cause qui s’arrogent le droit de se poser en donneurs de leçons.

Alors, a-t-on trahi la confiance du peuple en 1981 ? Savait-on alors toute la vérité, rien que la vérité sur l’affaire RANUCCI ? La Cour d’Assises répondait OUI à la majorité des voix !

Sans aucun doute Valéry Giscard d’Estaing savait. Son ministre de la Justice avait lui aussi toutes les cartes en mains. Les plus hauts magistrats de France connaissaient tous la vérité sur le dossier criminel de Christian Ranucci. Ils n’avaient aucun doute sur le fait que Ranucci  était un jeune pédophile, qu’il aimait un peu trop les enfants des autres. Qu’il était un récidiviste en matière d’enlèvement. Bref, que Ranucci était bien devenu, par la force des choses, un criminel. Il n’y eût donc pas de grâce présidentielle pour lui. Pas de salut pour les salauds. Mais c’était à une autre époque, une époque lointaine où le peuple de France était encore souverain.

Seulement  voila, après 1981 il n’était plus question d’une façon ou d’une autre d’aborder le sujet. La raison d’Etat ! Le ministère de l’Intérieur, sous l’autorité de feu Gaston Defferre, n’autorisera pas les fonctionnaires de la brigade criminelle de Marseille nommément mis en cause pour forfaiture par Gilles Perrault d’intenter une action en justice contre lui. Le puissant syndicat des Commissaires de police par la voix de son président n’est pas entendu de son ministre. L’Omerta sur l’affaire doit devenir la règle et pas question de laisser une poignée de fonctionnaires transgresser ce qui va devenir la règle au fil du temps : pas de vagues. Un enterrement de première classe, avec les compliments de la Chancellerie.

Il faudra attendre l’année 1989 pour qu’enfin les policiers de la Brigade criminelle de Marseille, le Commissaire Alessandra en  tête, passant outre l’autorisation de leur hiérarchie, la fronde des policiers ulcérés envoient Gilles Perrault au tribunal suite à une émission provocatrice présentée par  la chaîne de télévision FR3 [France 3 depuis septembre 1992], à une heure de grande écoute. L’émission, sous-titrée « QUI A TUE RANUCCI ? », annonce la couleur et les prétentions de ses initiateurs, qui laissaient volontairement augurer que la police ou la justice seraient bien prises à partie, déclarées responsables de l’exécution d’un jeune garçon innocent, coupé en deux sur l’échafaud sur un fond de dévoiement du système judiciaire aux ordres. Les policiers, forts d’une rage trop longtemps contenue, déposent plainte en diffamation et traînent Gilles Perrault et le directeur de FR3 sur les bans de la chambre correctionnelle de Marseille. Les juges du Tribunal correctionnel ne seront pas dupes de l’utilisation qui a été faite des insinuations mensongères et diffamatoires pour l’honneur de ces hommes et distillées dans le livre « Le Pull-over rouge ». Inculpés, Gilles Perrault et le directeur de FR3 seront tous deux lourdement condamnés, sans circonstances atténuantes et la manipulation mise à nue, page après page, par les différents juges qui auront à connaître cette fois encore l’affaire et donc l’ensemble de la procédure criminelle. Le jugement sera frappé d’appel par les mis en cause, puis après une nouvelle condamnation  ils iront encore  en Cour de Cassation où, là encore, ils doivent reconnaître leurs manipulations. Rien n’y fait. PERRAULT et France 3 s’effondrent complètement. Ils ont diffamé, menti, trafiqué les faits sciemment.

Dans l’ensemble, la presse n’en fait pas la Une de ses journaux. Un silence de plomb fait suite aux lourdes condamnations. Il est vrai que la thèse de l’éventuelle innocence de Ranucci est plus racoleuse en termes d’audience et il ne serait pas politiquement correct de mettre aujourd’hui en cause des ministres qui ont tout vu, tout entendu, et surtout rien dit.

Et les ministres de la Justice qui succèderont à Badinter n’ont eu aucune envie malgré nos demandes de mettre leur nez dans cette affaire et donc permettre de dévoiler le pot aux roses sur Badinter. Le président Chirac l’Africain, mis au parfum, lui qui déteste les juges et les odeurs en particulier, sera peu enclin à soulever le couvercle de cette petite cuisine malodorante. Il file à l’anglaise aussitôt ma demande connue, sans se retourner, histoire de ne pas laisser ses empreintes dans cette affaire-là.  Il est vrai qu’il avait d’autres casseroles à polir. Bonjour les chinoiseries.

Je devrais donc me résigner. La justice préfère laisser planer le doute d’avoir guillotiné un innocent plutôt que de devoir reconnaître  une manipulation qui entachait une LOI, un ministre de la justice française, par complicité et/ ou incompétence.

Trente-trois ans plus tard, une bonne douzaine de livres  reprenant tous en chœur les dires du « Pull-over rouge », bon nombre d’émissions de télévision passées et à venir, toutes aussi partisanes les unes que les autres et avançant la thèse de l’innocence de Christian Ranucci et quelques téléfilms engagés plus tard, je présentais tout naturellement mes lettres de créances au candidat Nicolas Sarkozy. Lettres découlant du harcèlement que cette tromperie génère à l’encontre de ma famille – aidée en cela par la passivité judiciaire. J’avais de l’espoir au vu de ce que j’entendais ou lisais de ci, de là. Ce tout jeune président ne  recevait-il pas volontiers les familles de délinquants bravant ouvertement les Interdits de la République. Les chefs d’associations maffieuses qui n’hésitaient pas à tenter d’enlever des enfants par centaines pour les placer moyennant participation financière chez des particuliers à l’autre bout du monde !  Ce président-là n’avait décidément peur de rien !  N’avait-il pas déclaré qu’il serait le président du changement ? 

Mis au courant de ma demande par l’un de ses tous proches conseillers, sénateur de son état,  le Président s’est muré dans un silence plus que pesant. Pas même à la façon de l’éphémère ministre de la Justice Dominique Perben qui, lui, allait voir si décidément il n’était pas possible d’oublier au plus vite ma requête.

Il en va ainsi des petits et gros mensonges de la République. Décidément, mon barman préféré n’avait pas tort, lui qui m’avait entretenu un jour de son opinion sur les politiciens de tous bords, me déclarant : « Tu vois Pierrot, la politique c’est comme le mandarin citron… Un tiers de manipulation, un tiers de magouilles, un tiers de pots de vin, et tu rajoutes un gros tiers de promesses »

Maintenant, pour faire court. J’ai bien entendu questionné directement le petit Robert en question. Posé une question, des plus simplistes. Savoir si le petit Robert, pas la mine de connaissances qui porte presque le même patronyme, avait connaissance du dossier pénal et savait que Ranucci était, en plus d’un pédophile, un récidiviste avéré en matière d’enlèvement, et ce avant d’être le meurtrier reconnu de ma fille de 8 ans. Avant d’utiliser son dossier pénal devant le Parlement et disons-le tout net, nous projeter à la face du monde comme éventuels complices actifs des errements de la justice ? Bref, nous avoir mis  durablement dans la merde ! J’avais peur de l’entendre dire : « Oui, certes, je suis responsable mais pas coupable. », comme d’autres de ses camarades l’ont déclaré avant lui. Il n’en sera rien, et la réponse est à l’image de ce que j’entrevois du personnage. En 3D… Badinter  n’a  pas qualité pour répondre. Il doute seulement, sérieusement ! Alors se pose sérieusement la question du respect de la chose jugée. Du mauvais exemple que nous en donne le Petit Robert !

avril 10, 2008

SARKOZY « La Dérobade … »

Classé dans : Nicolas SARKOZY, "La dérobade" — rambla @ 11:46

 

Décidément  mes  espoirs en Sarkozy, auront tous étés vains. Le discourt du candidat Sarkozy par la voix du Sénateur Jean René Lecerf n’était donc que de circonstance, un leurre… Je ne suis pas complètement naïf, je me doutais qu’il y aurait peut être quelques réticences, mais a ce point !  Décidément nos politiciens, plus particulièrement de droite, ont toujours, depuis trente ans une  trouille bleue  à s’engager et dénoncer une vilénie. Reconnaître par exemple que La suppression de la peine de mort n’à été obtenue en France que par le fait du prince et  l’incapacité (un gros mensonge)  du ministre de la justice de  Mitterrand. De Gaulle disait des français : » Des Veaux ! » Des « Couards » penserait’ il aujourd’hui   de nos hommes politiques. Décidément, on n’a pas le courage de toucher  à l’affaire Ranucci, qui est inscrite dans l’Histoire judiciaire du XXème siècle et bien connue pour représenter  les doutes majeurs judiciaire qui peuvent encore subsister dans des affaires touchants au passé judiciaire de la France. Doutes sérieux, reconnu  par un ministre de la justice !

VILLEPIN en Mai 2006 est lui sensible au drame qui nous a frappés voici plus de 30 ans et à la situation difficile à laquelle nous devons quotidiennement faire face. S’il recommande  à Pascal CLEMENT, Garde des sceaux, ministre de la justice, un examen attentif et bienveillant de ma demande d’application à Gilles Perrault de l’article 434-25 du code pénal, cela n’engagera pas pour autant son ministre de la justice à s’atteler au dossier !

Selon que l’on est petit, et grand, par exemple,  chef d’’Etat envoyant  à son ex-épouse, huit jours avant son mariage un SMS disant : «Si tu reviens, j’annule tout»  ce texte  se retrouvant faire la « Une » des médias, cela justifiera amplement l’état d’alerte général, et le courroux immédiat du Parquet.

Dans un entretien au journal Le Parisien, le procureur de Paris Jean-Claude Marin a annoncé qu’il ne demanderait pas d’expertises. «La question de l’élément matériel me paraît moins importante, en l’espèce, que celle d’une éventuelle intention de nuire».

Donc pour un simple SMS l’ont retiendra l’intention de nuire. Pour les dires de Gilles Perrault qui ridiculise la justice et la police dans le pull over rouge et depuis lors, dans  les nombreuses reprises de ces dires mensongers dans d’autres publications, ou émission de télévision, les ministres successifs Dominique Perben, Pascal Clément, Rachida Dati  n’ont eu, eux, rien à y redire, les laissant sans voix ! Ne connaissent t’il  les articles suivants :

Art. 434-25 Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou image de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 Euros d’amende.

Est-il raisonnable d’entendre déclarer d’un ancien ministre, sénateur de son état, plus de trente ans après les faits : « Pour autan, ma conviction est absolue. Ranucci aurait-il été coupable, ce qui soulève, à ce jour, des doutes majeurs…»

Art 1382 du Code Civil – « Indépendamment des dispositions spéciales concernant la presse et l’édition et eu égard au droit du public à l’information, l’auteur d’une œuvre relatant d’effet historique engage sa responsabilité à l’égard des personnes concernées lorsque la présentation des thèses soutenues manifeste par dénaturation, falsification ou négligences graves à mépris flagrant pour la recherche de la vérité civile »       A vous de juger :

 

 

 

JEAN-RENE  LECERF :     SENATEUR DU NORD                                                                                       Lille, le 30 avril 2007    

Cher Monsieur,

Comme vous l’imaginez aisément, l’emploi du temps de Nicolas Sarkozy cette dernière semaine l’empêchera de répondre personnellement aux lettres, si pertinentes et justifiées soient-elles, qui lui sont adressées. Il m’a donc demandé, en ma qualité de secrétaire national de l’UMP chargé de la justice, de bien vouloir le faire à sa place, à charge pour moi de suivre ce dossier si les résultats du 6 mai lui sont favorables.

C’est avec émotion que j’ai pris connaissance de votre lettre du 18 avril dernier, d’autan plus qu’a de nombreuses reprises j’ai été personnellement très choqué des livres et des films qui se sont permis de réécrire à leur manière la tragédie que vous avez vécue.

Au lendemain de la composition du gouvernement, je prendrai contact auprès du nouveau Garde des Sceaux, Ministre de la justice, afin que vous puissiez enfin retrouver la sérénité a laquelle vous avez droit plus que tout autre après les souffrances que vous avez endurées. Je serai donc amené à vous contacter à nouveau très prochainement.

Je reste à votre disposition…

 

 

JEAN-RENE LECERF : SENATEUR DU NORD

      25 mai 2007

Cher Monsieur,

C’est avec la plus grande attention que j’ai pris connaissance de votre lettre du 18 mai dernier.

J’ai l’intention dès que le cabinet de Rachida Dati, Garde des Sceaux, Ministre de la justice, sera formé de prendre personnellement rendez-vous auprès de la Ministre afin d’évoquer un certain nombre de dossiers qui me tiennent particulièrement à cœur. Je peux vous assurer que le votre figurera au premier rang de mes préoccupations.

Je suis bien évidemment  preneur de tout dossier que vous auriez constitué sur les dysfonctionnements, dont votre famille a été beaucoup trop longtemps la victime, afin de faciliter une réponse rapide et des solutions efficaces. Dans cette attente….

——————————————————————————————————————–

  jeudi 6 mars 2008

                                                                                       Monsieur Jean René LECERF

                                                                                              Sénateur du Nord

Monsieur le Sénateur,

Je reviens vers vous, dans le cadre de mon affaire, dont Monsieur le Président Nicolas Sarkozy vous a confié la charge en Mai 2007 pour que cesse enfin à l’encontre de ma famille l’exploitation honteuse et mercantile de la mort de notre fille Marie Dolorès.

Vous avez peut être suivi dernièrement sur la Cinquième chaine de télévision, une énième émission de télévision, les Détectives de l’Histoire titré ‘’Ranucci, innocent ou coupable ? ‘Ou l’on me fait déclarer des contrevérités, déclarations mensongères, qui de témoins de l’accusation nous mettent en position de témoin privilégiés de la défense. N’hésitant pas à nous traiter publiquement de « témoins douteux » : L’insulte est grave. Une atteinte insupportable à l’honneur. Que cautionnerait la justice par son silence écoutant  les déclarations des conseils du service public Antenne2 : « Pour  la société 17 JUIN MEDIA,  producteur  de « Faites entrer l’accusé »   n’hésite pas a déclarer que son émission avec  Hondelatte comme animateur,  jouit d’une grande notoriété et que l’équipe journalistique de la société est connue pour son sérieux, son professionnalisme et son objectivité, de sorte qu’elle bénéficie de la confiance du monde judiciaire. »

Ce qui génère en retour d’insupportables menaces à notre encontre, pour exemple ce courrier anonyme que nous avons reçu et que je vous joins.

Comme vous vous en doutez, nous avons mis beaucoup d’espoir dans l’intérêt que semblait porter Monsieur le Président de la République à notre malheur.

Je me doute bien que vous devez être très pris par vos activités, mais, notre famille reste hélas suspendue à cette intervention, et comme vous pouvez le penser, à mon âge, malheureusement le temps compte double.

N’ayant plus  eu de  nouvelles depuis la fin des élections, la remise entre vos mains du dossier que j’ai constitué sur les dysfonctionnements de la justice, dont ma famille a été beaucoup trop longtemps la victime,  ma question  aujourd’hui est : Pouvons nous espérés une intervention du Président de la République suite à l’ouverture qui semblait intéresser au plus haut point le  candidat Nicolas Sarkozy?

Ou tout cela n’était il qu’un artifice de campagne politique pour capter des voix ?

Je sais qu’il est dit couramment que les promesses n’engagent que ceux ou celles qui les écoutent. Mais j’ai eu un si grand espoir en cette main qui se tendait enfin après toutes ces années de désespérances qu’il m’est insupportable de croire que rien ne peux changer.

Que le silence, l’Omerta règne en maitre sur cette manipulation qui consiste à laisser croire au peuple, qu’il y aurait eu une erreur judiciaire dans le cas de l’exécution de Christian RANUCCI. Alors même que l’utilisation quelque peu inappropriée de ce dossier dans le seul but d’engager le vote favorable d’un parlement français, qui  surement peu au fait du dossier criminel réel, abolit  la peine de mort en France, alors même qu’a l’époque 56% de la population était largement favorable à cette peine.

Qu’il fut évident à la lumière du dossier pénal que RANUCCI avait une déviance sexuelle et en matière d’enlèvement, un récidiviste…

Cette victoire inique sur la légitimité, Nous interdisant à tout jamais, victimes de cette utilisation « inconvenante de la mort de notre enfant » un droit légitime à l’oubli pour servir à assouvir les phantasmes d’un ancien Garde des Sceaux de la République Française, d’un membre du Sénat  qui doute encore. De quoi ? Que la République est guillotiné un innocent. La question posée reste, embarrassante pour la République qui en ne répondant pas a notre attente de reconnaissance de notre statut de victime d’un harcèlement médiatique inacceptable  se met en position de non assistance à personne en danger.

Dans l’attente de votre réponse, par courrier tournant,  je vous prie d’agréer, Monsieur le Sénateur mes remerciements anticipés et vous prie de croire en mes respectueuses salutations.

————————————————————————————————————————–

Monsieur Jean René LECERF                                                              1 Avril 2008

 

Monsieur le Sénateur

Je n’insiste pas, n’ayez crainte concernant ma demande d’intervention comprenant bien que je ne dois compter que sur moi et les pauvres moyens dont je dispose pour essayer de rompre la chaine de mauvaise fortune qui nous est faite dans l’exploitation de la mort de notre fille Marie-Dolorès.

 J’ai bien compris l’embarras réel que  peux générer à l’endroit de  Monsieur le Président de la République le fait de prendre aujourd’hui position dans cette lamentable affaire Ranucci ; affaire qui mettrait en lumière la mauvaise posture d’un ancien ministre de la république, siégeant toujours au Sénat.

Vous remerciant donc, de ce long silence, criant de vérité,  me dégageant par là même de toutes obligations, Je vous prie de croire  Monsieur le Sénateur, en l’expression de mes salutations distinguées.

 

—————————————————————————————————————————-

Madame Rachida DATI

 Ministre de la Justice

Place Vendôme   75001 – PARIS

Marseille le 20 Février 2008

 

 

Madame Le Ministre,

Je suis désolé de vous déranger de nouveau, mais je me vois obligé de la faire ayant déposé une plainte au Parquet du Procureur de la République de Marseille, copie  annexé a la présente, pour que celle-ci  suive son court normal et ne soit pas  classé sans suite comme j’en ai bien peur.

Vous remerciant par avance de votre écoute,  veuillez agréer, Madame Le Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux.

—————————————————————————————————————————–

Marseille le 20 Février 2008     

Monsieur Robert BADINTER

 Sénateur  15, Rue de Vaugirard

75006 - PARIS

Monsieur le Sénateur,

Je suis désolé de vous déranger de nouveau, mais je me vois obligé de la faire et ayant toujours pu compter sur votre compréhension.

J’ai été contacté par un reporter d’un grand Hebdomadaire National, préparant une émission consacrée aux métissages culturels. L’interview concerne des personnes d’origine étrangère vivant en France. Les questions porteront donc sur notre installation en France, sur l’affaire qui a brisée notre vie, mais aussi sur la perception que nous avons de la justice française.

A la suite de la perte de notre enfant, Marie Dolorès, le livre polémique de Gilles Perrault, le Pull over rouge, nous a enfermés définitivement  dans le doute et la complicité de l’erreur judiciaire. Une polémique insupportable à notre endroit qui perdure depuis trente ans maintenant avec des conséquences désastreuses pour notre famille.

Comme vous le savez, les tribunaux n’ont jamais donné raison aux dires et écrits de Perrault, tout au contraire, le condamnant lourdement pour ses écrits mensongers, et sa mauvaise foi  à plusieurs reprises.

Hélas, une nouvelle fois, je dois essayer de me disculper vis-à-vis des médias.

Je vous demande donc de me dire, Monsieur le Sénateur, si , en 1981 vous aviez connaissance du fait que Gilles Perrault s’était bien garder de ne surtout pas mettre en évidence, sinon avoir eu la volonté de cacher le coté « Pédophile » de Christian Ranucci qui était mis en lumière avec la découverte de plusieurs tentatives d’enlèvement de tout jeune enfants, là , ou il résidait à Nice. Et ceci bien avant l’enlèvement de ma fille Marie Dolorès.

Votre réponse m’est indispensable pour mieux cerner et décrire le coté « obscur » du personnage.

Au travers de votre parcourt, de vos écrits au service de la Justice, je serais tenter de répondre, Non. Sûrement pas. Mais je ne peux m’engager pour vous.

Aussi vous remerciant d’une réponse par courrier tournant,  pour m’éviter un impair, veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes sentiments respectueux.

                                                                                                                        Pierre RAMBLA

————————————————————————————————————————————-

Monsieur   Nicolas SARKOZY

                           Président de la République

                             PALAIS DE L’ELYSEE

Monsieur le Président,

J’avais mis tous mes  espoirs en vous, monsieur le Président de la République.

Si le candidat Nicolas SARKOZY, m’avait semble t’il assuré par l’entremise de Monsieur le Sénateur Jean René LECERF, Sénateur du Nord de sa compassion et de sa bienveillante attention, envers l’homme de 83 ans que je suis, force est de constater aujourd’hui, une fois de plus que la Politique et la Vérité ne font pas bon ménage en ce qui concerne l’Histoire du passé judiciaire de la France lorsque que bien malmenée.

Vos prédécesseurs ont laissé seule et bien démunie, une petite famille d’immigrés espagnols face à la vindicte populaire, ceci sciemment pour ne pas reconnaître que l’État, la Justice avait failli à son devoir. Un silence pesant pour masquer lors de l’abolition de la peine de mort l’escroquerie intellectuelle faite avec l’utilisation éhontée et inadéquate de l’exécution sur l’échafaud de Christian Ranucci le meurtrier de ma fille Marie Dolorès. Une affaire qui servira de prétexte après « manipulation » n’hésitant pas à soustraire du dossier, deux enlèvements avortés et précèdent les faits criminels qui lui étaient imputés ». Cela  permit aux abolitionnistes et plus particulièrement  à Robert BADINTER, le Ministre de la Justice de François MITTERRAND d’obtenir avec brio de l’Assemblée Nationale, un vote à la majorité des Députés  de la loi portant abrogation  de la peine de mort.

Est il donc plus honorable, plus respectable pour un président de la République Française d’intervenir face à la puissance étrangère, sur des dossiers « discutables » qu’en son Pays, pour des citoyens dont il a la responsabilité !

Vous recevez bien volontiers les parents d’adolescents, mort pour avoir  braver les interdits, passer outre les lois de la République

Alors pourquoi ce mépris pour  une famille victime du laxisme avéré de la Justice depuis des années ?

N’y a-t-il pas là, une flagrante anomalie  dans la chaîne du respect du aux citoyens empreints eux, des valeurs de la République, de la France.

Ai-je donc là, pour unique tord de n’être qu’un modeste ouvrier Boulanger, d’origine espagnole bien intégré,  vivant dans le plus grand respect des lois pour oser prétendre  être reconnu enfin de mon vivant, une victime de la carence du système judiciaire, et oser prétendre à un légitime droit au respect, voir à votre soutient ? Comme Ingrid Betancourt ou les présumés coupables d’enlèvement d’enfants au Tchad !

Doit-on devenir impérativement « Hors la loi » pour exister face à la puissance publique ?

C’est avec une grande déception que je vous souhaite une bonne réception de la présente supplique, et vous prie  d‘agréer Monsieur le Président de la République, mes sentiments les plus respectueux de votre très haute fonction et responsabilité.                                                Pierre RAMBLA.

————————————————————————————

    Lundi 10 mars 2008

Lettre- Recommandée                                                                  Monsieur Robert BADINTER

Sénateur des Hauts de Seine

Monsieur le Ministre,

J’ai été consterné d’une si piètre réponse de votre part à ma demande  par votre : << Je n’ai pas qualité pour répondre… >>  soulève un sérieux  malaise et justifie ce retour vers vous. Avec une lecture bien différente, en  qualité de père, de victime de ce qui  semble n’être pour vous qu’un détail ignoré de l’Histoire ou vous n’avez fait qu’un bref passage, avec des conséquences catastrophiques.

En effet,  Christian RANUCCI a bien été exécuté en 1977 sous la présidence de Valérie Giscard d’Estaing, personnage d’État,  infiniment respectable et très au fait  de ce dossier criminel.

 Mais que je sache, en 1981, c’est bien vous, qui tout récent ministre de François Mitterrand  montiez en toute hâte à la tribune de l’Assemblée Nationale pour y  prendre la parole et  fustiger, un doute sérieux dans l horrible  meurtre de mon enfant et donc peut être, risquer d’assurer pour longtemps la remise en question de la culpabilité pourtant avérée  de Christian RANUCCI.

Quelle qualité aviez-vous donc alors pour prétendre défendre avec autant de verve une rumeur infondée, voire fallacieuse montée de toute pièce, et sans consistances juridiques pour servir les desseins  d’un romancier fortement engagé politiquement, Gilles Perrault, qui aura même les faveurs,  d’un Constantin Melnick transfuge du KGB, l’engageant  pour ses prouesses livresques nées d’un imaginaire fertile reconnu. 

Gilles Perrault, un Individu condamné à vivre éternellement sous  pseudonyme, qui a été depuis lors, et à plusieurs reprises condamné lourdement pour ses propos diffamatoires,  mensongers et injurieux pour l’institution judicaire laissant croire que la justice avait coupé un homme en deux alors qu’il aurait été innocent.  Engageant de fait la responsabilité de la justice, de l’État sans que vous n’ayez rien eu à en redire déjà,  à l’époque où vous étiez en responsabilité. N’aviez vous pas alors, déjà qualité pour répondre, sinon  en juger ?

En effet, « aviez-vous qualité »  seulement pour monter à la tribune de l’assemblée dans le but tellement évident d’inscrire seulement votre nom dans l’Histoire, avec cette loi incontournable, qui abolit la peine de mort en France en 1981 vous servant pour ce faire sans à priori ni réserve de la mort de ma petite Marie Dolores enlevée puis  égorgée de 15 coups de couteau par un individu  qui fut reconnu coupable, sans circonstances atténuantes à une époque où la population française était à 56% pour l’application de cette peine.

Hors, là, nuls doutes ne subsistent, avant même que de prononcer votre discourt devant les parlementaires à l’assemblée nationale, vous aviez demandé en tant que Garde des Sceaux, une enquête aux services de l’état pour accepter cette requête.

A ma connaissance, cette enquête approfondie  n’a pu révéler aucun disfonctionnement, tant des services de police judiciaire que ceux de là   justice  que vous dirigiez alors en ce qui concerne  l’instruction, affirmant la culpabilité et plus encore la reconnaissance formelle  de ses crimes par Christian Ranucci.

N’aviez-vous donc encore aucune qualité pour vous apercevoir  qu’un petit romancier à la solde d’un avocat en charge d’une demande de révision avait mandaté  un romancier engagé pour tenter de justifier cette démarche ? Que le résultat de cette entente fut « le pull over rouge » constitué à l’aide de + de 200 erreurs manifestes ; résultat  présenté aux juges de la commission qui  rejetteront ce fatras d’élucubrations manifestes !

N’aviez vous toujours pas qualité pour vous apercevoir que relayant à la tribune de l’assemblée vous donneriez une crédibilité nouvelle à la rumeur, relayant de fait les mensonges de Gilles Perrault alias Peyrolles, et que cela lui donnerait forte crédibilité dans le temps.

N’aviez vous toujours pas qualité pour réaliser que vous deveniez ainsi le complice actif de Gilles Perrault. Quand inscrivant cette loi à votre nom vous puissiez aussi accréditer qu’effectivement Ranucci aurait pu être innocent, puisque vous-même, ministre de la justice doutiez sérieusement de la culpabilité d’un jeune homme de 20 ans qui sortait à peine des jupes de sa mère.

Votre responsabilité de fait dans le harcèlement dont ma famille est victime depuis plus de trente ans vous incombe donc en partie Monsieur le ministre et de cela, je sais que vous doutez encore de votre  responsabilité dans les errements épistolaires de Gilles PERRAULT, alias PEYROLLES qui avec son roman « Le pull over rouge »  mettant  en scène l’erreur judiciaire et la forfaiture des policiers de la brigade criminelle de Marseille, nous harcelant tous depuis 30 ans  a trouver  un fond de commerce bien juteux, et en vous,  un sérieux allié de circonstance.

Hors en persistant à déclarer, encore aujourd’hui  sur papier entête du Sénat Français qu’un doute sérieux existe dans cette affaire, vous vous faites hélas le complice actif d’un révisionniste de l’Histoire du passé judiciaire de la France, d’un individu qui a été à plusieurs reprises lourdement condamné en justice pour ses propos diffamatoires et mensongers, et ce, par des juges qui eux, ne doutaient pas de sa forfaiture.

Sauf à pouvoir nous présenter enfin… des preuves sérieuses de l’innocence de RANUCCI ou de la dérive de la justice sur un dossier dont vous ne pouvez ignorer les arcanes,  ces faits consternants à votre actif  et cités ici  vous ôtent tout crédit et comme vous le dites si bien, n’avez pas la qualité nécessaire à vous exprimer en matière de justice dans mon affaire. Encore moins au Sénateur que vous êtes encore vous permettre d’évoquer un doute sérieux qui ne peut être que le reflet de votre incompétence !

Et au vu de votre réponse par laquelle vous essayez de vous sortir de ce mauvais pas par une splendide dérobade,  Je ne crois pas que vous puissiez mieux  me répondre de vos errements  et de ce fait, rassurez vous Monsieur, je n’attends plus rien de vous.  Et si  j’en tire la conclusion que la justice fut pour vous, un moyen de subsistance, entre autre, à ma charge (Impôts) je sais que le peuple ne choisit pas ses ministres. Le Président Mitterrand que vous serviez si bien nous avait caché bien des choses. Sa famille morganatique, sa fille, Le faux attentat de l’Observatoire, sa Francisque, sa maladie, le sang contaminé et j’en passe et pas des moindres. Il vous avait donc judicieusement choisi et jugé avant moi. Ce n’est là que justice.

Il est décrit  quelques parts, que l’on peut violer l’Histoire du passé judiciaire de la France. Mais seulement à condition de lui faire de beaux enfants.

Tout en vous abandonnant  définitivement à vos biens tristes tourments, vos doutes sérieux et votre inconscience manifeste,  Je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes salutations.

Pierre RAMBLA

———————————————————————————————————————————-

Madame RACHIDA DATI

                                                                                                                        Ministre de la Justice

     13 Place Vendome

                                                                                                                                                           PARIS

 

Madame Le Ministre,

 

Je suis le père de Marie Dolorès, enlevée puis assassinée à l’âge de 8 ans par Christian Ranucci en 1974 et qui, reconnu coupable, fut guillotiné en 1976. Cette affaire plus connue sous le vocable du Pull over rouge, du romancier Gilles Perrault qui mettait fortement en doute la culpabilité de l’accusé et la responsabilité de la police et de la justice.

Ce fut une  immense  tragédie pour notre famille, qu’utilisât   en 1981, sans discernements, le Garde des Sceaux du Président  François Mitterrand, pour obtenir des Députés  le vote de l’abolition de la peine de mort en France. Une prouesse, alors mêmes qu’à cette époque  56% de la population  française est « pour » cette peine !

N’ayant pas eu de réponse a mon précédent courrier, je comprends hélas, que je ne dois rien attendre de votre part, et de la justice en particulier. Aussi je me contenterai de vous signaler les faits suivants, qui me paraissent quelque peu relever de votre compétence.

Ayant eu quelques difficultés avec mon avocat, Maitre Henri Juramy, j’avais déposé plainte des chefs d’extorsion de fonds, et abus de confiance auprès du Bâtonnier de l’Ordre de Marseille, y joignant un mémoire en défense précis et surtout accompagné de  toutes les pièces de preuves et de procédure attestant des griefs que je formulais  contre de cet odieux  personnage.

Sachant que les Loups ne se mangent pas entre eux, l’affaire trainant en longueur, j’ai donc décidé de déposer  plainte entre les mains du Procureur de la République de Marseille.

Le Parquet  du Procureur  m’informait le 22 Octobre 2007  du classement sans suite de ma réclamation (réf. : 1153/07/AV)  au motif que le Bâtonnier de l’Ordre, lui avait donné l’assurance que tout était parfait, dans le meilleur des mondes !

Hors, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, dans sa réponse au questionnement du Procureur, à sciemment menti !

Monsieur Le Bâtonnier ne pouvant méconnaitre la vérité,  détenant  un  courrier circonstancié et plus grave, tenant en main le  jugement correctionnel du 12/01/2007 qui atteste lui, du contraire…

Un gros mensonge ! Un petit arrangement entre Gens de robe,  aux fins d’éviter à  son éminent  confrère, de se retrouver, en bien fâcheuse posture, du mauvais  coté de la Barre du Tribunal de Marseille.

Ce  bel exemple de dévouement corporatiste,  mérite, certes, un coup de chapeau, mais cela au détriment d’une  saine administration de la justice  et à mon détriment. Ce qui  est inacceptable en l’état,  vous en conviendrez, Madame le Garde des Sceaux!

Voila Madame le Ministre  où m’ont conduit depuis trente ans, et me conduiront encore,  l’ignorance et l’inapplication par vos services (Parquet) de certains  textes de loi, et plus particulièrement le  434-25 qui concerne : « Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 Euros d’amende ».

Et que l’on ne vienne pas me dire, piètre excuse, que ces émissions, c’est de l’information. Trente ans après, c’est encore de la désinformation.

Avec pour conséquence, de laisser libre Gilles Perrault et certains médias à sa botte de pratiquer au grand jour, une forme de révisionnisme de l’Histoire judiciaire du passé de la France, touchant directement aux conditions qui ont permis  l’abolition de la peine de mort, que l’on condamnerait immédiatement et fermement si cela avait été perpétré par  Jean Marie Le Pen.

Je ne comprends pas.

Vous souhaitant une bonne réception de la présente, je vous prie d’agréer, Madame le Ministre de la Justice, l’expression de mes sentiments distingués.

Pierre RAMBLA

mars 12, 2008

La vie de chateau.

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 11:49

Pour Fourniret, une aile entière à la prison de Charleville-Mézière
mardi 11 mars

Pour Fourniret, une aile entière à la prison de Charleville-Mézière. Quand le ministère de la Justice le veut, il se donne les moyens de résoudre les problèmes de surpopulation carcérale… « Grâce » à Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier, la maison d’arrêt de Charleville-Mézière s’est vidée de 40 détenus, d’un coup de baguette magique ou presque ! D’une capacité d’accueil officielle de 23 détenus, la prison située dans le centre historique de la préfecture des Ardennes s’est transformée en QHS depuis leur transfert fin février dernier : une aile entière est réservée au serial killer, l’autre à son épouse. Question isolement, il n’y a pas mieux, surtout avec les gendarmes surarmés qui les suivent dans leur moindre déplacement à l’intérieur de la prison. Il ne reste plus que 6 prisonniers chargés des taches quotidiennes, réunis dans le bâtiment central… Le contribuable appréciera.

février 28, 2008

FAITES ENTRER L’ACCUSE !

Classé dans : Faites entrer l'accusé! — rambla @ 7:54

C’est pas du français qu’il  me cause Christophe Hondelatte, c’est de la peine !
La relecture des documents que produisent souvent les Avocats à la barre sont surprenant voire édifiants. Prenons pour exemple,  ceux de la société France 2  qui me laisse perplexe.  A l’appui de leur prestation judiciaire, leurs écrits sont révélateurs de ce que tout, et n’importe quoi peut être évoqué pour passer au travers des mailles des filets de protection tendus par le législateur. La fin, justifie les moyens… Pour  la société 17 JUIN MEDIA,  producteur  de « Faites entrer l’accusé » celle-ci  n’hésite pas a déclarer que son émission avec Hondelatte comme animateur,  jouit d’une grande notoriété et que l’équipe journalistique de la société est connue pour son sérieux, son professionnalisme et son objectivité, de sorte qu’elle bénéficie de la confiance du monde judiciaire.
Cela n’engage qu’eux bien entendu.  Et, 17 JUIN MEDIA de poursuivre : «  se garde de tout sensationnalisme dans la conduite des émissions, dont le seul but est de cerner les enjeux d’une instruction ou d’un procès, dans le but légitime d’information du public ».
Assurément, de quoi rassurer un tribunal.
Pour ce qui concerne mon statut de victime, de l’affaire RANUCCI, comme toujours, dans un souci évident de (sérieux et  professionnalisme,)  l’émission repose principalement sur les dires de Gilles Perrault et donc de la Bible des Abolitionnistes, Le pull over rouge.  Là, Perrault, fait son numéro et en maitre de la piste  déverse encore et encore devant un public peu au fait de ses errances judiciaires  ses propos diffamatoires et mensongers.  , ceci  sous l’œil admiratif et complaisant de producteurs  plus accroc de la courbe de l’audimat qu’épris des réalités d’un dossier judiciaire en générale et de l’étique du journalisme en particulier.
Pour ce qui concernait la plus récente rediffusion de « Faites entrer l’accusé, l’affaire Ranucci », mon Conseil  avait  juger utile de monter une nouvelle foi à la barre du tribunal pour donner une leçon de civisme a la Chaine de télévision. Peine perdue…  par deux fautes évidente de procédure,  commises par  mes ex-avocats, dont l’un, Docteur en Droit, secrétaire de  la conférence ne laissait pas présager d’un tel….  Échec et mat. A un tel degré d’incompétence que l’on pourrait se poser des questions …  L’avocat de la partie adverse  faisant valoir, entre autre argument, que, puisque les faits touchant a notre vie privée ( la douleur de la mort d’une enfant de 8 ans, ma fille Marie Dolorès) avaient été livré en leur temps, ( 1976) à la connaissance du public par des comptes rendus, des débats judiciaires parus dans la presse locale ; qu’ainsi, ils avaient été licitement révélés et partant, échappés à ma vie privée, ne pouvant me prévaloir d’un droit à l’oubli pour empêcher qu’il en soit, à nouveau, fait état. »
Avec pour conséquence fâcheuse que ;  Nous, les parents,  les familles de victime, acceptions sans broncher d’être mis au rang d’un vulgaire  produit markéting  au service de l’audimat.
17 JUIN MEDIA  ne comprenant pas en quoi le témoignage de Gilles Perrault (ses mensonges avérés,) constituerait en soit une atteinte a notre vie privée. (Mon dieu, Mr Rambla, cela vous gène en quoi que l’on raconte des conneries pour  mieux discréditer la justice où la police !) Mais aussi conséquence directe  nous placer de telle sorte dans leur montage, que nous ayons pu être  les complices d’une institution qui a failli, en envoyant un « innocent à l’échafaud !
 Hondelatte ne fait pas dans la dentelle en présentant  le romancier Gilles Perrault comme un garant du sérieux de son émission.  Et pour faire bonne mesure, pourquoi ne pas avoir invité sur le plateau  Robert Badinter, cet  ancien ministre de la justice.  Qui, le malheureux Sénateur de son état, doute encore…   tourne  en rond, depuis des lustres, totalement impuissant devant les faits qui prouvent sans aucun doute qu’il à utilisé le  dossier pénal d’un jeune pédophile reconnu coupable d’enlèvement (récidiviste) et du meurtre d’une enfant de 8 ans pour faire voter l’abolition de la peine de mort ! Je comprends aisément qu’il préfère déclarer alentours qu’il à un doute sérieux. La certitude d’avoir trompé son petit monde, le public, cela fera tâche sur la robe de dame justice et sur son nom. La loi qui porte son nom est entachée à tout jamais. C’est lourd à porter l’infamie Robert ?
Je comprends mieux, sans y adhérer toutefois la réaction du Président de la République Monsieur Nicolas Sarkozy  qui dans l’euphorie d’une ambiance un peu vache,  a  vertement remis en place un quidam bien mal éduqué qui avait peut être pour circonstance atténuante  d’avoir mis lui lui les deux pieds dans le fumier, ce qui explique peut être sa vacherie instinctive.  Aussi Je ne répéterai  pas ici ces paroles que l’on réprouve dans la bouche des enfants de gendarmes, mais  seulement aujourd’hui pour qu’il ne m’attaque pas demain pour plagiat. Bien qu’a l’endroit d’Hondelatte, le propos  semble bien plus approprié!  Et je préfère le laisser pour ce qu’il est, un pauvre Clown aux ordres de son égo qu’il dissimule sous son manteau de cuir noir en compagnie de l’éphémère Président du centre des arts du cirque de Basse-Normandie  dont il partage volontiers le casse-croute, son fromage ! 
Rien à voir avec le prix Albert Londres, créé en 1932 et décerné pour la première fois en 1933, qui couronne chaque année, à la date anniversaire de la mort d’Albert Londres, le meilleur « Grand Reporter de la presse écrite » et depuis 1985 le meilleur « Grand Reporter de l’audiovisuel ».
  Christophe Hondelatte lui, vient de se voir décerner le prix Roland-Dorgelès attribué tous les ans, par L’Association des écrivains combattant, aux professionnels de l’audiovisuel qui respectent le mieux la langue française.
Comme quoi, a condition de ne pas faire de faute d’orthographe tout peut être dit, écrit et sanctifié  par un animateur de télévision !

Jugement

Classé dans : Jugement à consulter — rambla @ 7:42

Le JUGEMENT CORRECTIONNEL du 14 JANVIER 2008  du T.G.I   d’AIX EN PROVENCE. N°2008/89Gilles Perrault avait annoncé avec force médiatisation  son livre testamentaire, une suite au pull over rouge, sensé balayé définitivement la thèse de l’accusation. : « L’Ombre de Ranucci» …  au prix fort, car si mes calculs sont bons, cela lui coûte, une condamnation  alors que son casier était redevenu « vierge » avec le temps. Rapport qualité prix, il n’y a pas photo ! Plus de 50 000 Euros sans compter les frais annexes… Maître Henri LECLERC qui ne passe pas pour un émule de Gilbert Collard  en ce qui concerne la manière, en matière d’honoraires. A cela se rajoutera  les dépens. Reste encore un poste important à provisionner, les frais pour  la cassation à venir.C’est dire, que le coup de balais salvateur envisagé par Perrault, le président des Arts du Cirque se transforme en triste pantalonnade, mais un fin remake de l’arroseur arrosé !  Et en compagnie de son éditeur, ils devront de surcroît essuyer les plâtres sous lesquels ils devront maintenant «  emmurer »  leurs mensonges, leurs accusations diffamatoires ! La tuile médiatique, plus gênante pour eux.  Le jugement devra aussi  être publié dans le Quotidien : La Provence, et Le Monde. Ne pourront plus rien nier, de leur forfaiture.Quelques extraits du   Jugement contre Peyrolles, Alias Perrault &  ARTHEME FAYARD.- Les parties civiles exposent que JACQUES PEYROLLES dit GILLES PERRAULT malgré l’arrêt rendu le 7 mai 1990 par la cour d’appel d’Aix en Provence et celui rendu le 4 février 1992 par la cour de cassation a « récidivé » en faisant publier en août 2006 aux éditions FAYARD un ouvrage intitulé «  L »ombre de CRISTIAN RANUCCI »  Dans cet ouvrage, JACQUES PEYROLLESS présente le traitement de l’affaire RANUCCI comme un feuilleton abracadabrant écrit par des scénaristes insanes insistant lourdement sur des manipulations de preuves, distraction de pièces, escamotages de témoignages.-Cet ouvrage qui constitue ainsi une critique de l’enquête de police ayant abouti à la condamnation de CRISTIAN RANUCCI vise expressément Gérard ALESSANDRA présenté comme responsable de l’enquête (P26&204) mais aussi l’inspecteur divisionnaire PORTE rédacteur d’un procès verbal (P.136&137)-Sans les nommer, l’ouvrage vise également les autres policiers chargés de l’enquête. Lesquels apparaissent clairement visés pas des imputations diffamatoires concernant notamment l’usage de procédés déloyaux pour convaincre C. RANUCCI de sa culpabilité-Sont visés, les pages 110/216/217/130/131/97/98/183/173 «  dossier où vont prospérer approximation, cafouillages et malveillance délibéré…. Comment accorder confiance à des procès verbaux qui, entre autres sottises ou perfidies »…/… Sur la bonne foi- Attendu que les imputations de nature à nuire à l’honneur et à la considération sont réputées de droit faites avec une intention coupable, cette présomption ne pouvant disparaître qu’en présence de faits suffisants pour faire admettre la bonne foi du prévenu.-Attendu que pour pouvoir bénéficier du fait justificatif de la bonne foi, le prévenu doit notamment démontrer la réunion des éléments suivants, à savoir la légitimité du but poursuivi, l’absence d’animosité personnelle, la prudence et la mesure dans l’expression et le sérieux de l’information donnée.-Attendu que s’il est légitime d’informer le public sur le fonctionnement de la police ou de la justice et sur l’éventualité d’une erreur judiciaire, le but ainsi poursuivi ne dispense pas l’auteur des devoirs de prudence, de circonspection, d’objectivité et de sincérité dans l’expression de la pensée.Attendu que manifestement en l’espèce la prudence et la mesure dans l’expression n’est pas compatible avec l’utilisation pour qualifier ou illustrer la conduite d’une enquête ayant abouti à une condamnation à mort des termes « escamoté,» « occultation délibéré du témoignage», explication oiseuses », « procès verbaux soigneusement évacué » explication oiseuses », approximation » cafouillages et malveillances délibérées », « sottise ou perfidies »-PAR CES MOTIFS-Le tribunal statuant publiquement, contradictoirement (Article 411 du code de procédure pénal  en ce qui concerne Claude DURAND), et contradictoirement à l’égard de Jacques PEYROLLES…. /-DECLARE pour le surplus Claude DURAND en qualité d’auteur principal, en tant qu’éditeur de l’ouvrage intitulé « l’ombre de CHRISTIAN RANUCCI », Jacques PEYROLLES en qualité de complice, en tant qu’auteur dudit ouvrage, coupable du délit de diffamation publique commis à l’égard de Gérard ALESSANDRA, Jules PORTE, Daniel PELLEGRIN, Pierre GRIVEL à raison de leur fonction ou qualités tel que prévu et réprimé par les dispositions des articles 29,30 et 31 alinéa 1 de la loi du 29 juillet 1881.-EN REPRESSION, les CONDAMNE :CLAUDE DURAND à la peine de 5 000 euros d’amendeJACQUES PEYROLLES à la peine de 5 000 euros d’amende-RECOIT en leur constitution de partie civile…/ G.ALLESSANDRA,  10 000 euros/Jules PORTE, 10 000 euros/ Daniel PELLEGRIN, Pierre. GRIVEL, chacun 8 000 euros.-Attendu que l’équité commande d’allouer aux parties civiles la somme de 1500 euros en application des dispositions de l’article 475-1 du code de procédure pénal. -ORDONNE la publication par extrait du présent jugement dans le quotidien La PROVENCE et LE MONDE-FIN DE L’EXTRAIT-Entre les amendes et les dommages et intérêts   conséquents qu’ils doivent acquitter  aux parties civiles, nos deux larrons vont y être de leur poche.

« Bien mal acquis, ne profite jamais ! »

février 22, 2008

UN « OGRE » QUI NE MANQUE PAS D’APPETIT !

Classé dans : L'affaire Michel Fourniret — rambla @ 4:52

 N’ayant pu endosser le Pull over rouge de l’affaire Ranucci, voila maintenant que Michel Fourniret s’accuse du meurtre de Robert Boulin ! Décidément, Notre Dame de la Garde n’est plus en sécurité à en croire les journaux.Au moment même ou, la loi sur la “rétention de sûreté” qui aurait permis d’enfermer indéfiniment des criminels ayant purgé leurs peines de prison mais déclarés toujours dangereux par des experts n’a été censuré que très partiellement jeudi par le Conseil constitutionnel. Ils ont en revanche fortement limité la possibilité d’appliquer cette mesure à des criminels déjà condamnés avant la promulgation de la loi. Ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s’ils violent les obligations auxquelles ils sont soumis à leur sortie de prison, comme  le port du bracelet électronique, l’obligation de se présenter régulièrement au commissariat ou de se soigner.  Les 9 sages ont donc rejeté la plupart des griefs généraux de l’opposition socialiste, qui estimait que ce texte contrevenait aux droits fondamentaux et instaurait une peine illégale. Les opposants au texte estimaient que cela violait le principe selon lequel on ne peut être détenu que pour les faits qu’on a commis et non pour ceux qu’on risquerait de commettre.: « J’ai du sauter un passage… oublions,  le principe de précaution…  En attendant, cela limitera déjà la récidive criminelle à une seule fois. Et espérons que cela ne sera pas le fait, d’un besogneux !La lettre, écrite par le matricule 130655S, n’est jamais arrivée. Le 19 mai 2004, elle a été saisie par des policiers belges venus perquisitionner la cellule dudit matricule, Michel Fourniret. A l’époque, l’« ogre des Ardennes » est emprisonné à Dinant, non loin de Charleroi.Dans sa missive, le tueur en série présumé assure avoir fait une confidence à son épouse, Monique Olivier : « Je lui avais confié que, dans les années 1980, j’avais attenté à la vie d’un frère d’une loge maçonnique, ministre du Travail dont le corps fut retrouvé près de Rambouillet dans un étang, suicidé. » Cet homme, c’est Robert Boulin. Le 30 octobre 1979, à 8 h 40, son corps a été découvert dans un étang de la forêt de Rambouillet. L’information judiciaire s’achèvera par un non-lieu et conclura au suicide. Une version contestée par la famille du défunt, aujourd’hui encore convaincue que le ministre de Valéry Giscard d’Estaing a été victime d’un meurtre politique.Quelques jours après la découverte de la lettre, le commissaire de la PJ de Dinant Jacques Fagnart et le juge d’instruction Bernard Claude décident d’interroger Monique Olivier, alors encore en liberté. Cinq jours plus tard, pressée de questions, elle finira par avouer l’incroyable odyssée criminelle de leur couple. Le 27 mars prochain, devant les assises de Charleville-Mézières, Fourniret devra répondre de sept homicides de jeunes filles et autant de viols ou tentatives. En ce qui concerne Robert Boulin, tout porte à croire qu’il s’agit là d’une nouvelle élucubration du tueur présumé. Une de plus.FRANCESOIR. Dans une lettre saisie en 2004 dans sa cellule, Michel Fourniret assure qu’il a confié à Monique Olivier, sa femme, avoir attenté à la vie d’un homme qu’il décrit – sans le nommer – comme étant Robert Boulin, votre père. Quel est votre sentiment ?FABIENNE BOULIN-BURGEAT. Depuis le début, je suis intimement convaincu que mon père a été assassiné. L’enquête a conclu à un suicide, mais elle comporte tellement de manquements… En revanche, imaginer que Michel Fourniret soit impliqué de près ou de loin… A moins qu’il n’ait été dans des réseaux que nous ne connaissions pas, comment expliquer que les autorités de l’époque se soient donné tant de mal pour maquiller le meurtre de mon père en suicide si Fourniret était impliqué ? Il leur aurait juste fallu l’accuser…

Alors Fourniret, tueur de ministre ? Si, jusqu’alors, il a toujours été décrit comme un « tueur de vierges », ce serait une erreur d’oublier que l’« ogre des Ardennes » est également accusé du meurtre de Farida Hamiche, la compagne de l’un de ses anciens compagnons de cellule, Jean-Pierre Hellegouarch. Ce dernier, après avoir flirté avec les milieux d’extrême gauche, est tombé pour braquage et trafic de stupéfiants.

février 13, 2008

Un si long chemin.

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 8:13

Avec, il n’est jamais trop tard…  la sortie en librairie, du livre, le Cirque rouge, et dès maintenant sur Internet aux éditions de la societedesecrivains.com une page se tourne enfin. Ce travail de mémoire était indispensable pour  bien me faire comprendre, et en particulier, pallier la surdité de ceux dont  ont attend autre chose que des bonnes paroles, toujours  sans lendemain ! Particulièrement de la Magistrature. Je ne sais que trop bien qu’on ne peux se faire justice soit même, en aucun cas. Mais alors, où sont ceux  qui sont censé nous protéger ?. Mais, où est  passer la justice ? La dérive constatée est rendue possible a cause de cette distance importante et de ce manque de réaction. N’empêche, on n’a pas le droit de prendre en otage l’image et le nom des victimes, dans le seul but de faire du fric, se faire  de la Pub a bon compte comme l’ont fait certains avocats. Je ne citerais pas de noms, mais suivez mon regard ! Que l’on puisse s’interroger sur une affaire criminelle, soit, c’est  naturel, l’être humain est curieux, voyeur, mais cela en restant prudent, respectueux des intérêts de chacun. Et si possible, a condition d’apporter un élément nouveau, et ainsi contribuer à faire avancer le débat. Pas les flots de divagations auxquelles j’ai malheureusement du assisté impuissant en ce qui concerne le meurtrier de ma fille. Je ne suis pas seul à critiqué ce genre d’émission « d’un parti pris douteux ». De plus en plus de gens honnêtes s’indigne a un  point tel que la justice devra  un jour où l’autre, faire face à la fronde ! Le  31 janvier dernier, Nicolas Beau, journaliste à Bakchich.info ni allait pas par quatre chemins, concernant l’émission phare du service Public (c’est-à-dire une émission pour laquelle  le contribuable paie une redevance à l’Etat, et risque à tout moment de se faire (ridiculiser)  voir mème « Traitée de P…  » Sur une  chaîne concurrente, comme cela a été le cas dernièrement  de Miss France ! »

Nicolas Beau :«  Faites entrer l’accusé » 

  « De cette soirée consacrée au procès d’Outreau par « France 2 », que faut-il retenir ? Pas grand chose, sinon que le bestiau journalistique est capable de tout, d’enfoncer les accusés (un odieux réseau pédophile dans une cité populaire du Pas-de-Calais…), et, aujourd’hui, de dénoncer l’emballement judiciaire avec les mêmes accents d’indignation. Dans l’enquête présentée par Christophe Hondelatte (« Faites entrer l’accusé »), aucune révélation, beaucoup de moulinage à vent et de narcissisme (Hondelatte quitte le studio et part dans la nuit comme un détective). Après ce maigre hors d’œuvre, on attendait le débat pour se caler quelque chose sous les neurones ! Nib de nada ! Transformé en Delarue, Hondelatte interviewa mielleusement huit acquittés invités sur le plateau (dont plusieurs vivent encore sous antidépresseurs).Mais le fauteuil qui attirait tous les regards, c’était celui de Rachida Dati. Vide ! Annoncée mais absente, courageuse mais pas téméraire, la garde des Sceaux n’a même pas daigné envoyer un sous-fifre. Personne ne représentait la chancellerie ! » 

 En trente ans, rien ni personne n’a été à même de découvrir  un élément qui puisse remettre en cause le verdict de mort appliqué a Christian Ranucci. Alors,  si l’on doit re-chercher encore aujourd’hui des responsabilités, des coupables, de non assistance a personne en danger de mort, ce n’est pas aux policiers, pas aux juges, pas aux  jurés, et encore moins aux témoins que l’on doit s’en prendre et  essayer par tous le moyens leur en imputer la responsabilité. Cette faute impardonnable allégué par le Pull over rouge, ce coup de Poker criminel Dixit Jean François Le Forsonney, appartient a Ranucci,  a son système de défense, qu’on suivi comme un seul homme  ses avocats.  Aujourd’hui après trente ans d’attente, nous avons  l’élément nouveau, un élément jamais évoqué ! La Justice confirme une nouvelle fois que l’écrivain qui à aider Maître Jean Denys Bredin, puis plus tard, les avocats de Ranucci à alléguer l’existence d’une tragique erreur judiciaire, fauchant leur  clients  a bien sciemment dévoyé les faits ! Bien entendu, le doute insidieux, généré par le livre le pull over rouge a semé le doute,  permis l’abolition de la peine de mort ! Je dirais, c’est de bonne guerre, la politique ne s’embarrasse pas de principe. Même si cela fait tâche dans l’Histoire de la République et je ne compte plus sur Nicolas Sarkozy pour faire repentance sur le sujet. Il a d’autre taches plus voyante, avec Carla, la Générale, et + de 55% de ses électeurs, qui ont perdue leur confiance en lui, tout comme moi.  Voila aussi révélé publiquement ici pourquoi ils ont  échoués a leurs trois demande de révisions du Procès Ranucci. Les juges savaient tout cela depuis le début. Si malheureusement pour moi et ma famille certains  acteurs du dossier y ont gagné grâce a ce subterfuge quelques subsides, un peu de notoriété, d’autres n’ont pas été directement éclaboussés. Perrault  lui  règle comptant une nouvelle fois, une adition salée.  Décidément, les Gens d’ici, ils disent « Peuchère » avec deux condamnation a son casier judiciaire, pour un seul pull rouge qui traîne sur les étagères du Greffe d’Aix en Provence, n’ayant toujours pas été revendiqué par son propriétaire… Perrault alias Peyrolles n’a toujours aucune chance de me persuader qu’il a été, la victime  d’une erreur judiciaire, d’un complot. Certains me rétorqueront qu’il lui reste un ultime recours devant la Cour Européenne des Droits de L’Homme. Oui, mais, existe-t-il seulement  un embryon de texte…   sur le droit, de travestir la vérité judiciaire qui  soit adapté à son cas ? J’en doute. Perrault a des amis. Il pourra toujours aller pleurer sa mésaventure politico judiciaire sur leur épaule.

Moi je ne pourrai pleurer sur celle de ma fille, dont il s’est bien servi avec ses compères.  Me reste mon intime conviction. J’ai aussi gravé dans ma mémoire ce que disait  Pierre CARRIAS, un Magistrat  reconnu  par tous comme étant profondément  humain et juste, aujourd’hui décédé, qui avait eu la lourde tâche d’instruire  la deuxième instruction de l’affaire Dominici.

 « Une enquête policière, une instruction judiciaire ne sont jamais des opérations scientifiques dans lesquelles l’application de règles strictes permettrait de toujours parvenir à des résultats parfaits. Au contraire, ces résultats dépendent de nombreuses données, souvent aléatoires, tenant à la personnalité et à la plus ou moins grande habileté des policiers, des magistrats, des témoins, des suspects, ainsi qu’aux circonstances de temps et de lieu, et même parfois au hasardEt sur l’intime conviction :“La loi ne demande pas compte aux jurés des moyens par lesquels ils se sont convaincus; elle ne leur prescrit point de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d’une preuve; elle leur prescrit de s’interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement, et de chercher dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite sur leur raison les preuves rapportées contre l’accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur dit point: “Vous tiendrez pour vrai tout fait attesté par tel ou tel nombre de témoins”; elle ne leur dit pas non plus: “Vous ne regarderez pas comme suffisamment établie toute preuve qui ne sera pas formée de tel procès-verbal, de telles pièces, de tant de témoins ou de tant d’indices”; elle ne leur fait que cette seule question qui renferme toute la mesure de leurs devoirs: “Avez-vous une intime conviction ?”L’intime conviction se retrouve dans le serment prêté par les jurés. Sa formule était, en 1954, celle du code d’instruction criminelle, que l’actuel code de procédure pénale a d’ailleurs maintenue, sauf sous son aspect religieux. Pour le recevoir, le président de la cour d’assises s’adressait à eux dans ces termes: “Vous jurez et promettez devant Dieu et devant les hommes d’examiner avec l’attention la plus scrupuleuse les charges qui seront portées contre X…; de ne trahir ni les intérêts de l’accusé, ni ceux de la société qui l’accuse; de ne communiquer avec personne jusqu’après votre déclaration; de n’écouter ni la haine ou la méchanceté, ni la crainte ou l’affection; de vous décider d’après les charges et les moyens de défense, suivant votre conscience et votre intime conviction, avec l’impartialité et la fermeté qui conviennent à un homme probe et libre; de conserver le secret des délibérations, même après la cessation de vos fonctions” On voit que la loi n’impose aucun mode de preuve particulier. Ce qu’elle demande aux jurés, et il en est de même pour les juges, c’est d’examiner les éléments à charge et à décharge selon leur raison et leur conscience et de se former ainsi une intime conviction. « Convaincu ». 

Dans ce système, la preuve est libre ! Et n’oublions jamais  que Ranucci à donner de ombreuses preuves de sa culpabilité. Qu’il à reconnue en détails son forfait, avant que de devenir a demi amnésique…. Que, sans lui, l’arme du crime, son couteau a cran d’arrêt n’aurai jamais été découvert. Et que si…effectivement  (ont)  a oublié de lui faire préciser, où il l’avait acheter, comment il avait régler son achat plusieurs années avant, cela reste un infime détail à coté de ce qu’il à révéler. C’est donc bien son couteau qu’il a remis dans sa poche après avoir égorgée mon enfant !  Une arme dont  il s’est peut être débarrassé a contrecoeur ! Tout en gardant un pantalon taché de sang…

Je n’ai, encore aujourd’hui,  pas ‘l’Ombre d’un doute’ sur la culpabilité de Ranucci, et  aucun sur la malhonnêteté  de l’écrivain rouge, Président reconnu des Arts du Cirque qui fait depuis trente ans son beurre avec « L’argent du sang » sur le dos de ses victimes. Ma famille, mes enfants, mes petits enfants.

janvier 31, 2008

Un coup de Pub trop loin ?

Classé dans : Rambla : L'affaire — rambla @ 10:37

Loin de moi l’idée qui pourra paraître saugrenue d’aller, à mon age mettre mon nez en dehors de mes propres turpitudes. Pourtant l’un des volets de l’affaire Alègre. Encore chaude dans toutes les mémoires, à eu un fort rendement médiatique. Et comme je connais l’homme,  le Notable pour l’avoir sollicité un jour, j’ai bien entendu regardé comme tout un chacun le téléfilm, « Notable donc coupable » diffusé sur France 2 en octobre 2007, qui dénonce la presse accusée de lynchage médiatique.  Ce n’est pas cette affaire à tiroir, bien que… l’un deux à plus particulièrement  attiré mon attention. La méthode Collard pour se faire mousser. Les enfants du juge Pierre Roche mort dans d’étranges circonstances en 2003, Charles Louis et Diane ont été contacté en 2005 par le très médiatique avocat Gilbert Collard, avocat de Patrice Alègre, a la suite de la diffusion sur Internet de photos compromettante de la deuxième épouse de leur père. Photos qui seront publié dans le Magazine Entrevue. Une querelle judiciaire s’ensuivra.  : « Il nous a dit qu’il nous assisterait gratuitement et qu’il se paierait sur la publicité faite autour du dossier » déclaration faite a un journaliste de la Dépêche du Midi. Un démarchage formellement interdit par la profession. Charles Louis  accepte tout de même cette aide gracieuse, mais trois jours avant le procès, nouveau coup de fil de l’avocat qui demande à Charles Louis Roche de revenir sur les propos reproduit da